Mon école, ma prison: la motricité mutilée

Le corps est à la fois le lieu de tous les apprentissages et de tous les blocages. Dès l’école, le corps est conditionné à se plier aux normes imposées par la société et les valeurs idéologiques dominantes. Dès l’école, le corps est domestiqué. Partant du constat que, dans le cadre scolaire, la motricité de l’enfant est utilisée comme un frein, l’Université Populaire de la Motricité s’est mise en place. Le but? Carlos Perez, préparateur physique, nous l’explique: « Notre volonté est de former les personnes, interpeller les institutions et l’opinion publique, et d’agir pour transformer cette situation catastrophique en mouvement d’émancipation du bien-être et du progrès social, tel un lanceur d’alerte, en agissant sur les consciences pour toucher l’opinion publique et les institutions. » (IGA)


 

Pourquoi l’université populaire de la motricité? Le corps peut être une armure ou une prison

L’éducation populaire est souvent le lieu d’une autre information ou d’une formation, moins politiquement correcte et qui se veut plus proche du vécu des personnes, souvent de la grande majorité anonyme.

Nous avons créé l’université populaire de la motricité, première du genre, après et grâce à plus de 40 ans de travail sur le terrain de la motricité avec des jeunes.

Aujourd’hui, notre constat est le suivant : la motricité de l’enfant dans le cadre scolaire est devenue un outil utilisé comme frein, contre son propre développement.

Notre slogan « la motricité mutilée » est fort et volontairement polémique.  Il est le fruit de notre expérience et a comme objectif de créer un débat pour amener une prise de conscience dans notre modèle éducatif et des transformations concrètes dans notre société.

Le corps est non seulement le lieu de tous les apprentissages mais également le lieu de tous les blocages, de toutes les souffrances et de beaucoup de peurs. L’enfant s’exprime prioritairement par sa motricité avant de parler ou d’écrire. Son bien-être et son mal-être s’expriment par cette motricité.

Tension douleurs, TMS, engourdissement, nœuds, surpoids ou anorexie et déséquilibre postural ou musculaire sont les expressions visibles et invisibles de cette motricité mutilée.

Le corps physique est contraint, voir dressé et conditionné, à se plier aux normes imposées dans la société et dans l’école par le système et les valeurs idéologiques dominantes.

Ce corps physique est également le lieu de tous les mécanismes de réflexes de protection de ces contraintes et de ces normes. Il n’est donc pas neutre, la majorité des traumatismes, des blocages, des souffrances et des peurs sont emprisonnés dans notre organisme. Ce rapport de force et la contention imposée de façon explicite, implicite, voir subtile ou insidieuse nous ramènent constamment à revivre les mêmes souffrances.

Il nous faut reproduire encore et encore les mêmes comportements que nous devons  accepter et intérioriser pour être conforme et rentrer dans les normes et le moule établi par le système dominant.

Cette forme de domestication, de contrôle et de répression sur le corps, qui passe inaperçue dans les médias et dans les différentes institutions, nous a justement motivés dans la création de l’université populaire de la motricité.

Notre volonté est de former les personnes, d’interpeler les institutions et l’opinion publique, et d’agir pour transformer cette situation catastrophique en mouvement d’émancipation du bien-être et du progrès social, tel un lanceur d’alerte, en agissant sur les consciences pour toucher l’opinion publique et les institutions.

 

«D’où vient cette étrange pratique et le curieux projet d’enfermer pour redresser? Qui sont ceux qui portent les codes pénaux de l’époque moderne? Est-ce un vieil héritage des cachots du Moyen Age? Plutôt une technologie nouvelle, la mise au point, du XVI siècle au XIX siècle, de tout un         ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois «dociles et utiles». Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maitriser les multiplicités humaines et de manipuler les forces.  Et ceci, développé au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, l’armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers, en deux mots la discipline et le contrôle comme outil de domination »  

Michel Foucault

 

Mon école – ma prison, un peu d’histoire 

Venons-en à Foucault. Dans “Surveiller et punir”, celui-ci va s’efforcer de montrer comment se met en place, à partir du XIXe siècle, dans tous les secteurs et particulièrement dans notre modèle éducatif, le «complexe scientifico-judiciaire» de la «société de surveillance» dont il assure que nous relevons toujours. Il retrace alors le déploiement d’une conception militaire de la société, qui se déploie comme contrôle des gestes et des mouvements, du temps et de l’espace, et propose notamment une «micro analyse» du pouvoir pédagogique, examiné sur le cas particulier de l’enseignement mutuel du XIXe siècle. Celui-ci s’adressait à un très grand nombre d’élèves (typiquement entre 200 et 1000), regroupés dans une vaste salle et assis en rangées, et était mené à l’aide d’un matériel devenu familier (tableaux, affiches, tableau noir, ardoises). Tout se déroulait selon une discipline militaire, chaque acteur devant obéir au doigt et à l’œil à des signaux convenus, coups de sifflet, gestes et ainsi de suite. L’école, dans cette perspective, est une machine à produire des corps dociles. Foucault pense qu’elle l’est restée. Je suis persuadé qu’il ne manquerait pas aujourd’hui de s’alarmer de la prolifération des systèmes de surveillance à l’école, mais aussi de la fantastique surmédicalisation des enfants au sein du système scolaire.  Pensons à la « Ritaline »,qu’il verrait sans doute comme une confirmation de la justesse de ses hypothèses.

La violence a simplement changé de forme, on n’exploite plus les enfants à l’usine mais on prépare les processus d’exploitation à l’école pour mieux les exploiter dans l’entreprise. Le “new management”: la compétence et l’évaluation sont devenus les outils de la domestication, de la sophistication et de la ruse de l’arsenal d’exploitation pour le dressage de l’homme, de son corps et de son esprit. La réalité incorporée dans tous les secteurs, y compris dans l’enseignement. Les différentes contentions explicites et implicites, juridiques, biologiques, médicales et sécuritaires sont imposées dans le système scolaire. Elles s’affirment toujours aujourd’hui comme une répression méthodique  des corps et des esprits.

D’une façon toujours plus sournoise, l’oppression et la domestication doivent être intériorisées et acceptées par la personne comme faisant partie de son processus d’apprentissage et de formation, au contraire de la répression directe, moins souple et plus frontale.

La justice moderne va chercher à transmettre l’idée que l’essentiel n’est pas de punir mais de corriger, redresser et «guérir».

 

«L’utilisation qui est faite des neurosciences, soit pour typologiser et enfermer les enfants dans des catégories, soit pour les réduire à une machine computationnelle, est plus qu’un dérapage, c’est une perspective effrayante… . Mais il faut aussi, simultanément, résister aux sirènes de l’autoritarisme de la contention. Face aux comportements d’élèves de plus en plus «excités», «difficiles à tenir», comme on dit, la tentation est grande de se rabattre sur la camisole chimique, la répression brutale ou le renoncement à éduquer».

Philippe Meirieu

  

L’école a développé aujourd’hui tout un arsenal moderne d’outils d’évaluation de nos aptitudes et de nos attitudes, très sophistiqués et discriminants qui étouffent dans l’œuf toutes velléités d’épanouissement personnel.

Cette ingénierie de domestication s’incruste, malgré nous, profondément dans notre ADN et notre enveloppe corporelle.

Ce processus démarre très tôt à l’intérieur des classes et dans les écoles. 

Ces outils éliminent en réalité toutes possibilités d’émancipation de motricité corporelle réelle.

Et ce, depuis la maternelle, en passant par le fondamental, le général et jusqu’à l’université.

C’est toute la pyramide scolaire qui organise à l’intérieur de ces murs la contention, le dressage et la ségrégation sociale.

Par des classes de niveau, par des filières d’excellence, par des notes de sanction, par des évaluations sélectives, par des sélections précoces, par des contrats disciplinaires, par des conseils de classe qui s’organisent plutôt en conseil d’orientation, par des paliers de sélections, par des écoles spéciales, par des classes-passerelles de technique de qualification, technique de transition, par des filières dévalorisées, par de la relégation permanente, du tri et du redoublement,… Bref, avec tout un arsenal répressif interne qui doit mettre au pas les élèves en séparant sur l’ensemble du parcours scolaire le bon grain de l’ivraie.

 

«Quand un système ne veut pas toucher à ce qui génère l’échec au cœur de son dispositif et qu’il cherche néanmoins à combattre cet échec ou prétend le combattre, il empile des structures parallèles marginales qui sont susceptibles de réparer les dégâts que l’on continue à commettre».

 Philippe Meirieu

 

On en est toujours à penser dans cette admirable institution que pour faire avancer l’élève il faut le faire par le mérite et la peur, c’est à dire par la punition et la sanction. 

Ce qui se confirme notamment par des méthodes sécuritaires, de plus en plus invasives dans l’école: agents de sécurité, fouilles à l’entrée dans certaines écoles, points de comportement dans les bulletins, contrats disciplinaires, portails de sécurité, caméras de surveillance, vigiles, portails biométriques, retraits d’allocations familiales en cas de conflit, renvoi de l’élève considéré comme élève libre si trop d’absences, poursuites judiciaires, contacts police-écoles, écoles de caïds ou militaires, détection dès l’âge de 3 ans des enfants déviants susceptibles de devenir de futurs délinquants «INCERME»,… . Fichier longitudinal des apprenants «Base élèves». Tout un arsenal d’outils de contention juridique sécuritaire et médicale sont alors mis en place à l’école pour que l’enfant et sa famille rentrent dans le rang et acceptent la discipline imposée. 

C’est précisément cette domestication des corps et des esprits qui permet au système de se perpétuer. 

 

«L’école Autoritaire : parce que, pour éviter l’explosion d’une machine qu’on laisse s’emballer et dont on libère massivement les forces centrifuges, on doit construire un « contenant » suffisamment puissant, avec des dispositifs de surveillance, de contrôle et de répression censés éviter les débordements qui mettraient en péril la survie même du système».                                                                                                                                   


 Ph
ilippe Meirieu

 

Chaque enfant sera seul responsable de ses échecs et il devra en assumer seul la responsabilité. Absolument tout à l’école est fait pour cloisonner, séparer, diviser. Tout est organisé de façon à ce que l’apprenant soit seul responsable de son destin, dans des classes qui fonctionnent en circuit fermé et où les cours se donnent de façon magistrale, où la communication entre élèves est interdite sous peine de sanctions, où chaque élève doit se débrouiller seul sur son pupitre… . L’école n’est plus depuis bien longtemps mutualiste et l’organisation des cours, du temps et des programmes cloisonnent plus qu’ils ne favorisent l’échange. De plus, les études faites dans la promiscuité des classes et des écoles augmentent le stress des enfants (Nico Hirt).

D’après la pédopsychiatre «Gysele George», le travail après scolaire cannibalise tout le temps social de l’enfant, les matières à ingurgiter doublent tous les 7ans (Emanuel Dadidenkof) et font peser une charge incroyable sur les épaules des apprenants, plus que sur les ouvriers en entreprises. Et qu’à cela ne tienne, si l’apprenant ne produit pas assez vite ou si la qualité de sa production n’est pas celle attendue par l’institution ! Le système a mis en place tous un système d’ingénierie bio-sécuritaire et une logistique d’outils de contrôle pédagogique, de logopédie et de chimie à travers ces psychologues et ces centres de contention détournés de leur sens premier «PMS» pour dédouaner le système et faire peser la charge et le poids des anomalies sur le plus fragile qui est l’enfant. On tend à cibler la difficulté dans l’enfant sur lui-même (Ewald Velz). On exige des enfants qu’ils soient très tôt et très vite compétents et qu’ils fournissent des comportements adaptés à la chaine de production scolaire. Et ils sont considérés comme les seuls responsables de leurs échecs. Plus personne n’a à se remettre en question puisque le problème est circonscrit  dans la tête de l’enfant et particulièrement dans sa biologie.

 
«On n’imagine pas les conséquences en cascades qui sont en train de nous arriver et que vous tous observez dans votre vie quotidienne. Ce qui me préoccupe derrière tout cela est la médicalisation systématique de toutes les formes d’échec social et a fortiori de l’échec scolaire».

Philippe Meirieu

 

Le corps physique n’est-il pas le réceptacle de toutes nos tensions, le lieu de toutes ces discriminations?

Quand le train s’emballe, il laisse beaucoup de monde sur le quai. En d’autres termes, la seule chose qui est prise en compte aujourd’hui dans les analyses de l’école, et cela même chez les progressistes, est la question de la productivité, de la rentabilité des élèves, de leur niveau et de la médiocrité de ce niveau qu’il faut sans cesse augmenter.

Jamais la santé et le bien-être de ces enfants n’entrent en considération. In fine, dans le modèle scolaire actuel, ce qui empêche la production, ce n’est pas la surcharge de travail, mais l’individu lui-même.

Il peut produire toujours plus si l’on parvient à le formater de façon précoce et féroce en l’obligeant insidieusement à s’adapter en permanence, pour son bien, quitte à détruire sa santé. Bref, le modèle industriel est devenu la référence pour l’enseignement. Ce modèle a fait des ravages sur la santé des ouvriers (360 millions de dépressifs dans l’industrie selon l’OCDE): il s’apprête à faire les mêmes ravages sur la santé de nos ados. Les conséquences sont déjà visibles.

 

«Moi, quand je lis le stress au travail et que je compare avec les déclarations des enfants de primaire qui sont dans mon cabinet, je peux vous dire que c’est pareil dans les deux cas, on parle de rythme de travail, de patronat, de pression, d’enjeu, etc.… »

Gisèle Georges, pédopsychiatre

 

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez nos jeunes. Les cabinets de pédopsychiatres font le plein avec six mois d’attente pour une consultation. La psychiatrie infantile est en pleine expansion (20% des enfants ont un problème psychiatrique, le double d’il y a dix ans). Et la vente de Rilatine (médicament utilisé dans le cadre scolaire pour les enfants dits hyperactifs) a explosé, passant de 1.200.000 à 2.700.000 doses en un an (une croissance de 34 % de 2005 à 2006).

Près d’un million de petits Américains en maternelle sont diagnostiqués à tort comme ayant un déficit de l’attention avec hyperactivité (TDHA) et se voient prescrire des médicaments alors qu’ils sont souvent simplement plus jeunes et plus dissipés.

Todd Elder affirme dans une étude que ces prescriptions non justifiées représentent des dépenses de 320 millions à 500 millions de dollars par an, dont 80 à 90 millions payés par l’assurance Medicaid pour les plus démunis.

Des enquêtes au Canada et en Europe prouvent que l’école devient le moteur de la médicalisation des enfants. Nos enfants sont considérés comme de plus en plus troublés et ne s’adaptent plus suffisamment vite aux normes établies et au formatage scolaire.

 

L’école, outils de contention ou d’émancipation des corps?

Entre 1994 et 2004, la direction générale du sport de la Communauté française constate dans son “baromètre de la condition physique” que les performances organiques et motrices des jeunes âgés de 10 à 18 ans se sont considérablement dégradées, en particulier dans les capacités physiques liées à la santé comme à l’endurance musculaire et cardio-respiratoire ou la souplesse.

En 2008, le constat est accablant, tous les spécialistes dans le domaine du sport sonnent l’alarme. Ils le disent tous unanimement. «La Belgique n’a jamais eu de politique sportive»

Adrien Vanden Eede, ancien Président du Comité Olympique Belge, et Alain Courtois, parlementaire engagé dans la défense du sport, ont été parmi les personnalités à le crier haut et fort. Plus grave encore, en 1993, un livre blanc édité par la fondation Roi Baudouin faisait référence déjà au sous-développement physique de nos jeunes en Belgique. 

Des personnalités du monde sportif, militaire, médical et politique tiraient la sonnette d’alarme à propos de l’état physique des jeunes en Belgique et faisaient les recommandations suivantes: «l’école est unique et irremplaçable et tout jeune, par le fait de sa scolarité obligatoire, se doit d’y passer quelques années décisives de son existence. Il faut qu’elle assure pleinement sa mission d’éducation intégrale tout en garantissant un développement moteur optimal et une condition physique, facteur indispensable de bonne santé. »

 

Qu’en est-il  aujourd’hui? On pourrait dire que la situation est pire

A Bruxelles, 30% des écoliers présentent des faiblesses débouchant sur des douleurs de la colonne vertébrale. Les problèmes de dos chez les enfants sont dus aux cartables trop lourds mais également au fait qu’ils restent assis sur des chaises inconfortables pendant plus ou moins mille heures par an. Le peu de sport et d’activité physique, deux heures par semaine, ne compensent absolument pas cette sédentarité. 30% des enfants accusent également un excès de poids.

La malbouffe, combinée au manque d’exercice, provoque l’obésité. Ce qui est confirmé par l’OCDE sur la pandémie d’obésité en 2014.

L’obésité provoque de nouvelles maladies chez l’enfant comme le diabète de type 1 chez des jeunes de moins de quinze ans. Il est même en augmentation chez les enfants de moins de six ans. L’asthme et le développement des allergies dues à la multiplication des activités intérieures. L’école devrait remédier à cette situation, un enfant y passe six à dix heures par jour. Mais ce n’est pas le cas, bien au contraire.

On peut même considérer que le modèle pédagogique actuel est en partie responsable de la mauvaise santé physique des enfants vu le peu de cas qu’elle fait de l’importance du sport pour les enfants.

Le besoin d’activité physique est primordial pour les jeunes enfants, comme l’explique Hugo Jurgen Weineck dans son livre “Biologie du sport” (édition Vigo 1998). L’activité sportive scolaire traditionnelle de deux à trois heures par semaine pour des effectifs de classe beaucoup trop importants ne suffit pas à compenser, même partiellement, le temps prolongé de la station assise, lié aux loisirs ou à la classe, y compris les devoirs à faire à la maison.

Ceci va à l’encontre des lois naturelles car l’homme est par nature tourné vers l’activité physique et le mouvement.

Nous ne pouvons pas continuer à demander à nos enfants de rester six à dix heures par jour assis sans bouger et être concentrés, ils doivent pouvoir se défouler. Un enfant parle avec son corps, il exprime donc ses tensions intérieures par ce biais, par des excès de brutalité, d’activité ou de poids par exemple, ou par des manques comme la timidité excessive voire de l’hyperactivité. Bref, à travers des comportements hors normes. Ces messages corporels sont autant de bouteilles jetées à la mer par l’enfant stressé dont nous devons comprendre le message au plus tôt.

Il est nécessaire, pour l’intégrité et l’organisme de l’enfant que toutes les cellules soient sollicitées par un travail qui répond à leurs missions, faute de quoi elles n’atteignent pas leur complet développement et dégénèrent. Pour atteindre ce résultat, d’un point de vue musculaire, il faut multiplier les positions initiales et varier les formes de contraction. 

En particulier, le besoin d’activité du nourrisson et du petit enfant prouve que cette aptitude reste inchangée. L’enfant sain se procure, à travers ce besoin d’activité, les stimuli nécessaires à son développement organique, à sa croissance osseuse et à son développement musculaire. Le manque d’activité entraine une diminution des possibilités de performance de tous les systèmes organiques qui assurent la performance globale.

Une société qui maltraite pour garder le contrôle et qui ne tient pas compte des besoins et du bien-être de ses enfants est une société qui meurt.

 

UPM Université Populaire de la Motricité

Carlos Perez