Une Coalition belge contre les armes nucléaires lance un appel à notre gouvernement

Les dramatiques explosions au port de Beyrouth et le coronavirus ont eu tendance à éclipser les appels lancés à l’occasion des commémorations des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en août. 75 ans déjà que la bombe nucléaire a été utilisée. Mais la détermination du tissu associatif belge œuvrant pour la paix reste intacte et une campagne est lancée pour se débarrasser des armes nucléaires, une campagne appuyée par plusieurs villes et communes. (IGA)


 

Les Nations Unies ont fixé le 21 septembre comme « journée internationale de la paix », afin que toutes les occasions y soient saisies de « promouvoir les idéaux de la paix ». La Coalition belge contre les armes nucléaires a profité de cette occasion pour proposer à toutes les villes et les communes de Belgique d’arborer le drapeau de la paix sur les bâtiments publics en commémoration des attaques nucléaires dont ont été victimes les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les 06 et 09 août 1945.

Il y a exactement 75 ans en effet, deux bombes nucléaires ont rasé ces deux villes. Plus de 200.000 personnes ont été tuées. D’innombrables personnes ont été marquées à vie ou mutilées. Des événements horribles qui n’ont malheureusement pas empêché une course mondiale à l’armement nucléaire. Actuellement, 14.000 armes nucléaires sont déployées dans le monde. Une vingtaine d’entre elles sont entreposées en Belgique depuis la fin des années 1960 et vont potentiellement bientôt être modernisées (entre 2022 et 2024). Des armes qui représentent une menace inacceptable pour l’ensemble de l’humanité.

Aujourd’hui, un désarmement nucléaire complet est possible si tous les pays signent le Traité d’Interdiction des armes nucléaires de l’ONU, conclu en juillet 2017. À ce jour, 84 États l’ont déjà signé et 44 l’ont ratifié. Ce Traité entrera en vigueur dès que 50 pays l’auront ratifié, plus que probablement dès 2021 donc. Malheureusement, la Belgique ne figure pas encore dans la liste. Les 135 villes et communes participantes demandent au futur gouvernement fédéral de signer et de ratifier le Traité.

Ce soutien des villes et communes belges au désarmement nucléaire et au Traité d’interdiction vient appuyer les revendications que la coalition belge contre les armes nucléaires a envoyé aux partis politiques qui négocient le nouvel accord de coalition.

Enfin, parmi les villes et communes participantes, 49 bourgmestres enverront lundi une lettre ouverte à la Première ministre, Sophie Wilmès et au Président de la Chambre des représentants, Patrick Dewael. Ils demandent un débat ouvert, démocratique et transparent sur l’opportunité de l’implantation d’armes nucléaires étasuniennes sur le territoire belge.

On le constate encore une fois à l’occasion de la journée internationale pour la paix 2020, le soutien populaire ne cesse de grandir dans notre pays pour une Belgique sans armes nucléaires dans un monde sans armes nucléaires afin que l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki ne puisse plus jamais se reproduire.

 

Source: Nonukes