Le Journal de l’Afrique n°27

Après la disparition de son ami Nelson Mandela en 2013, Fidel Castro restait certainement la dernière légende vivante de notre temps. Avant de nous quitter le 26 novembre 2016, ce combattant infatigable était devenu un héros par ses nombreux faits d’armes.

Pendant un demi-siècle, El commandante a lutté contre les injustices indépendamment du territoire et des peuples qui les subissaient. Il est resté le symbole vivant et achevé de la résistance contre l’impérialisme mondial dirigé par les USA. Son pays, Cuba, est devenu une île révolutionnaire aux portes de l’Etat le plus réactionnaire du monde. Pour cela, il est devenu le mouton noir de la « communauté internationale », c’est-à-dire les USA et ses vassaux d’Europe de l’ouest qui l’ont désigné comme un terroriste sans utiliser le vocable.

Ainsi, Castro a-t-il échappé à d’innombrables tentatives d’assassinat. Survivant à toutes ces épreuves, l’homme est tout simplement devenu un personnage légendaire, mythique. Un espoir pour les masses opprimées de tous les continents. Mené tant de combats et avec autant de succès en Amérique latine était déjà exceptionnel au regard de la superpuissance de l’adversaire.

Mais, Castro ne s’est pas arrêté là. Il a élargi le champ de son combat à l’Afrique. C’est ainsi qu’au plus fort de la sauvagerie du pouvoir raciste sud-africain soutenu par l’Occident impérialiste, Fidel décide d’envoyer un impressionnant contingent cubain se battre aux côtés des Africains opprimés. Le soutien militaire de Cuba au gouvernement angolais a changé le cours de l’histoire de l’Angola, de l’Afrique du Sud et de l’Afrique tout court.

Grâce à Cuba, le régime raciste au pouvoir en Afrique du Sud a essayé une cuisante défaite à Cuito Cuanavale en 1988. Une défaite qui a brisé le mythe de l’invincibilité de l’homme blanc. Dopant du même coup les Noirs sud-africains dans leur combat pour se faire accepter comme être humain d’abord et ensuite comme citoyen à part entière. Eux qui étaient jusqu’ici considérés comme une « espèce » entièrement à part, infréquentables, bonne pour les townships, les ghettos, etc.

Après la bataille de Cuito Cuanavales, les choses vont s’accélérer. Deux ans plus tard les tortionnaires de Nelson Mandela vont le libérer, la mort dans l’âme. La libération de Madiba après 27 ans de prison, la fin de l’apartheid sont quelques succès obtenus grâce au soutien salvateur des forces cubaines en Afrique. Fidel Castro a activement soutenu la révolution burkinabé. Il a inspiré, accompagné et décoré le président Thomas Sankara…

Tout récemment, en mars 2015, Cuba a déployé 150 médecins et infirmier en Sierra Léone pour lutter contre l’épidémie d’Ebola.

Castro, Cuba et l’Afrique, c’est donc une relation sincère et fidèle. Le meilleur hommage à rendre à Fidel c’est de continuer le combat contre l’impérialisme et les injustices…

 

 

Source: Journal de l’Afrique, Investig’Action