Quand la Chine célèbre le septantième anniversaire de sa révolution

Sara Flounders et Michael Kramer ont voyagé dans trois des principales villes chinoises, Shanghai, Nanjing et Pékin, à l’occasion du 70e anniversaire de la révolution. Ils ont été frappés par la ferveur des célébrations mettant en avant les accomplissements de la République populaire de Chine. Les avancées technologiques sont manifestes, les relations avec les États-Unis au cœur des préoccupations et les enseignes de fast-food occidentales se mêlent aux drapeaux vantant les mérites du socialisme. Les deux reporters ont adressé un compte-rendu personnel de leur séjour au journal US « Workers World Newspaper ». (IGA)


Le 1er octobre 2019 marque le 70e anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine. Nous souhaitions visiter la Chine à un moment de fervente célébration nationale que nous considérons, nous aussi, comme un accomplissement unique de l’histoire de l’humanité : la Chine a satisfait les besoins fondamentaux de sa population de 1,4 milliard d’habitants. Les vies et perspectives de vie de l’individu moyen ont été transformées. Les réalisations de la révolution méritent d’être applaudies.

Les cent années précédentes de colonialisme larvé, traités iniques et humiliation nationale avaient réduit la Chine à un pays de pauvreté persistante, famine, chaos social, sous-développement contraint et guerres continues.

La première chose que nous avons observée a été que les innombrables signes, thèmes de parades, programmes TV et autres rappelaient au peuple que le leadership ferme du parti communiste chinois avait permis la transformation du pays en un ensemble uni, bien organisé, moderne et toujours en plein développement. C’était le cœur du message.

Un autre message était celui d’une Chine cinq fois millénaire et de son histoire. Au cours des millénaires, elle a été une des sociétés les plus avancées dans le domaine des arts, de la culture et des technologies. Ce sujet était sans cesse évoqué pour promouvoir l’autosuffisance et l’élaboration d’un socialisme moderne aux caractéristiques chinoises.

Nous avons vécu deux semaines de fierté nationale intense. Il y avait énormément de discussions à propos de ce qui pouvait être renforcé, des défis à relever et de la manière de les affronter.

Siu Hin Lee, un activiste chinois qui avait pris en charge plusieurs délégations invitées traduisait et expliquait inlassablement ces expériences. Lee est un coordinateur de l’Action Nationale pour le réseau solidaire des immigrants et pour le réseau de solidarité Chine-US.

La communication en Chine

Les technologies d’information ont transformé la Chine plus vite encore que ne l’a fait Internet à l’Ouest. La grande majorité de la population semble avoir toujours son téléphone à la main.

En Chine, chacun utilise l’application « WeChat » pour rédiger des textes, passer des appels, prendre des photos et vidéos, appeler un taxi, acheter en épicerie, payer le métro et tout le reste, s’informer des programmes de cinémas, établir des contacts, échanger des informations, participer à des discussions. Chaque transaction sociale ou financière nécessite un smartphone. Les centres Huawei ressemblent beaucoup aux centres Apple des US.

L’équipement en télécommunication, l’électronique des consommateurs avec les derniers smartphones sont assaillis par des centaines de jeunes acheteurs qui font des comparaisons.

Depuis les Jeux olympiques de 2008 en Chine, la signalisation urbaine, dans le métro ainsi que de nombreuses cartes de restaurants sont aussi en anglais. Plus de 300 millions de personnes ont étudié ou apprennent l’anglais et l’étude de l’anglais est obligatoire pour tous les étudiants chinois en K 12. Alors qu’il y a seulement 200.000 étudiants en K 12 qui étudient le mandarin aux USA, soit moins de 0,4 %. D’ailleurs, seuls 20 % d’étudiants US étudient une langue étrangère. (US News and World Report, 16 oct. 2016 )

Nous avons trouvé plein de groupes de discussion et un intérêt évident à débattre avec des groupes gauchistes, particulièrement depuis l’augmentation des hostilités dans les domaines politiques et des affaires avec les États-Unis.

Il nous a été facile de rencontrer des personnes qui avaient voyagé ou étudié aux États-Unis et avaient une notion précise de son niveau de développement technologique, mais ils avaient aussi une opinion de première main sur son racisme et ses inégalités.

Plus de 4.5 millions d’étudiants chinois ont poursuivi leurs études dans des universités occidentales. Il y a en permanence plus de 360.000 étudiants chinois aux US, bien que la Chine diplôme plus d’étudiants en sciences, technologie, ingénieur et maths ( STEM ) dans ses universités que ne le fait le reste du monde. Cette explosion des standards d’éducation et d’expertise dans un pays où l’écrasante majorité de la population était auparavant illettrée est une autre source de fierté nationale.

Nous avons rencontré un groupe de cyber activistes de gauche qui seraient intéressés par plus de documentation sur la gauche US et souhaiteraient partager certains de leurs journaux et points de vue. Malheureusement, il semble difficile de réaliser de bonnes traductions dans les deux sens, mais il serait intéressant que cela puisse se faire.

Plein de choses se produisent aussi dans le domaine environnemental. Nous avons discuté avec l’éditeur d’un journal vert et avec un technicien en turbines qui travaille sur une ferme éolienne. Certains des efforts environnementaux les plus intéressants se font dans les nouveaux projets de villes secondaires plutôt que dans les vieilles méga cités de Shanghai et de Pékin.

Nous avons rencontré l’Association des amis de la ville de Pékin qui s’active depuis des dizaines d’années à construire des relations et échanges amicaux. Nous avons eu une soirée de rencontres et de discussions avec un groupe de jeunes intéressés par le monde financier, formés aux US . A. et travaillant pour de grosses firmes d’investissement puisqu’ils sont experts en maths et software techniques. Mais ils sont aussi socialement actifs.

Pour mieux comprendre l’histoire révolutionnaire de la Chine, nous avons visité le site de fondation  de la convention du parti communiste chinois en 1921 à Shanghai ; le cimetière des martyrs de la révolution à Yuhua ainsi que le musée de Nanjing à la gloire des jeunes de 15 à 26 ans morts dans les guerres de libération , de même que le musée militaire et de la révolution à Pékin. Tous ces sites étaient bondés d’impressionnantes délégations des Jeunesses Communistes. Ils n’étaient pas guindés et n’ignoraient pas leurs musées !

Changement fondamental dans les relations Chine-US

Il y a eu d’innombrables échanges avec la Chine au fil des quatre dernières décennies avec des groupes d’investisseurs US, des agences gouvernementales, des chercheurs scientifiques et des think tanks. La Chine veut poursuivre ces échanges, mais de puissantes forces aux États-Unis, tant républicaines que démocrates sont déterminées à exercer de fortes pressions politiques, militaires et économiques sur la Chine pour torpiller les plans et les industries d’État. Néanmoins, l’hostilité US semble surtout nuire aux capitalistes chinois qui ont fortement profité des quatre décennies d’ouverture aux investissements occidentaux. C’est d’ailleurs ce groupe qui, dans ses propres intérêts, serait le plus demandeur de concessions aux demandes commerciales US.

Beaucoup de personnes que nous avons rencontrées s’inquiètent de l’urgence de se retrouver maintenant, Chine et États-Unis. D’autant que les nouvelles sanctions US sur la compagnie nationale de transport maritime chinoise COSCO, la plus importante flotte au monde avec plus de 1000 cargos et 100 super tankers, venaient de tomber à notre arrivée.

Ces sanctions à longue portée, associées aux menaces d’escalade militaire liées à la politique  du pivot asiatique remontant à Obama et maintenant la guerre économique de Trump , montrent que les relations US -Chine basculent. Les violences croissantes à Hong Kong soutenues par les États-Unis le confirment. Les arrêts de patrons chinois et la purge aux États unis de chercheurs chinois sur le cancer et d’autres scientifiques travaillant dans les universités US ont transmis des ondes de choc.

Et le contrôle judiciaire par le FBI de trop d’étudiants chinois aux États-Unis a refroidi leur enthousiasme pour y poursuivre leurs études.

La Shanghai chinoise du 21e siècle

Shanghai, trois fois la taille de New York, est surréaliste et incroyablement moderne. L’architecture en est spectaculaire. Mais le plus impressionnant est de se trouver dans une ville aussi densément peuplée sans déchets ni graffitis. Nous y avons parcouru six miles de hauts buildings dans toutes les directions, toujours entourés de parcs et de verdure.

Seize nouvelles lignes de métro avec des centaines de gares de transfert ont été construites au cours des 20 dernières années. Les gares sont merveilleusement dessinées avec escalators et ascenseurs , signalisation précise, Correspondances bien indiquées, sanitaires avec personnel dans chaque gare. D’ailleurs il y avait des sanitaires publics partout à peu de distance de marche dans les trois grandes villes que nous avons visitées.

Il y avait plein de vidéos humoristiques dans les métros, encourageant les passagers à respecter le savoir-vivre et les mesures de sécurité ! Nous avons pris principalement le métro et des bus électriques silencieux et souples.

Habitués à voir des personnes désespérées et des SDF dans presque tous les blocs des villes US, ce n’était pas le cas dans les rues, le métro, les plazas ou le voisinage en Chine. Nous avons surtout vu une grande variété de petites épiceries, magasins de fruits, snack-bars et coffee shops.

Malheureusement, il semble bien y avoir autant de Starbucks ici qu’à New York City. Il y a au total 4.000 Starbucks en Chine et des tas d’autres chaînes fast-food U.S. ! 

Les contradictions abondent ! Chaque marque de vêtement, chaussures et article design au monde semble avoir son magasin en grande surface et ses affiches publicitaires en grand dans les rues de Shanghai et de Pékin. La majorité de ces produits sont d’ailleurs sans doute fabriqués dans des usines chinoises.

Le consumérisme à grande échelle fait partie du plan national pour relever le niveau de vie et la consommation. Les vélos électriques sont partout accessibles par téléphone. Les magasins, kiosques, pâtisseries, cafés, artisanats, centres de musique et places pour les jeunes se détendre sont socialement encouragés et ont augmenté plus vite que les lignes de métro. Mais les drapeaux rouges et les signes du 70° anniversaire de la révolution sont omniprésents.

En cette occasion, l’accent est mis sur l’élimination totale de la pauvreté et l’accès à une société de quasi-abondance pour tous. À ce stade de développement, cela ne signifie pas encore l’égalité. Il y a toujours des multi millionnaires en Chine. Ils sont protégés même s’ils sont surveillés , tout comme la politique soutenue d’encouragement d’investissements occidentaux. Le Maoïsme est encore une lame de fond de la vie politique ici. Les gens expriment toujours une saine suspicion vis-à-vis du niveau des privilèges.

Les dirigeants font preuve de prudence en disant sans cesse que ceci n’est pas encore le socialisme, mais qu’on y travaille et qu’il rencontre des imprévus. L’objectif est d’encourager l’interconnexion et un développement national harmonieux.

En route pour Pékin et l’anniversaire de la révolution

Le 28 septembre, nous avons pris un train à grande vitesse de Shanghai à Nanjing avec un arrêt le 29 septembre pour la nuit à Pékin. Rien dans notre expérience aux US ne nous avait préparés à ces gares et trains énormes et ultramodernes. Les transports US semblent appartenir au siècle passé !

De la fenêtre, nous avons vu beaucoup de chantiers de construction. Dans chaque ville que nous traversions, il y avait de vieux bâtiments de deux, trois et même cinq étages ainsi que de grands buildings à appartements presque tous avec terrasses et grandes fenêtres. Une forêt de grues de chantier montrait que beaucoup d’autres constructions étaient en cours.

La plantation d’arbres se fait à grande échelle à la fois en ville et dans les espaces libres comme entre villes et cités. À voir la taille des arbres, beaucoup ont été plantés il y a deux ou trois ans, ces plantations seront de vertes forêts dans quelques années.

En arrivant à Pékin, nous pouvions voir la capitale transformée par les préparatifs de l’anniversaire. La ville était pleine de drapeaux rouges qui décoraient chaque building.

Avec la plupart des magasins fermés pour cette fête nationale, la foule se précipitait pour faire des achats de dernière minute pendant que nous faisions une dernière petite promenade. Les slogans rouges étaient partout : écoutez le parti, gagnez chaque combat, gardez une solide force morale ! Servez le peuple, entraînez-vous durement, soyez positif, ce n’étaient là que quelques-uns des slogans majeurs des valeurs socialistes chinoises répétés  sur des milliers de drapeaux dans les rues.

Avec la police, il y avait 78.000 jeunes portant des brassards rouges et rassemblés par les jeunesses communistes. Ils canalisaient la foule sortant des bouches de métro et surveillaient  les édifices publics. Il y avait aussi beaucoup de vieux volontaires également porteurs de brassards rouges et confortablement  installés sur des chaises au pied des bâtiments.

Les nouvelles fraîches des protestataires de Hong Kong mettant le feu aux stations de métro augmentaient les précautions, la sécurité devenait une priorité majeure. Les bagages étaient contrôlés et scannés à chaque entrée de métro comme dans les aéroports, mais ces contrôles allaient très vite avec une volonté manifeste de ne pas gâcher le spectacle.

Les emplacements pour les défilés et les spectacles du soir étaient bien signalés tandis que le matériel  et  les unités se mettaient en place à Tien Anmen.

Plus tard, nous-mêmes et  plus d’un milliard de personnes regarderions à la TV le défilé militaire et  les festivités de la soirée. L’accès et la participation à ces parades étaient limités, car c’était un grand honneur d’y prendre part. Mais même à la TV sur grand écran avec ces millions de drapeaux et de symboles, c’était une journée exceptionnelle d’adulation et de patriotisme. Notre guide Siu Hin Lee traduisait et commentait ce que nous voyions. Il y avait de nombreux commentaires sur WeChat et  les groupes de discussion débattaient de la signification et de la symbolique des différentes parades.

Parades, feux d’artifice, histoire et  patriotisme

Le patriotisme a un parfum douteux au cœur de l’impérialisme U.S. Il est teinté de chauvinisme, jingoisme et racisme.Il est porté par la droite et le suprématisme blanc, soutenu avec ferveur lors des mobilisations.

Mais le patriotisme a une tout autre dimension dans un pays opprimé où un mouvement populaire a combattu pour sa liberté et sa résistance à ses oppresseurs. La célébration au 1er octobre du 70e anniversaire voulait envoyer un message politique fort aux peuples de Chine ainsi qu’aux forces impérialistes qui voudraient que la Chine change de direction.

L’ouverture des célébrations commençait par un bref discours du président Xi Jinping qui invitait le peuple chinois à rester fidèle aux objectifs du parti et à poursuivre le combat révolutionnaire. Xi a posé le geste politique de s’incliner sur la tombe de Mao Zedong le jour avant  les célébrations. Xi n’a cessé d’invoquer Mao ainsi que l’esprit de la longue Marche et la victoire de la révolution en 1949.

Xi  n’a cité aucun pays par son nom, mais a déclaré qu’aucune force ne pourrait ébranler les bases de la nation. Aucune force ne pourrait empêcher la Chine d’aller de l’avant et la Chine poursuivrait son développement pacifique.

L’objectif du défilé militaire qui  suivit était le message clair d’une défense déterminée et bien préparée. Les médias chinois ont dit que 160 avions et  580 pièces de nouvelles technologies militaires y compris drones et missiles avaient défilé. 40 % des pièces d’armement  étaient exhibées pour la première fois.

Le défilé comprenait  des antimissiles et des missiles sol-air, des missiles à longue portée, des missiles à courte portée remorqués par des camions, des missiles mer-air et des missiles nucléaires tactiques. Il y avait des unités de tanks et d’hélicoptères, des radars, des divisions de télécommunication, une unité de mini sous-marins et une unité de drones de toutes dimensions. Après les unités logistiques et médicales de soutien défilaient les soldats ; 15.000 membres du personnel  militaire participaient.

La partie civile de la parade était bien plus importante, mais les médias occidentaux n’en firent pas mention. Elle comportait 18 contingents à thèmes, chacun d’un millier de personnes illustrant un important  évènement de ces 70 dernières années. L’avant-garde de la section civile se composait d’un millier de personnes vêtues de rouge portant un portrait de Mao et l’énorme slogan : « nous soutenons fermement l’idéologie de Mao ».

Les contingents suivants portaient d’autres slogans : « Peuple, soulève-toi et deviens maître de la terre » ; « Gloire à la jeunesse, libérez le choix et l’amour » ; ensuite un plus petit contingent en jaune  (pas en rouge) avec un grand portrait de Deng Xiao Ping et ses réformes de 1979 avec l’ouverture aux investissements à l’ouest  ensuite un contingent à la gloire des réformes. Cette inclusion semblait vouloir conférer une note harmonieuse à un épisode tumultueux de l’histoire. Cette séquence s’achevait avec des groupes thématiques tels que « Un pays, deux systèmes » avec des personnes de Hong Kong et de Macao et enfin un avec le président Xi et son slogan de planification du rajeunissement  pour le renforcement du socialisme. Finalement, un contingent  intitulé « la pensée pro-active » avec de plus petits groupes encourageant l’innovation, le progrès scientifique, le développement  des campagnes et leur sortie de la pauvreté, l’unification des minorités et la fierté culturelle chinoise. Un dernier contingent voué à une vie meilleure était composé de personnes handicapées et de bus de seniors.

Enfin des drapeaux géants de nombreuses cités et régions et pour terminer un groupe du futur avec 5000 jeunes pionniers du parti.

Moi  et mon pays

Le défilé s’achevant vers midi, nous avons eu la chance de recevoir des entrées pour un film patriotique à la gloire du 70e anniversaire qui  se jouait un peu partout en Chine . Ce film se composait de six vies de personnes ordinaires avec leur participation à des accomplissements majeurs depuis la révolution de 1949.

Nous avons regardé ce film dans une grande salle du centre de Pékin, chaque grande marque de cosmétique, de vêtement, de chaussure, de fastfood, semblait y avoir un centre

commercial. Contradictions encore !

Nous sortîmes du cinéma pour admirer les feux d’artifice sur la place Tian’anmen. Tous autour de nous utilisaient leur portable en y assistant.

Ce programme impliquait des dizaines de milliers de personnes en une chorégraphie extravagante avec des flashes crépitants , de la musique d’orchestre et des feux d’artifice épars. Le thème en était : « nouveau ciel, nouvelle terre, nouvelle ère. Une chanson ancienne du même nom que le film que nous avions vu « Moi  et mon pays » en était la musique de fond.

Le programme du jour s’achevait  sur un feu d’artifice marquant au ciel, en caractères mandarins « gloire au peuple »

Le jour suivant, le 2 octobre,le square Tian’anmen était ouvert au grand public. Bien que le défilé soit  terminé, la fête continuait. C’était un jour de congé et nous marchions vers le square avec des centaines de milliers de personnes , souvent vêtues de rouge et portant des drapeaux. Des milliers de jeunes étaient  maquillés avec des drapeaux rouges de la République populaire de Chine. Les gens criaient et chantaient  avec les enfants sur leurs épaules ou encore dans des poussettes. Bien sûr, chacun prenait encore des photos ou regardait des vidéos de la veille.

Nous avons tant de choses à récapituler et à remettre en ordre depuis notre retour !

Bien sûr, les attaques US à propos de la Chine ne vont pas se calmer et la Chine reste déterminée à renforcer ses valeurs et ses acquis révolutionnaires.

Nous devons tous en apprendre bien plus.

 

Sara FLOUNDERS et Michael KRAMER

Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig’Action.

Source: Investig’Action