Les origines de la Révolution cubaine de 1959

Convoitée dès le début du XIXe siècle par les États-Unis qui souhaitaient l’annexer à leur territoire, Cuba a vécu sous la menace constante de voir son aspiration à l’indépendance remise en cause par le puissant voisin qui lui refusait le droit à une existence souveraine. Après l’intervention militaire de 1898 et l’occupation de l’île, Washington a exercé d’une manière ou d’une autre une influence plus ou moins directe sur tous les aspects de la société cubaine, prenant le contrôle par la même occasion de ses ressources naturelles. Les origines de la Révolution cubaine de 1959 menée par Fidel Castro se trouvent dans les soubresauts de cette histoire tourmentée, entre aspiration à l’indépendance et sujétion.

 

Convoitée dès le début du XIXe siècle par les États-Unis qui souhaitaient l’annexer à leur territoire, Cuba a vécu sous la menace constante de voir son aspiration à l’indépendance remise en cause par le puissant voisin qui lui refusait le droit à une existence souveraine. Dernière colonie espagnole du continent à s’émanciper de l’oppression ibérique après plus de trente années de lutte menées sous l’égide de Carlos Manuel de Céspedes et José Martí, l’île de la Caraïbe a vu ses efforts anéantis par l’intervention militaire de Washington en 1898, qui était résolu à faire obstacle à la quête de liberté des Cubains et à s’emparer de leur pays. Le premier drapeau hissé dans le ciel de Santiago de Cuba, berceau des luttes révolutionnaires, suite à la libération de la ville des troupes espagnoles, ne fut pas la bannière à l’étoile solitaire des mambises, mais celui du nouvel envahisseur venu du Nord. Cet affront marqua profondément la mémoire collective des habitants de l’île, qui n’oublieraient pas cette meurtrissure.

L’occupation militaire, l’imposition de l’amendement Platt et les multiples interventions armées des États-Unis dans les affaires internes de l’île durant les premières décennies du XXe siècle symbolisèrent l’avènement de la République néocoloniale, rappelant crûment aux Cubains le caractère illusoire de leur souveraineté. Lorsqu’en 1933, le peuple se souleva contre l’autocratie de Gerardo Machado, exigeant à la fois souveraineté et justice sociale, Washington intervint à nouveau pour réduire à néant les espoirs d’une émancipation plus grande. Il imposa la figure de Fulgencio Batista qui dirigea le pays d’une façon ou d’une autre jusqu’en 1958, exception faite de la période entre 1944 et 1952, où le parti authentique occupa le pouvoir jusqu’au coup d’État du 10 mars et l’instauration d’un régime militaire qui dura six ans avec le soutien de l’administration Eisenhower.

C’est dans les soubresauts de cette histoire tourmentée faite d’humiliations et de frustrations, d’offenses et d’insatisfactions, que se trouvent les origines de la Révolution cubaine de 1959 menée par Fidel Castro. L’aspiration unanime de tous les Cubains était de s’affranchir de l’influence pesante des États-Unis, de décider eux-mêmes de leur propre destin et de jouir pleinement de leurs ressources naturelles. La quête d’une indépendance véritable, le désir d’une vie plus digne, l’exigence de justice sociale et la nécessité d’une répartition plus équitable des richesses nationales ont nourri le mouvement insurrectionnel qui a renversé la dictature de Fulgencio Batista et mis en place le projet de transformation socio-économique le plus radical de l’histoire de l’Amérique latine.

1805-1902 : Cuba, une île convoitée

Pour appréhender l’avènement de la révolution cubaine en 1959 et ses relations avec les États-Unis, il est nécessaire de porter un regard sur l’histoire de l’île à partir du début du XIXe siècle. Alors qu’elle se trouvait encore sous domination espagnole, Cuba suscita les convoitises des États-Unis. En 1805, Thomas Jefferson, troisième Président de la jeune nation, souligna l’importance stratégique de l’île, appelant de ses vœux une « conquête facile1 ». En 1823, John Quincy Adams, alors secrétaire d’État, élabora la célèbre théorie du « fruit mûr » qui rappelait l’existence de lois « de gravitation politique » et le caractère non naturel des liens entre Cuba et l’Espagne. L’île ne pouvait « graviter qu’autour de l’Union nord-américaine2 ». La même année, dans une missive au Président des États-Unis James Monroe, Jefferson nota au sujet de l’île que « son intégration à notre confédération est exactement ce dont nous avons besoin pour renforcer notre pouvoir en tant que nation3 ».

Durant le XIXe siècle, Washington proposa à pas moins de six reprises à l’Espagne d’acquérir Cuba. En 1854, le Président Franklin Pierce formula une offre de 130 millions de dollars, enchérissant de 30 millions l’offre de son prédécesseur James Polk4. Lors de la Première guerre d’indépendance de 1868 à 1878, initiée par Carlos Manuel de Céspedes, les États-Unis apportèrent leur soutien politique et militaire à Madrid et s’opposèrent aux souverainistes. Dans un courrier confidentiel du 29 octobre 1872 à l’ambassadeur des États-Unis à Madrid, le secrétaire d’Etat Hamilton Fish fit part de son « vœu de succès pour l’Espagne dans la suppression de la révolte5 ». En raison de divisions internes, le mouvement émancipateur du 10 octobre s’acheva sur le Pacte de Zanjón, qui scella un armistice dépourvu de liberté et d’indépendance pour les Cubains6.

En 1895, sous le leadership de José Martí, les Cubains reprirent la lutte armée et lancèrent la Seconde guerre d’indépendance qui dura trois ans. Sur le champ de bataille, les indépendantistes étaient sur le point de vaincre définitivement l’empire espagnol moribond. John Sherman, secrétaire d’État étasunien, évoqua dans un mémorandum du 1er mars 1898 l’inéluctable victoire militaire des Cubains, soulignant « l’absence de tout succès substantiel de la part de l’armée espagnole7 ».

Washington était résolument opposé à l’indépendance de Cuba. Cette réalité fut confirmée dans une missive du 9 mars 1898 de Stewart L. Woodford, ambassadeur des États-Unis en Espagne, au Président William McKinley dans laquelle il souligna que la défaite de l’Espagne était « certaine » : « Il n’y a que deux solutions possibles : soit une autonomie réelle sous souveraineté espagnole formelle, soit l’occupation et la gouvernance effective de l’île par les États-Unis […]. L’indépendance de Cuba est absolument impossible en tant que solution permanente […] car [elle] ne peut que déboucher sur une guerre des races continuelle, et cela veut dire qu’une Cuba indépendante constituera un second Saint-Domingue », en référence à Haïti, première République noire du continent. Le diplomate précisa sa pensée : « L’Espagne ne vendra jamais Cuba aux États-Unis. Si les États-Unis veulent Cuba, ils doivent l’obtenir par la conquête8 ».

Ainsi, en avril 1898, au moment même où les patriotes de l’île s’apprêtaient à récolter les fruits de trente années de lutte pour l’émancipation, Washington dépêcha son armée, empêcha les révolutionnaires cubains d’entrer dans la ville de Santiago et prit possession du territoire. Le traité de Paris du 10 décembre 1898 scellant la fin de la guerre fut signé entre l’Espagne et les États-Unis, sans la présence de Cuba, brisant ainsi l’aspiration de tout un peuple à la liberté. Le Centre historique naval du Département de la Navy résuma le rôle de Washington à Cuba : « En gagnant une guerre contre le colonialisme européen, les États-Unis devinrent eux-mêmes une puissance coloniale9 ».

Après le départ des troupes espagnoles le 1er janvier 1899, le drapeau étasunien – et non le drapeau cubain – fut hissé dans le ciel de La Havane, marquant ainsi le début de l’occupation militaire. Washington organisa l’élection d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution républicaine, imposant l’intégration de l’amendement Platt. Ce dernier autorisait, entre autres, les États-Unis à intervenir militairement à tout moment dans les affaires internes de Cuba s’ils estimaient que leurs intérêts étaient en danger, interdisait au gouvernement de l’île de signer tout accord avec un pays étranger sans l’autorisation de la Maison-Blanche et obligeait les Cubains à céder pour une durée indéterminée une partie de leur territoire national afin que l’Armée étasunienne puisse y installer une base militaire. Le général Leonard Wood, gouverneur militaire de l’île, eut le mérite de la franchise à ce sujet : « Il n’y a bien sûr peu ou pas d’indépendance laissée à Cuba sous l’amendement Platt et la seule chose qui compte désormais est d’en chercher l’annexion10 ».

1898-1934 : Cuba, une République néocoloniale

Le 20 mai 1902, Cuba obtint son indépendance formelle et ce fut ainsi que débuta l’ère de la République néocoloniale avec la nomination de l’annexionniste Tomás Estrada Palma à la Présidence de la République. Ce dernier, de nationalité étasunienne, avait vécu pendant près de 30 ans à New York et n’occulta pas ses convictions politiques : « Le futur matériel et moral de Cuba ne peut être assuré que par le biais de relations intimes et très étroites avec les États-Unis, soit en tant que nation indépendante, soit en tant que membre de l’Union11 ». Son vœu fut exaucé puisque l’île, en vertu de l’amendement Platt, devait obtenir l’autorisation de la Maison-Blanche même pour la signature d’un simple traité d’amitié12. Mais cette réalité n’était pas en adéquation avec les aspirations du peuple cubain à une véritable souveraineté.

Les États-Unis firent rapidement usage de l’article 3 de l’amendement Platt qui autorisait une intervention militaire. En 1905, les membres du Parti Libéral se révoltèrent suite à l’élection frauduleuse d’Estrada Palma à la Présidence de la République. Incapable de rétablir l’ordre, le 15 septembre 1906, Theodore Roosevelt dépêcha deux navires de guerre à La Havane et à Cienfuegos ainsi que son secrétaire d’État à la guerre William E. Taft pour protéger les intérêts étasuniens13. Moins de deux semaines plus tard, Estrada Palma remit le pouvoir à l’ambassadeur étasunien Taft, lequel devint gouverneur provisoire de l’île jusqu’à l’arrivée en octobre 1906 de Charles E. Mangoon, émissaire désigné par la Maison-Blanche pour prendre le pouvoir à Cuba14. La population cubaine vécut ce nouveau coup de force comme une profonde humiliation.

En 1912, sous l’administration du Président José Miguel Gómez, les Veteranos de Color, regroupés pour la plupart au sein du Parti indépendant de couleur d’Evaristo Estenoz, exprimèrent leur mécontentement face aux discriminations subies au sein de la société cubaine dans laquelle ils se voyaient écartés de tout poste public au profit de la population blanche. Le chargé d’affaires étasunien Hugh S. Gibson expliqua les raisons de cette colère : « Les Cubains qui ont pris les armes pour la cause espagnole […] occupent désormais les postes de la fonction publique15 ». Les États-Unis avaient en effet installé à des postes-clés de l’administration « ceux qui avaient pris les armes contre la cause de l’indépendance cubaine16 ». Un mouvement ouvrier menaça d’affecter les possédants étasuniens si bien que l’ambassade de La Havane tira la sonnette d’alarme : « L’actuelle grève nuit gravement aux intérêts des horticulteurs, qui sont presque exclusivement tous Américains, et à d’importants transporteurs américains17 ». Lorsqu’un soulèvement armé éclata dans les provinces de la capitale et de Santiago, le Président Taft expédia dix navires de guerre et quatre compagnies de marines dans l’île pour rétablir l’ordre18. Le Président Gómez s’émut de voir son gouvernement placé, en vertu de l’amendement Platt, dans la condition « d’infériorité humiliante à travers un mépris de ses droits nationaux, causant son discrédit à l’intérieur et à l’extérieur du pays19 ». Les Cubains, quant à eux, observaient avec amertume que leur nation était subordonnée aux intérêts du puissant voisin.

Suite à la réélection du conservateur Manuel García Menocal à la Présidence de la République en novembre 1916 lors d’un scrutin entaché d’irrégularités, après un premier mandat marqué, selon la diplomatie étasunienne, par les « fraudes électorales », une grave crise politique s’installa dans le pays, suivie d’un mouvement insurrectionnel dans la province de Camagüey20. Le Président Woodrow Wilson expédia ses troupes et ses navires de guerre à Santiago et à Guantanamo pour maintenir au pouvoir le Président Menocal21. De 1917 à 1922, 3 000 marines étasuniens s’installèrent dans l’île pour des exercices de défense22. Pour éviter toute réminiscence de la révolte, Wilson nomma le Général Enoch H. Crowder proconsul de l’île en 1918 et le chargea d’élaborer de nouvelles lois électorales, d’organiser un scrutin et de présider le Comité électoral, sans même solliciter l’avis de Menocal. Ce dernier insista sur le fait qu’une supervision des élections par Washington « blesserait la fierté cubaine » et serait une « humiliation » pour toute la nation. La Maison-Blanche ne prêta pas la moindre attention à ces complaintes23. Le scrutin de 1920 eut lieu sous la présence des troupes militaires des États-Unis et porta au pouvoir Alfredo Zayas qui prit ses fonctions le 20 mai 1921. Lorsque le Président Wilson décida le 31 décembre 1920 de dépêcher une nouvelle fois le proconsul Crowder à Cuba pour faire face à la grave crise « politique et financière » qui frappait le pays, il ne daigna pas en informer le Président cubain Menocal24. Ce dernier exprima ses regrets de voir que les « formalités d’usage entre deux nations » n’avaient pas été respectées, mais la Maison-Blanche se chargea de le rappeler aux réalités : « Le Président des États-Unis ne considère pas nécessaire d’obtenir l’autorisation préalable du Président de Cuba pour envoyer un représentant spécial25 ». Tel était le niveau de « souveraineté » de la Cuba prérévolutionnaire.

En 1924, Gerardo Machado remporta les élections et fit allégeance à la puissance tutélaire en déclarant au Président Calvin Coolidge que « l’amendement Platt ne constituait pas une injure à Cuba ». « Au contraire, il a été bénéfique », certifia-t-il26. Le 11 mai 1928, Machado modifia la Constitution et se transforma en dictateur en prolongeant unilatéralement de six années supplémentaires son mandat qui devait arriver à son terme le 20 mai 1929, soit jusqu’en 1935. Il eut la prudence de soumettre cette décision au puissant voisin. Le secrétaire d’État Cordell Hull valida cette alternative avec sollicitude : « Le Président Machado, durant sa visite à Washington, qui eut lieu après le passage de cette législation au Parlement cubain, obtint l’approbation tacite du gouvernement américain des principes généraux inscrits dans cet acte27 ». En 1930, l’ambassadeur étasunien Harry F. Guggenheim, prédisant une nouvelle ingérence de Washington dans les affaires intérieures de Cuba, lança un avertissement qui eut des allures prophétiques : « L’intervention a bien évidemment toujours suscité de l’aversion de la part du peuple cubain par le passé. Elle en susciterait davantage aujourd’hui à la fois à Cuba et à l’étranger, et aurait de très graves conséquences pour les États-Unis28 ».

En 1933, lassé par les crimes commis par le régime qui avait imposé la loi martiale et suspendu les garanties constitutionnelles, le peuple cubain prit les armes et se révolta29. Le Président Franklin Delano Roosevelt dépêcha son sous-secrétaire d’État Sumner Welles dans l’île en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire permanent et non en tant que simple envoyé spécial, afin de réaliser une médiation entre Machado et la société civile et d’organiser des élections en 193430. Mais en août 1933, le peuple décréta une grève générale révolutionnaire qui paralysa la nation. « Les rues sont remplies d’une foule incontrôlable et la police a tiré dans le tas pour l’empêcher de se rassembler autour du Capitole et du Palais présidentiel », rapporta Welles au Département d’État31. Il lança donc un ultimatum à Machado : soit il acceptait d’abandonner le pouvoir, soit « les États-Unis seraient contraints de remplir leurs obligations32 ». L’ambassadeur étasunien à Mexico Josephus Daniels s’exprima avec plus de clarté : « En vertu de l’amendement Platt et de la Constitution cubaine, les États-Unis ont à la fois le droit et le devoir d’intervenir pour mettre un terme à la révolution cubaine33 ». Face aux menaces d’intervention militaire, Machado céda et s’enfuit aux Bahamas. Washington venait une nouvelle fois de décider de la destinée de Cuba en dépêchant deux navires de guerre dans l’île34.

Welles installa au pouvoir le gouvernement fantoche de Carlos Manuel de Céspedes, lequel nomma au poste-clé de Secrétaire à la Guerre Demetrio Castillo Pokorny. Le proconsul étasunien s’en félicita : « Le Capitaine Castillo, diplômé de West Point, a été par le passé l’aide du Général Crowder et est à moitié américain35 ». Selon les propres aveux de Welles, le régime de Céspedes ne prenait aucune véritable décision : « Je suis quotidiennement sollicité à propos de toutes les questions gouvernementales », de la « politique intérieure », de « la discipline au sein de l’armée » et des « nominations dans toutes les branches du gouvernement36 ». Face à une ingérence aussi ouverte, Welles proposa de nommer Jefferson Caffery au poste d’ambassadeur, lequel disposerait des mêmes prérogatives, mais aurait l’avantage de la discrétion : son « influence s’exercera derrière les rideaux et ne sera pas visible pour le public37 ».

Mais le plan étasunien d’une transition sous contrôle ne résista pas au mécontentement populaire et le gouvernement de Céspedes s’effondra rapidement. Welles en expliqua les raisons : « Les classes laborieuses ont souffert d’une dictature absolue durant les trois dernières années, leurs leaders ont été arrêtés et fréquemment assassinés et toute organisation du travail a été rendue absolument impossible ». En outre, les conditions salariales des travailleurs étaient si basses que ces derniers « ne disposaient pas du minimum nécessaire pour se nourrir et nourrir leur famille ». Welles insista sur ce point : « Les conditions de désarroi et de dénuement existantes sont telles qu’elles ne peuvent pas être exagérées38 ».

Le 4 septembre 1933 éclata la révolte des sous-officiers menée par le sergent Fulgencio Batista, lequel prit le contrôle de l’armée, ce qui entraîna « l’effondrement total du gouvernement » installé par Welles.39 Soutenu par une grande partie de la société civile, Batista devint le nouveau chef d’État-Major de l’armée. La Proclama al pueblo de Cuba, programme révolutionnaire signé par 19 personnalités40, fut rendue publique le lendemain et comportait deux dimensions essentielles : « une démocratie moderne » et la « souveraineté nationale41 ». Face à cette menace, Washington expédia plusieurs navires de guerre42. Conscient des réalités, le sergent Batista, trahissant son engagement révolutionnaire, se rendit dès le lendemain auprès de Welles pour solliciter sa bénédiction43.

Le gouvernement révolutionnaire connu comme le « gouvernement des cent jours », dirigé par Ramón Grau San Martín, émergea le 10 septembre 1933. Welles reconnut que « les hommes composant le nouveau cabinet » étaient « personnellement intègres44 ». Mais leur programme réformateur, « opposé au monde des affaires et aux intérêts financiers », n’était pas acceptable pour Washington.45 Il conseilla donc à la Maison-Blanche de ne pas reconnaître les nouvelles autorités et en expliqua les raisons : « Aucun gouvernement ne peut survivre ici pour une période prolongée sans la reconnaissance des États-Unis, et un manque de reconnaissance plongera Cuba dans une situation encore plus chaotique et anarchique ». Le but, clairement avoué, était de renverser Ramón Grau San Martín, et dans ce but, Batista serait un précieux allié46. Le 5 décembre 1933, Welles informa la Maison-Blanche que la chute de Grau San Martín n’était qu’une question de jours car « Batista [était] en train de mettre activement en place un changement de régime47 ». Le 13 janvier 1934, le nouvel ambassadeur Caffery et Batista renversèrent le Président Grau après 127 jours de gouvernance et désignèrent Carlos Mendieta comme son successeur. Washington sonna ainsi le glas de la Révolution de 1933 et des aspirations du peuple cubain48. Welles fit part de son sentiment au sujet du peuple de l’île : « Je suis également convaincu que les Cubains ne pourront jamais s’autogouverner jusqu’à ce qu’ils soient forcés de réaliser qu’ils doivent assumer leurs propres responsabilités49 ». C’était précisément ce complexe de supériorité qui heurtait profondément la dignité des Cubains.

1934-1958 : Cuba, une République sous influence

De 1934 à 1940, Batista régna sur l’île en prenant soin de rester à l’ombre du pouvoir, préférant placer à la tête du pays des figurants qui changeaient au gré de ses convenances, avec la bénédiction de Washington. L’amendement Platt, impopulaire et obsolète, fut aboli en 1934 au profit d’une nouvelle doctrine qui consistait à s’appuyer sur un homme fort pour défendre les intérêts des États-Unis dans l’île. Le gouvernement de Mendieta dura jusqu’à décembre 1935 suivi d’un intérim éphémère de José Barnet jusqu’en mai 1936. Les élections portèrent ensuite au pouvoir Miguel Mariano Gómez lequel assuma la fonction suprême le 20 mai 1936. Mais lorsqu’il tenta de s’émanciper de la tutelle de Batista, ce dernier procéda à sa destitution dès décembre 1936 et le remplaça par Federico Laredo Bru, plus docile, qui resta en place jusqu’en 194050.

Suite à l’adoption de la Constitution de 1940 qui remplaça celle qui avait été adoptée en 1901 sous la contrainte militaire étasunienne, Fulgencio Batista conquit légalement le poste suprême et devint Président de la République jusqu’en 1944. Dans un contexte dominé par la Seconde guerre mondiale, Batista fut un fidèle défenseur des intérêts de Washington et reconnut même l’Union soviétique en 1942 au nom de l’alliance contre les puissances de l’Axe nazi-fasciste. L’ambassadeur étasunien à La Havane George S. Messersmith salua la fidélité de l’ancien sergent qui avait mis un terme au péril révolutionnaire : « Aucune autre République américaine n’a eu une attitude aussi coopérative que Cuba en matière de défense […]. Le 4 septembre 1933 a été liquidé51 ».

De 1944 à 1948, Ramón Grau San Martín, porté par le Parti Authentique, revint au pouvoir et conquit le poste suprême. Il n’était plus le réformateur révolutionnaire de la décennie antérieure. Avant son départ, Batista se chargea de vider les caisses de l’État. L’ambassadeur étasunien Spruille Braden en informa ses supérieurs : « Il apparaît de plus en plus évident que le Président Batista souhaite rendre la vie difficile à la prochaine administration par tous les moyens possibles et particulièrement d’un point de vue financier ». Braden souligna que l’ancien sergent avait procédé à « un raid systématique sur les fonds du Trésor » et avertit que « le Docteur Grau trouvera les coffres vides quand il prendra le pouvoir52 ». Dans une réaffirmation de souveraineté, le Président cubain exigea la restitution des bases aériennes de San Antonio de los Baños et de San Julián, cédées par Batista aux États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale ainsi que le respect de l’accord conclu qui prévoyait une restitution au maximum six mois après la fin du conflit. Il obtint gain de cause en 194653. Mais l’économie cubaine restait entièrement tributaire du puissant voisin. Le Département d’État en souligna le point faible dans un mémorandum du 29 juillet 1948 : « L’économie monoproductrice [de Cuba] dépend presque entièrement des États-Unis. Nous pouvons, en manipulant les tarifs ou le quota sucrier, plonger l’île entière dans la pauvreté54 ». Pour ces raisons, le gouvernement de Grau se montra docile, tout particulièrement dans les forums internationaux. Il s’allia à Washington y compris dans la « politique anglo-américaine à l’égard de l’Espagne de Franco, malgré de fortes pressions internes55 ».

En 1948, Carlos Prío Socarrás, Premier ministre en 1945 puis ministre du Travail en 1946 et 1947, succéda à Grau. Le Département d’Etat fit part de la principale préoccupation des Cubains dans un mémorandum du 11 janvier 1950 : « Les Cubains sont inquiets de l’énorme dépendance vis-à-vis des États-Unis56 ». Au niveau interne, le gouvernement de Prío Socarrás fut marqué par la protection des investissements étasuniens et une vaste corruption. Sur la scène internationale, la Maison-Blanche nota que « l’administration du Président Prío avait montré de meilleures dispositions que son prédécesseur, le Président Grau, dans sa collaboration avec les États-Unis ». Aux Nations unies, La Havane avait adopté « une position étroitement alignée sur celle des États-Unis sur les grands problèmes politiques ». Prío s’était montré « amical à l’égard des États-Unis et avait indiqué qu’il approuvait [leur] position au niveau international57 ».

Le 10 mars 1952, à moins de trois mois des élections présidentielles prévues en juin et à sept mois de la fin du mandat de Prío, Batista, candidat au poste suprême, mais convaincu de sa future défaite électorale, orchestra un coup d’État militaire et reprit le pouvoir. Il annula les élections, augmenta le salaire des forces armées et de la police (respectivement de 67 pesos à 100 pesos et de 91 pesos à 150 pesos), s’octroya lui-même un salaire annuel supérieur à celui du Président des États-Unis en le faisant passer de 26 400 dollars à 144 000 dollars par an, suspendit le Congrès et, confiant le pouvoir législatif au Conseil des ministres, supprima le droit de grève, rétablit la peine de mort pourtant interdite par la Constitution de 1940 et suspendit les garanties constitutionnelles. Ce fut le début de la dictature militaire de l’ancien sergent58. Si le coup d’État fut « une surprise totale pour les États-Unis », Washington ne s’en offusqua point : « Batista est fondamentalement amical envers les États-Unis et son gouvernement ne sera sans aucun doute pas pire que celui de Prío et même probablement meilleur ». L’ambassadeur Willard L. Beaulac annonça à la Maison-Blanche qu’il était temps d’accorder une reconnaissance officielle au putsch, laquelle survint le 27 mars 1952 : « Les déclarations du Général Batista concernant le capital privé ont été excellentes. Elles ont été très bien reçues, et je savais sans aucun doute possible que le monde des affaires faisait partie des plus enthousiastes soutiens du nouveau régime59 ». Washington signa même un accord de partenariat militaire avec le régime et le fournit en armes60. Pourtant, les États-Unis avaient bien conscience d’avoir affaire, selon leurs propres termes, à « un dictateur sans merci61 ».

Le 26 juillet 1953, Fidel Castro, jeune avocat, prit la tête d’un groupe composé de 167 personnes et lança une attaque contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, deuxième forteresse militaire du pays. D’un point de vue opérationnel, ce fut un échec tragique. Selon l’ambassade des États-Unis à La Havane, 27 révolutionnaires perdirent la vie au combat62. Quant aux prisonniers, ils furent massacrés. Le consulat étasunien de Santiago nota que « l’Armée n’avait pas fait de quartiers auprès des insurgés capturés ou des simples suspects ». Il souligna que « les assaillants capturés ont été exécutés de sang-froid et les assaillants blessés ont également été liquidés63 ». D’un point de vue politique, l’entreprise fut un succès et la diplomatie étasunienne ne s’y trompa pas : « L’attaque illustre une préparation et une détermination considérables de la part de l’opposition […]. Le fait qu’ils étaient prêts à mourir dans la tentative de capturer la garnison militaire à Santiago de Cuba va impressionner les Cubains64 ».

Mais face au mouvement insurrectionnel qui s’annonçait, Washington comptait soutenir économiquement et militairement Batista car « il serait difficile de trouver une autre figure politique cubaine dont la gestion serait similaire à celle de Batista pour servir les intérêts les plus importants des États-Unis65 ». Après deux années de prison, Fidel Castro bénéficia d’une amnistie générale du régime qui souhaitait redorer son image. Il créa le Mouvement 26 juillet, date de l’assaut de la Moncada, et s’exila au Mexique en juillet 1955 pour organiser son expédition armée. Après 18 mois de préparatifs, le 2 décembre 1956, le leader révolutionnaire débarqua sur l’île à la tête d’une troupe de 82 insurgés66. Bien informée, l’armée batistienne surprit le groupe et l’obligea à se disperser dans la Sierra Maestra67. L’interview du journaliste du New York Times Herbert L. Matthews en février 1957 permit au monde de découvrir l’existence d’une guérilla à Cuba et après 25 mois de lutte, le régime militaire soutenu par les États-Unis vacilla, provoquant un vent de panique à Washington. Le 23 décembre 1958, à une semaine de la fuite de Batista vers la République dominicaine, Allen Dulles, directeur de la CIA, tira la sonnette d’alarme lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale : « Nous devons empêcher la victoire de Castro68 ». Mais, il était trop tard pour arrêter le cours de l’histoire.

Le 1er janvier 1959, le peuple cubain accueillit dans la liesse l’avènement de la Révolution cubaine et la naissance d’une nouvelle ère. Dans son premier discours à la nation prononcé symboliquement depuis Santiago, remémorant les affronts subis par ses ancêtres, Fidel Castro avertit les États-Unis que l’histoire ne se répèterait pas :

Cette fois, la Révolution n’échouera pas. Cette fois, heureusement pour Cuba, la Révolution arrivera véritablement à son terme. Cela ne se passera pas comme en 1895, quand les Américains intervinrent et devinrent les maîtres du pays. Ils intervinrent à la dernière heure et ensuite ils ne laissèrent même pas Calixto García, qui avait lutté pendant trente ans, entrer à Santiago de Cuba. Cela ne se passera pas comme en 1933, quand le peuple commença à croire que la révolution était en train de se réaliser, et que vint monsieur Batista, qui trahit la révolution, prit le pouvoir et instaura une dictature féroce. Cela ne se passera pas comme en 1944, année où les masses s’enflammèrent, croyant enfin que le peuple était arrivé au pouvoir, alors que ceux qui étaient arrivés au pouvoir furent les voleurs. Ni voleurs, ni traîtres, ni interventionnistes, cette fois, il s’agit vraiment d’une Révolution69.

Le nouveau leader de l’île tint parole.

Conclusion

L’avènement de la révolution la plus radicale de l’histoire de l’Amérique latine dans un pays comme Cuba, situé à quelques dizaines de miles de côtes de Floride, en pleine zone d’influence des États-Unis, fut la conséquence directe du profond ressentiment généré par la volonté de Washington de contrôler les destins de l’île et de la garder sous sa tutelle, frustrant ainsi l’aspiration des Cubains à une souveraineté pleine et entière. Le peuple, qui aspirait à l’émancipation depuis près d’un siècle, accueillit l’arrivée de Fidel Castro et de ses troupes au pouvoir avec espoir et le désir ardent d’établir un rapport moins asymétrique, moins subordonné – autrement dit, moins humiliant – avec le puissant voisin.

Les États-Unis, persuadés qu’aucun gouvernement ne serait viable dans l’île sans son soutien, au lieu d’adopter une attitude compréhensive et conciliatoire à l’égard du nouveau pouvoir, décidèrent d’utiliser la manière forte en mettant en place une politique hostile basée sur les sanctions économiques, l’isolement diplomatique, la violence paramilitaire, la subversion interne et la guerre politique et médiatique. Loin de faire plier le gouvernement de Fidel Castro, la posture inamicale de Washington ne fit que radicaliser le cours de la Révolution cubaine, la conduisant à tisser une alliance stratégique avec l’Union soviétique qui durerait près de trois décennies et qui bouleverserait l’histoire du continent.

Incapables de se résoudre à l’idée que Cuba est désormais une entité indépendante des États-Unis, les gouvernements successifs de Washington n’ont eu de cesse de renforcer les sanctions économiques contre l’île depuis la chute du bloc socialiste – exception faite de l’administration Obama –, illustrant ainsi que le conflit qui oppose Washington à La Havane ne tire pas sa source dans l’opposition Est/Ouest, mais dans la dichotomie Nord/Sud. L’évolution de la rhétorique diplomatique étasunienne pour justifier le maintien d’un état de siège contre l’île depuis plus de six décennies – successivement, la nationalisation des propriétés étasuniennes, l’alliance avec l’Union soviétique, le soutien aux mouvements révolutionnaires et indépendantistes à travers le monde et, enfin, depuis 1991, la question de la démocratie et des droits de l’homme – montre que le puissant voisin n’a toujours pas accepté la réalité d’une Cuba souveraine.

 

Source: Open Editions Journal

 

Notes:

1 Henry Adams, History of the United States of America During the Second Administration of Thomas Jefferson, New York, Charles Scribner’s Sons, 1890, Volume 1, p. 102.

2 Louis A. Pérez Jr., Cuba in the American Imagination. Metaphor and the Imperial Ethos, Chapell Hill, The University of North Carolina Press, 2008, p. 30.

3 Thomas Jefferson, ‘Correspondence from Thomas Jefferson to James Monroe’, 23 juin 1823, Manuscript Division, Library of Congress. https://tile.loc.gov/storage-services/service/mss/mtj//mtj1/053/053_1021_1022.pdf (site consulté le 6 décembre 2021).

4 Piero Gleijeses, ’Clashing over Cuba: the United States, Spain and Britain, 1853-1855’, Journal of Latin American Studies, Volume 49, Issue 2, Mai 2017, p. 215-41.

5 Hamilton Fish, ‘Mr. Fish to General Sickles’, 29 octobre 1872, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 2 décembre 1872, p. 582.

6 Salim Lamrani, « Carlos Manuel de Céspedes, au nom de la liberté », Etudes caribéennes, hors-série n° 7, juillet 2021. https://journals.openedition.org/etudescaribeennes/21298 (site consulté le 7 décembre 2021).

7 John Sherman, ‘Mr. Sherman to Mr. Woodford’, 1er mars 1898, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 6 décembre 1898, p. 666. Voir également : Paul Estrade, José Martí, 1853-1895, ou les fondements de la démocratie en Amérique latine, Paris, Les Indes Savantes, 2017 ; Sebastián Balfour, El fin del imperio español: 1898-1923, Barcelona, Crítica, 1997.

8 Stewart L. Woodford, ‘Mr. Woodford to the President’, 9 mars 1898, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 6 décembre 1898, p. 682-84. Voir également : David F. Healy, The United States in Cuba 1898-1902, Madison, University of Wisconsin Press, 1963; David F. Healy, Drive to Hegemony: The United States in the Caribbean, 1898-1917, Madison, University of Wisconsin Press, 1988.

9 Michael G. Crawford, Mark L. Hayes, Michael D. Sessions, The Spanish-American War. Historical Overview and Selected Bibliography, Department of the Navy, Naval Historical Center, Naval History Bibliographies, n°5, 1998. Voir également : Philip Seldon Foner, La Guerra hispano-cubano-americana y el nacimiento del imperialismo norteamericano, Madrid, Akal Editor, 1975, 2 volumes ; Philip Seldon Foner, A History of Cuba and Its Relation with the United States, New York, International Publishers, 1962; Emilio Roig de Leuchsenring, La Guerra libertadora cubana y los Treinta años, 1868-1898, La Havane, Ediciones de Ciencias Sociales, 1952 ; Emilio Roig de Leuchsenring, La Guerra Hispano-Cubano-Americana fue ganada por el Lugarteniente general del Ejército Libertador Calixto García Iñiquez, La Havane, Ediciones de Ciencias Sociales, 1955 ; Emilio Roig de Leuchsenring, Cuba no debe su independencia a los Estados Unidos, La Havane, Ediciones de Ciencias Sociales, 1950.

10 Jonathan M. Hansen, ‘Give Guantanamo Back to Cuba’, The New York Times, 10 janvier 2012; Fidel Castro, « El imperio y la isla independiente, primera parte », República de Cuba, 14 août 2007. http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/2007/esp/f140807e.html (site consulté le 27 juillet 2020). Voir également : Emilio Roig de Leuchsenring, Historia de la Enmienda Platt, La Havane, Cultural, Sociedad Anónima, 1961 ; Louis Arthur Coolidge, Orville H. Platt, an Old Fashioned Senator. 1910, New York, Kennikat Press, 1975.

11 Jorge Ibarra, Cuba: 1898-1921. Partidos Políticos y clases sociales, La Havane, Editorial de Ciencias Sociales, 1992, p. 225.

12 Jacob Sleeper, ‘Treaty of Amity, Commerce, and Navigation Between Cuba and Italy. Mr Sleeper to Mr. Hay’, 9 janvier 1904, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 6 décembre 1904, p. 230-36.

13 Theodore Roosevelt, ‘The President to the Cuban Minister’, 14 septembre 1906, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1909, p. 481; Jacob Sleeper, ‘Chargé Sleeper to the Secretary of State’, 15 septembre 1906, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1909, p. 482.

14 Edwin V. Morgan, ‘Minister Morgan to the Secretary of State’, 13 octobre 1906, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1909, p. 489.

15 Hugh S. Gibson, ‘Veteranista Agitation – Attitude of the United States. The American Chargé d’Affaires to the Secretary of State ’, 10 novembre 1911, Foreign Relations of the United States, Washington, Government Printing Office, 1919, p. 236-37.

16 Hugh S. Gibson, ‘Veteranista Agitation – Attitude of the United States. The American Chargé d’Affaires to the Secretary of State ’, 16 novembre 1911, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 237.

17 Arthur M. Beaupré, ‘The American Minister to the Secretary of State’, 4 mai 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 244.

18 Philander C. Knox, ‘The Secretary of State to the American Minister’, 23 mai 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 245-46; Philander C. Knox, ‘The Secretary of State to the American Minister’, 25 mai 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 248; Philander C. Knox, ‘The Secretary of State to the American Minister’, 5 juin 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 254; Philander C. Knox, ‘The Secretary of State to the American Minister’, 9 juin 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 260.

19 José Miguel Gómez, ‘The President of Cuba to the President’, 26 mai 1912, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1919, p. 248.

20 Arthur M. Beaupré, ‘The American Minister to the Secretary of State’, 1er mai 1913, Foreign Relations of the United States, Washington, Government Printing Office, 1920, p. 363; James Linn Rodgers, ‘Consul General Rodgers to the Secretary of State’, 13 février 1917, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1926, p. 351-52.

21 Robert Lansing, ‘The Secretary of State to Minister Gonzales’, 13 février 1917, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1926, p. 356; William E. Gonzales, ‘Minister Gonzales to the Secretary of State’, 15 février 1917, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1926, p. 359; William E. Gonzales, ‘Minister Gonzales to the Secretary of State’, 27 février 1917, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1926, p. 369.

22 Edwin Denby, ‘The Secretary of the Navy (Demby) to the Secretary of State’, 26 janvier 1922 Foreign Relations of the United States, Volume I, Washington, Government Printing Office, 1938, p. 1053. Voir également Jorge I. Dominguez, Cuba. Order and Revolution, Cambridge, The Belknap Press of Harvard University Press, 1978, p. 17-18.

23 Robert Lansing, ‘The Secretary of State to Minister Gonzales’, 10 mars 1917, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1926, p. 382; Frank Polk, ‘The Acting Secretary of State to the Chargé in Cuba (Bingham)’, 15 janvier 1919, Foreign Relations of the United States, Volume II, Washington, Government Printing Office, 1934), p. 1-2; Rutherfurd Bingham, ‘The Chargé in Cuba (Bingham) to the Acting Secretary of State’, 18 janvier 1919, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1934, p. 2. Voir le rapport complet de Enoch H. Crowder sur son séjour à Cuba : Enoch H. Crowder, ‘General Enoch H. Crowder to the Secretary of State’, 30 août 1919, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1934, p. 29-77; Rutherfurd Bingham, ‘The Chargé in Cuba (Bingham) to the Cuban Secretary of State (Desvernine)’, 17 janvier 1919, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1934, p. 2-3.

24 Norman H. Davis, ‘The Acting Secretary of State to the Judge Advocate General, War Department (Crowder)’, 31 décembre 1920, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1936, p. 41-43; Norman H. Davis, ‘The Acting Secretary of State to the Minister in Cuba (Long)’, 31 décembre 1920, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1936, p. 43.

25 Boaz W. Long, ‘The Minister in Cuba (Long) to the Acting Secretary of State’, 3 janvier 1921, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1936, p. 670-71; Norman H. Davis, ‘The Acting Secretary of State to the Minister in Cuba (Long)’, 4 janvier 1921, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1936, p. 671.

26 Morgan, ‘Memorandum by the Chief of the Division of Latin American Affairs (Morgan)’, 23 avril 1927, Foreign Relations of the United States, Volume II, Washington, Government Printing Office, 1942, p. 525-28.

27 Cordell Hull, ‘The Secretary of State to the Appointed Ambassador in Cuba (Welles)’, 1er mai 1933, Foreign Relations of the United States, Volume V, The American Republics, Washington, Government Printing Office, 1952, p. 279.

28 Harry F. Guggenheim, ‘The Ambassador in Cuba (Guggenheim) to the Secretary of State’, 24 novembre 1930, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1945, p. 673-76.

29 Samuel Farber, Revolution and Reaction in Cuba, 1933-1960. A Political Sociology From Machado to Castro, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1976.

30 Cordell Hull, ‘The Secretary of State to the Chargé in Cuba (Reed)’, 20 avril 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 277.

31 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 7 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 338.

32 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 7 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 337.

33 Josephus Daniels, ‘The Ambassador in Mexico (Daniels) to the Secretary of State’, 10 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 350.

34 John P. Hurley, ‘The Consul at Nassau (Hurley) to the Secretary of State’, 13 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 360; Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 14 août 1933, Foreign Relations of the United States, 1952, Washington, United States Government Printing Office, p. 363.

35 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 13 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 361.

36 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 19 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 368.

37 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 19 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 368-69.

38 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 30 août 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 376-78.

39 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 5 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 379.

40 Fulgencio Batista y Zaldívar, Guillermo Barrientos, Sergio Carbó, Justo Carrillo, Gustavo Cuervo Rubio, Julio E. Gaunaurd, Rafael García Bárcena, Laudelino González, Ramón Grau San Martín, Carlos Hevia, José Miguel Irisarri, Roberto Lago, Emilio Laurent, José Morell y Romero, Juan Julio Padilla, Guillermo Portela, Carlos Prío Socarrás, Oscar de la Torre, Ramiro Valdés Daussá. Voir également : Edmund A. Chester, A Sergeant Named Batista, New York, Henry Holt & Co., 1954; Justo Carrillo, Cuba 1933: estudiantes, yanquis y soldados, Coral Gables, FL, University of Miami, 1985 ; Irwin Gelman, Roosevelt and Batista: Good Neighbor Diplomacy in Cuba, 1933-1945, Albuquerque, University of New Mexico Press, 1973; Raúl Roa García, La Revolución del 30 se fue a bolina, La Havane, Instituto Cubano del Libro, 1969.

41 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 5 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 381-83.

42 Cordell Hull, ‘The Secretary of State to the Mexican Minister for Foreign Affairs (Puig)’, 7 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 395.

43 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 5 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 383. Voir également : Luis E. Aguilar, Cuba 1933: Prologue to Revolution. Ithaca, Cornell University Press, 1972.

44 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 10 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 416-17.

45 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 5 octobre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 473.

46 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 10 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, op. cit., p. 416-17.

47 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 5 décembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 532.

48 Jefferson Caffery, ‘The Personal Representative of the President (Caffery) to the Acting Secretary of State’, 14 janvier 1934, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 98.

49 Sumner Welles, ‘The Ambassador in Cuba (Welles) to the Secretary of State’, 25 septembre 1933, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 458; Jefferson Caffery, ‘The Personal Representative of the President (Caffery) to the Acting Secretary of State’, 14 janvier 1934, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1952, p. 99. Voir également : Jules Robert Benjamin, The United States and Cuba: Hegemony and Dependent Development, 1880-1934, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 1974.

50 Michèle Olsina, Fulgencio Batista et la politique intérieure cubaine de 1933 à 1958. Thèse de doctorat d’État, sous la direction de Charles Minguet, 1987. Université de Paris X, Nanterre, quatre volumes.

51 George S. Messersmith, ‘Memorandum by the Ambassador in Cuba (Messersmith)’, 8 janvier 1941, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1962, p. 131.

52 Spruille Braden, ‘The Ambassador in Cuba (Braden) to the Secretary of State’, 17 juillet 1944, Foreign Relations of the United States, Diplomatic Papers, 1944, Volume VII, The American Republics, Washington, United States Government Printing Office, 1967, p. 910. Voir également : Spruille Braden, Diplomats and Demagogues: The Memoirs of Spruille Braden, New Rochelle, New York, Arlington House, 1971.

53 James F. Byrnes, ‘The Secretary of State Cuban to the Secretary of War (Patterson)’, 12 avril 1946, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1969, p. 706.

54 Department of State, ‘Memorandum Prepared for the Department of State’, 29 juillet 1948, Foreign Relations of the United States, Diplomatic Papers, 1948. Volume IX, The Western Hemisphere, Washington, United States Government Printing, 1972, p. 563.

55 Henry R. Nordweb, ‘The Ambassador in Cuba (Norweb) to the Secretary of State’, 12 septembre 1946, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1969, p. 748.

56 Department of State, ‘United States Policy Toward Cuba’, 11 janvier 1950, Foreign Relations of the United States, Diplomatic Papers, 1950, Volume II, The United Nations; The Western Hemisphere, Washington, United States Government Printing Office, 1976, p. 844.

57 Ibid., p. 846-53.

58 Jules Dubois, « Informe mimeografiado, firmado por Jules Dubois, Presidente de la Comisión de la Libertad de Prensa, sobre la situación de la prensa en Cuba y haciendo un análisis de la situación cubana desde el golpe de Estado de 1952 hasta 1957 », 5 septembre 1957, Fondo Especial, Fond n° 63, Folio n° 4, Legajo Fuera, Numéro 4-3, Archivo Nacional de Cuba. Voir également : Silvia Castillo-Winter, Le gouvernement de Batista à Cuba (1952-1958). Thèse de doctorat, sous la direction de Michèle Guicharnaud-Tollis, 25 novembre 2006. Université de Pau et des pays de l’Adour, deux volumes ; Ramón Bonachea & Marta San Martín, The Cuban Insurrection, 1952-1959, New Brunswick, New Jersey, Transaction Books, 1974.

59 Willard L. Beaulac, ‘Memorandum of Conversation, by the Ambassador in Cuba (Beaulac)’, 22 mars 1952, 737.02/3-2452, in Foreign Relations of the United States (FRUS), 1952-1954, Volume IV, The American Republics, Washington, United States Government Printing Office, 1983, p. 868.

60 Department of State, ‘United States-Cuban Military Assistance Agreement’, 11 juillet 1952, 737.5 MSP/7-1452, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1983, p. 876.

61 Eliseo Riera-Gómez, ‘Report of Economical, Political and Social Conditions in Cuba Under the Present Government of F. Batista’, 20 janvier 1953, Cuba 1950-1954, Internal Affairs Decimal Numbers 737,837, and 937 and Foreign Affairs Decimal Numbers 637 and 611.37, Confidential U.S. State Department Central Files.

62 Willard L. Beaulac, ‘The Ambassador in Cuba (Beaulac) to the Secretary of State’, 26 juillet 1953, Cuba 1950-1954, Internal Affairs Decimal Numbers 737,837, and 937 and Foreign Affairs Decimal Numbers 637 and 611.37, Confidential U.S. State Department Central Files.

63 Embassy Havana, ‘Aftermath of Attacks on Armed Forces in Oriente Province’, 6 août 1953, Cuba 1950-1954, Internal Affairs Decimal Numbers 737,837, and 937 and Foreign Affairs Decimal Numbers 637 and 611.37, Confidential U.S. State Department Central Files; J. Canter, ‘Abortive Revolt in Santiago’, 3 août 1953, Cuba 1950-1954, Internal Affairs Decimal Numbers 737,837, and 937 and Foreign Affairs Decimal Numbers 637 and 611.37, Confidential U.S. State Department Central Files.

64 Earl T. Crain, ‘Transmitting report From Consulate at Santiago de Cuba on Political and Economic Conditions in Oriente Province’, 13 octobre 1953, Cuba 1950-1954, Internal Affairs Decimal Numbers 737,837, and 937 and Foreign Affairs Decimal Numbers 637 and 611.37, Confidential U.S. State Department Central Files.

65 Paul E. Callanan, ‘Memorandum of a Conversation’, 26 mars 1955, Department of State, Central Files, 811.235/3-1655, in Foreign Relations of the United States (FRUS), 1955-1957, Volume VI, American Republics: Multilateral; Mexico; Caribbean, Washington, United States Government Printing Office, 1987, p. 802.

66 Marta Verónica Álvarez & Sergio Ravelo López, El renacer de la esperanza. Expedición del Granma, La Havane, Editora Política, 2006 ; Marta Verónica Álvarez & Sergio Ravelo López, La expedición del Granma. Selección de documentos, La Havane, Editora Política, 2007 ; Juan Almeida Bosque, Desembarco, La Havane: Editorial de Ciencias Sociales, 1988 ; Juan Almeida Bosque, Exilio, La Havane, Editorial de Ciencias Sociales, 1987.

67 Ignacio Ramonet, Cien horas con Fidel, La Havane, Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado, 2006, tercera edición, p. 208-09. Voir également : Ernesto Guevara, Pasajes de la guerra Revolucionaria, La Havane, Instituto Cubano del Libro, 1972 ; Che Guevara & Raúl Castro, La conquista de la esperanza. Diarios Inéditos de la guerrilla cubana, diciembre de 1956-febrero de 1957, La Havane, Casa Editora Abril, 1996.

68 S. Everett Gleason, ‘Memorandum of Discussion at the 392nd Meeting of the National Security Council, Washington’, 23 décembre 1958, Eisenhower Library, Whitman File, NSC Records, Top Secret, Eyes Only, Foreign Relations of the United States, Washington, United States Government Printing Office, 1991, p. 302-303. Voir également : Salim Lamrani, De Fulgencio Batista à Fidel Castro. Cuba et la politique étrangère des États-Unis, 1956-1959. Tesis de doctorado, bajo la tutoría de Milagros Ezquerro & Clémentine Lucien, 13 octobre 2010, Université de Paris-Sorbonne ; Ramiro J. Abreu, En el último año de aquella República. La Havane, Editorial de Ciencias Sociales, 1984 ; Carlos Alzugaray, Crónica de un fracaso imperial, La Havane, Editorial de Ciencias Sociales, 2000 ; John Dorschner & Roberto Fabricio, The Winds of December: The Cuban Revolution 1958, New York, Coward, McCann & Geoghegan, 1980; Juan Almeida Bosque, La Sierra, La Havane, Editora Política, 1995 ; Juan Almeida Bosque, La Aurora de los Héroes, Santiago de Cuba, Editorial Oriente, 1999.

69 Fidel Castro Ruz, « Discurso pronunciado por el Comandante Fidel Castro Ruz, en el Parque Céspedes de Santiago de Cuba », 1 janvier 1959. http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1959/esp/f010159e.html (site consulté le 7 décembre 2021).

 

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