Malgré le scepticisme occidental, la démocratie se développe en Chine

Les citoyens chinois ont lutté durement pour leur indépendance et ils ont combattu pendant la grande guerre révolutionnaire pour créer un système au service du peuple.

 

Presque chaque année, juste avant les sessions annuelles du Congrès national du peuple, l’organe législatif suprême, et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, le plus haut organe consultatif du pays, certains ont affirmé que les deux grandes institutions jouent un rôle de tampon encreur et que la démocratie chinoise ne peut pas vraiment représenter le peuple.

La critique du système chinois vient surtout de l’étranger. Mais même certains critiques chinois ont été parfois influencés par ces perceptions étrangères.

La Chine est souvent analysée et jugée selon des normes et des règles strictement occidentales, ce qui est pour le moins chauvin et incroyablement condescendant. Cependant la Chine, avec ses milliers d’années d’histoire et de culture, mérite d’être définie et jugée par son propre peuple et selon ses propres actions.

Le terme de démocratie est dérivé du grec. Il signifie approximativement « pouvoir du peuple ». Il ne stipule cependant pas qu’un pays vraiment démocratique doit suivre un modèle occidental multipartite/corporatif ou, plus concrètement, un modèle dans lequel les grandes entreprises et les « individus puissants » financent les campagnes politiques (en soutenant des candidats particuliers) et, à toutes fins utiles, choisissent le gouvernement.

Il devrait y avoir différents modèles de démocratie – différents modèles de « pouvoir du peuple ». Et une bonne démocratie signifie que le gouvernement devrait servir le peuple.

En Occident, et dans ses « États clients », la plupart des gens ordinaires sont destinés à servir les intérêts des grandes entreprises, le gouvernement veillant à ce qu’ils n’enfreignent pas les « règles ». Par exemple, les États-Unis sont souvent cités comme le « modèle parfait » de la démocratie occidentale.

Mais sous la démocratie de style américain, les groupes d’intérêt jouent souvent un plus important dans la vie des gens. Ainsi, les fusillades dans les écoles ont fait des ravages dans la société américaine et les citoyens ordinaires ont fortement plaidé en faveur du contrôle des armes à feu. Mais de telles controverses tombent toujours dans l’oreille de sourds parce que le puissant lobby des armes peut bloquer les projets de loi sur leur contrôle au Congrès.

La Chine ne peut et ne dois tout simplement pas suivre un tel modèle de démocratie. Les citoyens chinois ont lutté durement pour leur indépendance et ils ont combattu pendant la grande guerre révolutionnaire pour créer un système au service du peuple. Après de grands sacrifices, le peuple chinois a atteint son but. Le système leur appartient, car il s’efforce d’améliorer leurs vies et leur moyens d’existence. Il évolue vers un système qui soit véritablement « du peuple » et « pour le peuple ».

Et les dirigeants chinois écoutent attentivement leur population.

Lorsque le peuple chinois a eu besoin d’une économie plus forte et de meilleures conditions de vie, le Parti communiste, dirigé par feu Deng Xiaoping, a lancé des réformes radicales il y a quarante ans. Et lorsque des problèmes comme les inégalités croissantes, la dégradation de l’environnement et autres sous-produits négatifs de la croissance économique rapide ont émergé, le Parti a de nouveau répondu à l’appel du peuple.

Le PC chinois, avec Xi Jinping en son centre, a mis un grand accent sur l’environnement (« civilisation écologique »), sur la grande culture chinoise et par dessus tout sur l’amélioration des conditions de vie de tous les Chinois par l’éradication de l’extrême pauvreté. Ce modèle puissant et progressiste de « socialisme aux caractéristiques chinoises » est entré dans une nouvelle ère.

La Chine a suivi une voie de développement différente de celle de l’Occident, mais elle a également beaucoup contribué à la paix et à la prospérité mondiales par des programmes comme l’Initiative « une ceinture une route » et « un avenir commun pour l’humanité ». Cela démontre que la démocratie chinoise ne se contente pas de servir le peuple chinois mais également les peuples du monde en facilitant le développement régional et global pour l’amélioration de la vie humaine tout en respectant les cultures et les différences locales. 

 

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des douzaines de pays. Trois de ces derniers livres sont son hommage à « La Grand Révolution Socialiste d’Octobre », un roman révolutionnaire « Aurora » et le best-seller documentaire politique : « Exposer les mensonges de l’Empire ». Regardez ses autres livres ici. Regardez Rwanda Gambit, son documentaire révolutionnaire sur le Rwanda et la RD Congo. Après avoir vécu en Amérique latine, en Afrique et en Océanie, Vltchek réside actuellement en Asie de l’Est et au Moyen-Orient et continue de travailler autour du monde. Il peut être contacté via son site Web et son compte Twitter.

 

Traduit de l’anglais par Diane Gillard pour Investig’Action

Source : Investig’Action