MBS et le trinôme d’en face: périple en toge couleur chameau

Quand ils vaquaient à construire leur civilisation, dans l’Antiquité tardive et le début du Moyen Age, les Arabes ont institué le voyage comme mode d’acquisition des connaissances. Faisant résonner les sabots de leurs montures et y arrachant des étincelles, ils cherchaient à acquérir et établir par le fait vu, parfois ouï, une sagesse du monde. Savants et anachorètes se déployaient dans une étendue de plus en plus vaste au fur et à mesure que l’Empire reculait ses frontières, ils dépliaient l’espace, le parcouraient pour l’étirer et allaient au désert recueillir la langue pure, riche et précise de ces hommes ainsi que leur éthique, la « muruwa », où s’agglomèrent nombre de qualités réputées bédouines, courage, générosité, magnanimité, rectitude, bienveillance. Les déplacements incessants des savants dans un espace politique et religieux en expansion l’ont structuré et donné corps. Ces voyageurs sont opposés aux gens d’opinion ‘ahl al Ra’y’, terme assez péjoratif pour désigner les raisonneurs et spéculateurs qui se dispensent de preuves concrètes.*

 

Rien dans le périple qu’effectue Mohamed Ben Salman actuellement aux Usa et en Europe n’a de rapport avec la tradition de la Rihla instituée par les lettrés (et les mystiques) arabes et depuis longtemps perdue. On y entrait quêteur (Talib), on en ressortait jeune savant.

 

La tournée de Mohammed Ben Salman, MBS, trois semaines pour sillonner les terres occidentales et rencontrer des célébrités, est bien loin d’être un cursus en recherche de sagesse. Elle a été ponctuée d’intermèdes signalés par quelques menues emplettes, moins de trois milliards de missiles et autres babioles concédés aux industriels de l’armement accrochés à sa toge-abaya depuis son arrivée. (1) Il y a loin du compte des 110 milliards offerts en cadeau de bienvenue lors de la visite de Trump à Ryad en juin. (2) L’échec avéré des missiles antimissiles Patriot à arrêter les missiles artisanaux des Houtis  a dû représenter un frein à la générosité reconnaissante de l’Arabie envers son parrain et protecteur. (3) D’autres fabricants, au matériel plus sûr et moins onéreux, proposent des solutions plus avantageuses.

 

L’héritier du trône a longuement devisé avec les gens d’opinion du pays hôte, ceux qui ne se fondent sur aucune réalité pour élaborer la leur et la diffuser. Son grand voyage a permis de répondre à leurs attentes et de répandre des contrefaçons sans souci aucun de leur vraisemblance. Des tribunes lui ont été dressées pour lui permettre d’avancer que Khamenei est un Hitler, en pire. Cette qualification est un passage obligé pour tout partenaire des Usa et Israël. Et restant dans le registre de complaisance envers le meilleur allié ‘objectif’ régional des Séoud, jusque là soustrait à sa mise en lumière publique, il va à reconnaître à Israël le droit d’occuper la Palestine. Pourtant, là n’est pas l’essentiel dans le dispositif discursif développé par MBS lors de ses interviews avec Jeffrey Goldberg (4) comme avec le Times (5).

 

L’aveu

MBS admet pour la première fois que les Séoud ont secondé activement les Usa dans l’élaboration d’un contre-feu aux communistes et aux forces progressistes de façon générale.

 

Distribution de matériel, formation et appointement d’agents de propagation d’un islamisme ‘apolitique’ dans les pays musulmans pour concurrencer la gauche ‘socialiste’ et nationaliste arabe se sont accompagnés d’apparitions de foulards et de barbes mal taillées d’abord dans les universités à Rabat, au Caire et à Damas. Cette ingénierie sociale s’est développée de façon exponentielle dans les années soixante dix, après la disparition de Nasser, l’augmentation considérable de la rente pétrolière après le choc du relèvement du prix du baril et la disparition physique par assassinats et emprisonnements d’une élite intellectuelle combattant pour réaliser une plus grande justice sociale. (4) Elle s’est accrue d’autant que l’Iran avait accompli sa révolution populaire qui risquait de contaminer les pays voisins, tous sous dictature.

 

Cet aveu a revêtu les habits d’un mensonge

Mais MBS introduit une distorsion infondée et mensongère quand il présente l’intervention des Séoud dans la Guerre froide comme réalisée uniquement par le financement des Frères Musulmans. Il néglige de dire que c’est la doctrine wahhabite qui a été partout disséminée, d’Islamabad à Kaboul, Dakar, Cotonou et Casablanca. Dans les madrasas pakistanaises, qui se sont bientôt substituées à l’enseignement national qui était général et non exclusivement religieux, les élèves apprenaient le dogme étroit et rabougri néo-fondamentalisme wahhabite.

 

La prise de Kaboul en 1996 a été planifiée par le prince Fayçal ibn Turki, chef du service des renseignements séoudiens en étroite collaboration avec les Talibans et les services de renseignements pakistanais. Il en a coûté officiellement aux Séoud 4 milliards de dollars entre 1980 et 1990 dans cette opération des Talibans, en majorité des Pachtounes qui n’ont aucun lien historique ni doctrinal avec les Frères Musulmans, contre les communistes. Al Qaïda est la suite de ces manœuvres étasuno-séoudiennes. Cette nébuleuse dont la création a été au moins grandement épaulée par la CIA, de l’aveu même d’Hillary Clinton (5), protéiforme, a donné de nombreux surgeons, Jabhat al Nosra et Daesh qui semble préoccuper tant les Occidentaux qu’ils l’assistent et lui fournissent armes létales, dont des gaz toxiques. L’idéologie inculquée à ses membres est un islam inspiré du wahhabisme qui prétend convertir d’abord les ‘musulmans’ atteints de paganisme par l’épée.

 

Les Frères et les Séoud

La confrérie a des origines historiques très différentes du wahhabisme, sa doctrine en est très distincte et parfois antagoniste. Hassan Al Banna a fondé la Confrérie en 1928 à Ismaïlia dans un contexte d’occupation britannique avec maintien de la domination coloniale même si la Couronne avait renoncé à l’administration directe de l’Egypte en 1922. Le mouvement tient d’une organisation politique nationaliste, hiérarchisée avec entraînement militaire et religieux, d’allure sectaire, culte du secret et allégeance au chef. Al Banna n’a jamais récusé son appartenance à une tradition soufie que le wahhabisme considère comme du paganisme. Le pacte de Ibn Séoud avec Ibn Abdel Wahhab en 1744 a eu lieu, lui, à Dir’yia dans les profondeurs du Nedjd en dehors de tout contexte colonial en vue d’une conquête du pouvoir sur l’Arabie et au-delà sous couvert d’islamiser des impies retournés à la Jahiliya, l’ignorance (de Dieu).

 

La Confrérie a un programme politique et social. Ses actions d’aide aux déshérités et leur encadrement lui ont conféré une assise considérable, d’une force de mobilisation analogue à celle des Partis communistes européens au moment où ils étaient populaires et implantés chez les ouvriers. Le wahhabisme est par contre une version de l’islam fondamentaliste qui se contente de dresser la liste de ce qui est illicite et qui a recruté des volontaires pour chasser les Soviétiques d’Afghanistan et seconder les forces de l’Otan dans la crise yougoslave. Il fournit des mosquées clés en main avec prédicateurs dans l’école du wahhabisme.

 

Le terrorisme des Frères

MBS rappelle que l’Occident, ainsi que son pays, la Jordanie et l’Egypte dans le champ arabe ont catalogué les Frères musulmans comme une organisation terroriste. Comme action terroriste reconnue à cette organisation, on peut citer l’assassinat d’Anouar Al Sadate en octobre 1981 par un membre du Jihad al Islami égyptien, fraction dissidente de la confrérie, qui s’est engagée dans une lutte sans merci avec le pouvoir. Sadate venait d’emprisonner un mois auparavant plus de 1 500 opposants, communistes et islamistes.

 

La lutte politique des Frères Musulmans (FM) en Syrie, où ils sont implantés depuis 1935, contre le parti Baath a culminé en 1979 quand un officier a fait tirer par des soldats sur des cadets alaouites, faisant 83 morts. Hafez Al Assad avait fait le choix de s’allier à l’Union soviétique. Une crise économique se double d’une instabilité politique dans ces années. Trois cents assassinats politiques ont eu lieu entre 1979 et 1981, avec des victimes dénombrées dans les rangs du pouvoir et chez les FM. L’opération de la libération de la ville de Hama en 1982 par un commando armé de 200 hommes de la Confrérie qui ont commis des exactions à l’encontre de membres du parti Baath se terminera tragiquement par la reprise de la ville par les Forces spéciales du pouvoir. Deux mille personnes vont perdre la vie sous le feu des forces aériennes et de l’infanterie.

 

Pour l’exécution de Sadate, le jihad est clairement dans le camp anti-impérialiste. En ce qui concerne la Syrie, il n’est pas impossible que la Confrérie aie bénéficié d’une aide du camp américano-séoudien intéressé de faire chuter un régime allié de l’URSS et engagé dans un conflit avec Israël. Les systèmes politiques dans les deux cas sont autoritaires, militaires, répressifs, confrontés à une crise économique dans un contexte d’instabilité régionale favorisée par les menées d’Israël.

 

Mais l’essentiel des ‘faits terroristes islamistes’ dans le monde n’est pas imputable à la Confrérie. Le Hamas en Palestine occupée est dans une situation particulière  de lutte pour une libération nationale qui n’a commencé à perpétrer des attentats suicide qu’à partir de 1994 en réponse à la tuerie à Al Khalil (Hébron) en 1994 par le fondamentaliste juif, Baruch Goldstein. Ce médecin new yorkais avait assassiné 29 Palestiniens pendant la prière de l’aube dans la mosquée de Saydina Ibrahim.

 

La réalité des liens entre les Frères et les Séoud

Il y a peu de matériau consistant qui rende compte d’une collusion effective entre la Confrérie et le Wahhabisme. Pour échapper aux vagues d’arrestation par Nasser en 1954 et 1964, les Frères se sont exilés préférentiellement au Proche-Orient. Une petite fraction des Frères Musulmans avait trouvé refuge en Arabie Séoudite et dans les pays du Golfe au moment de ces purges. L’évolution de leur nationalisme spiritualiste anti-occidental les avait sans doute rapprochés du dogme du wahhabisme. Considérant que la masse des musulmans était dans l’ignorance de l’Islam, trompée par ses dirigeants, ils préconisaient un retour aux valeurs religieuses, loin du matérialisme sans âme de l’Occident adopté par les classes aisées ou moyennes. Intellectuels avec de solides formations théologiques, ils ont accédé à des postes dans l’enseignement religieux dans les institutions académiques des pays hôtes qui manquaient de professeurs. En Arabie Séoudite, ils n’ont pas évincé les membres de la grande famille du Sheikh Mohammed Ibn Abdelwahab (aussi vaste que celle des mille princes des Ibn Séoud) pour lesquels étaient réservés les postes dans l’Education et la Justice. Les Ulémas et les jurisconsultes font prévaloir les liens du sang avec l’ancêtre Ibn Abdel Wahab pour obtenir des fonctions de notables hautement rétribuées.

 

Seul Mohammed Qutb, frère du célèbre Sayid Qutb, emprisonné puis pendu par Nasser, figure parmi les réfugiés en Arabie et y enseigna à partir de 1972. Il aurait été vu à Peshawar par un journaliste en compagnie de Ben Laden. Mais qui n’a pas été vu à Peschawar où des flots de dollars et de dinars séoudiens affluaient pour soutenir les ‘combattants de la Liberté’ ? Saïd Ramadan aurait bénéficié de maigres subsides séoudiens par le biais de la Ligue islamique.

 

Après les attentats qui ont affaissé trois tours à Manhattan et défoncé une partie du Pentagone par le truchement d’avions de ligne détournés, Frères et Séoud affichent leurs distances. Déjà en 2006, Abou Al Fatouh, membre du bureau de la Guidance des Frères, dénonçait le wahhabisme, qualifié d’islam bédouin qui propage terrorisme et extrémisme tout en le réduisant à des signes extérieurs comme le port d’une robe courte.

 

Salir l’autre et se blanchir

Qualifier la Confrérie d’organisation terroriste, dont les Séoud désormais se démarquent publiquement, c’est tenter de dévier l’infamie que la grande foire médiatique peut leur opposer en vue de leur liquidation. Le plan de division en trois parties du troisième royaume wahhabite est dans les cartons depuis au moins trente ans. La charger de ses propres péchés et l’envoyer à l’abattoir, c’est la tradition rabbinique du bouc émissaire vivifiée par le rejeton au strabisme convergent qui s’est imposé héritier au mépris de la tradition successorale adelphique.

 

C’est aussi conforter le général mamelouk égyptien, le Sissi réélu à 97% (qui dit mieux ?) qui a déjà osé disqualifier les Frères en ces termes en décembre 2013 sans l’ombre d’une preuve. Mais le maintien au pouvoir d’une caste de généraux inamovible dans le premier pays arabe mérite bien l’ascension vers un degré de plus dans le mensonge et l’infamie. Pas loin de là, la caste des généraux algériens dans les années 90 en a fait autant. Ces deux régimes ont fait beaucoup pour promouvoir l’islamophobie consensuelle en Occident, en congruence avec les officines du Mossad et de la CIA. Plus encore, et de manière non marginale, c’est participer à conforter le discrédit  porté par la ‘Communauté occidentale’, Usa, Israël, l’Union européenne sur le mouvement de résistance palestinienne du Hamas, classé comme terroriste par des Etats qui ne le sont pas moins.

 

Dans son entretien avec le journaliste du Times, MBS va jusqu’à mettre en garde l’Union européenne contre la Confrérie qui projetterait de radicaliser les communautés musulmanes présentes en son sein. Il va jusqu’à prétendre que son activité délibérée consisterait à transformer dans les trente années à venir l’Europe en un continent sous sa domination (sic) ! Et comme MBS n’est démuni ni d’emphase ni de superlatifs, il considère la Confrérie comme plus dangereuse que la Guerre froide, qu’al Qaïda et ISIS confondus. Le Mal absolu, le pire danger qui soit depuis ces cent dernières années. Rien de moins!

 

Tu quoque ! Vous aussi, je vous le rappelle

MBS n’a pas reconnu que cela.

Il faut revenir à la deuxième partie de la réponse de MBS à Goldberg quand celui-ci lui pose la question du financement séoudien des extrémistes. En effet, les Séoud se sont affairés à lutter contre le communisme qui « menaçait » à l’époque de la Guerre froide tous les pays et les contrées, Usa, Europe et Egypte. Ils ont financé ceux qui pouvaient les aider dans cette tache et parmi eux, les Frères Musulmans. Mais les USA ont également participé à ce financement.

 

Les Séoud, tributaires de leur parrain étasunien, prennent soin d’inculper leur protecteur. Ils prennent les ‘devants’ avec un retard de deux ans sur la publication des 28 pages manquantes du rapport de la commission des attentats du 11 septembre, en cas de velléité inconsidérée d’une mesure de rétorsion judiciaire à leur égard. D’autres documents classifiés hautement secrets qui mettent en cause les œuvres de bienfaisance séoudiens dans le financement du terrorisme (6) seraient encore plus explicites.

 

Le non-dit, le tu du portefeuille

Le fils des Bédouins du Nadjd, une fois placé toutes ses charges contre les Frères ennemis et avoir associé officiellement les Usa dans le développement de leurs moyens de malfaisance dira l’essentiel, en taisant ce qu’il ne dira pas dans un des volets de son projet économique pour l’Arabie. Il précise son projet de sortir le royaume de sa dépendance vis-à-vis de ses revenus pétrolier à l’horizon 2030 et lie cette nécessité impérieuse à la baisse inévitable de la demande mondiale qu’il prévoit à partie de 2040. Le premier moyen par lequel il y parviendra, c’est la réduction de moitié de ses dépenses à l’étranger, actuellement de 230 milliards de dollars. L’enveloppe remise annuellement aux parrains sera d’autant plus mince. Elle profitera aux industries de transformation et de pétrochimie.

 

Mais surtout, la mise sur le marché boursier de 5% d’ARAMCO est remise à plus tard. Quand ? Au moment le plus favorable du marché pétrolier qui ne l’est pas encore.

 

La bourse de Londres et de New York piaffent, salivent et s’impatientent devant la plus grosse opération du siècle. L’homme à la toge camel et au keffieh rouge, si disert quand il s’agissait d’exposer la malignité sans pareil des Frères Musulmans, les vrais parents de ben Laden selon lui, est muet quant aux dates et aux mains de qui se fera l’offre d’achats de la part privatisable d’ARAMCO. L’héritier a bavardé, charmé, tenté de séduire un public hostile en offrant au public ce qui est sensé le satisfaire, l’Iran est pire que le régime nazi, la Confrérie est la responsable du terrorisme islamique mondial et menace de dominer l’Europe si elle ne l’a pas déjà fait. Les Usa sont au moins aussi coupables que la pétromonarchie dans l’instrumentalisation de l’islam terroriste fabriqué pour contrer le communisme.

 

Le message essentiel est en creux : l’Occident aura moins de pétrodollars et l’introduction en bourse est retardée, voire confiée ailleurs que sur les places occidentales, la Chine (7), l’Arabie elle-même? Finalement ce voyage ou Jawla, s’il n’a pas été initiatique, a peut-être été propédeutique. L’une de ses réparties, subtilement avancée, est d’avoir admis que Bachar al Assad reste une pièce incontournable du Proche Orient. Une dose de réalisme ne nuit pas parmi les envolées paranoïaques sur les frères Musulmans.

 

Erdogan vient de recevoir Poutine et Rouhani à Ankara pour un sommet sur la Syrie, premier pas pour la consolidation d’un bloc eurasiatique. La base de l’OTAN à Incirlik (8) est progressivement abandonnée par les Usa qui construisent une base gigantesque en Jordanie (9). Si MBS a tiré à boulets rouges sur les Frères, il s’est bien gardé d’évoquer l’AKP qui est le prototype du parti apparenté à leur idéologie et proche de leur pratique sociale et politique, alors même que la Turquie est maintenant le meilleur allié du Qatar, suppôt hors catégorie des FM.

 

MBS sera le modèle en cette année 2018 du voyageur arabe qui cherche non le fait vérifié mais le dire à répandre, l’opinion, le Ra’y du sophiste et du bonimenteur. Il veut se garder de la puissance destructrice étasunienne dont les ombres se profilent dangereusement sur un royaume en situation inconfortable avec une dette croissante et un conflit, la guerre contre le Yémen à sa porte. Il exhibe la complicité du vassal et du suzerain dans la plus grande opération de supercherie à plusieurs bandes du siècle dernier. Détruire le communisme par un Islam dégradé qui deviendra l’ennemi rêvé, car manipulable à souhait, une fois la patrie du socialisme effondrée. Il espère ainsi détourner les foudres de l’entropie à l’œuvre des Usa en déclin et oublie les sorts de Saddam et de Qaddafi qui se sont trouvés dans la même posture il y a peu.

 

L’ancêtre, le père de 82 ans, encore formellement sur le trône, lui, a fait un voyage inverse en 2017, vers l’Orient extrême, en Chine (mars) et  vers la Russie (octobre).

 

Badia Benjelloun

 

 

(1) https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0301527276634-mbs-aux-etats-unis-du-rire-et-des-armes-2167157.php

(2) https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-le-megadeal-de-110-milliards-dollars-qu-offre-ryad-a-washington-718474.html

(3) https://francais.rt.com/international/46221-systeme-anti-missiles-patriot-arabie-saoudite-inefficace

(4) http://www.lapenseelibre.org/2018/03/n-139-tordre-le-cou-a-la-reforme-de-l-islam-a-l-europeenne.html

(5) https://www.youtube.com/watch?v=ZzIN201h6XY

(6) https://arretsurinfo.ch/2014-les-vingt-huit-pages-fantomes/

(7) https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1CL294-OFRBS

(8) https://fr.sputniknews.com/presse/201803131035482868-incirlik-base-aerienne/

(9) http://www.presstv.com/DetailFr/2017/02/03/508948/EtatsUnis-Base-Jordanie

 

 

 

* Bientôt certains, inquiets que ne se perde la tradition transmise oralement depuis les faits et les gestes du Prophète de l’Islam vont s’atteler à sa collation en élaborant des règles strictes et sophistiquées pour authentifier la généalogie de cette partie de la science religieuse, le Hadith.