Le Journal de Notre Amérique : l’héritage de Chavez

Bienvenue à la nouvelle ère de la société de la (fausse) information, aussi appelée la “post-vérité”. Une ère caractérisée, d’une part, par l’existence de faits avérés et certifiés par les filtres des médias dominants et, d’autre part, par la diffusion sauvage de “fausses infos” dont l’origine serait “pas fiable”. Nul besoin de remonter aux sources, d’interpréter les faits ni de les vérifier. Car tout le monde fait confiance au certificat d’origine des milliardaires Bouygues, Bolloré et autres, n’est-ce pas?
 
En fait, on peut les comprendre. Les propriétaires de ces médias (qui sont aussi dans certains cas des marchands de canon) s’inquiètent de leur perte d’influence. Ils ont constaté que le public ne croit plus à leur propagande…c’est un sacré problème ! Le capitalisme a besoin de l’industrie de la guerre de la même façon que l’être humain a besoin d’oxygène pour respirer. La nouvelle ère sera-t-elle la mort du journalisme? Pas si vite ! Les seules batailles que l’on est sûr de perdre sont celles que l’on ne mène pas.
 
Ces deux dernières années, vous aurez sûrement entendu parler de crise économique, voire d’”Etat en faillite” à propos du Venezuela. Mais ce que les médias ne vous ont sûrement pas raconté, c’est la création d’1,5 million de logements sociaux dans le cadre de la Mission Vivienda. Ni l’accueil de 6 millions de Colombiens qui ont fui le conflit dans le pays voisin et sont parfaitement intégrés aux programmes d’aide sociale.
 
Eh bien, les faits sont têtus: le développement d’un système de protection sociale, dont le droit au logement, à l’éducation, à la santé, etc…, est une vérité cachée qui démontre l’hypocrisie du discours dominant en Europe puisqu’il prétend qu’il n’y a pas d’alternative politique au néolibéralisme. De surcroît, en attaquant systématiquement les politiques sociales, l’UE devient de plus en plus xénophobe.
 
Donc, il n’y a pas que la crise au Venezuela. Il y a aussi une politique de souveraineté basée sur les droits humains. Par contre, dans d’autres pays européens comme la Grèce ou l’Espagne, les réponses à la crise économique se sont limitées aux coupes budgétaires et…à renflouer les caisses des banques. Sans leur opposer la moindre résistance, le gouvernement de Mariano Rajoy a donné le feu vert à (selon les estimations) 250 à 400 mille expulsions de familles de leurs logements. De plus, la réponse de l’Etat espagnol à la demande de l’UE d’accueillir 17.337 réfugiés s’est avérée être du pipeau. En réalité, 979 réfugiés à peine ont été accueillis, ce qui a provoqué la protestation de larges secteurs de la société catalane. Le 18 février, elle est sortie massivement dans la rue avec le slogan “chez nous, c’est chez vous”.
 
L’action sociale de la Révolution bolivarienne n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Parler de socialisme du XXIème siècle, c’est même un pêché et un blasphème aux yeux de certains. Les Etats-Unis ont tout essayé pour détruire le processus des pays trop indépendants tels que le Venezuela, Cuba ou l’Equateur. Avec des méthodes directes ou indirectes, l’oncle Sam n’a jamais arrêté d’alimenter les contre-révolutions.
 
Après la ratification du Décret Obama, l’administration Trump récidive avec une campagne diffamatoire contre le vice-président Tareck Aissami. Les médiamensonges made in USA, ça ose tout. En effet, Aissami s’était justement fait connaître pour avoir mené avec succès des opérations contre le narcotrafic, après que le gouvernement ait arrêté sa collaboration avec la DEA. Depuis, les organismes des Nations Unies se sont, à plusieurs reprises, félicité de la lutte contre le narcotrafic du Venezuela.
 
Ce sont les peuples qui doivent construire leur avenir. Un monde meilleur où la haine et l’exclusion n’ont pas de place, car elles sont incompatibles avec le progrès et l’émancipation. Seules la fraternité et la solidarité internationale sont la base d’une société humaine digne de ce nom. Un autre monde où l’on garantisse le droit à une information plurielle. Depuis 2 ans, le Journal de Notre Amérique s’attèle à cette tâche. Et c’est possible grâce à vous, chers lecteurs et lectrices.

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SOMMAIRE

L’Edito
par Alex Anfruns

Vers la liberté : Óscar López Rivera de retour à Porto Rico 
Par Fernando Vicente Prieto

Nous sommes tous des Mexicains
Par Graziella Pogolotti

La Deuxième Déclaration de La Havane

Présidentielle en Equateur : vers le second tour !

 

VENEZUELA

Les « Fake News » du Département du Trésor US
Par Larissa Costas

La recette d’une bonne « fausse info » sur le Venezuela
Par Ricardo Vaz

Venezuela: Trump dans les pas d’Obama
Par Carlos E. Lippo

 

L' »indigénisme », ou comment assimiler l’Indien à la nation
Par Anya Bouamama

El Cerrejon : à qui profite l’exploitation du charbon colombien?
Par Raf Custers

 

Source : Journal de Notre Amérique