Les Etats-Unis et leurs alliés tiennent le monde en état de terreur avec leurs menaces de guerre

Ainsi, le monde compte les heures pour voir si les Etats-Unis et leurs alliés vont lancer une frappe militaire contre la Syrie. Si ce plan de guerre est mis en œuvre, l’attaque sera furieuse  et les répercussions seront graves, comme la Russie l’a sévèrement averti cette semaine.

 

En effet, le danger est très réel de voir toute action militaire dirigée par les États-Unis contre la Syrie dégénérer rapidement en une guerre à l’échelle régionale, voire mondiale. La Russie a averti que non seulement tout missile ciblant son allié syrien serait abattu, mais que les lanceurs seraient également détruits. Ce qui signifie inévitablement les avions et les navires de guerre américains.

 

La Syrie est déjà prête à exploser dans une guerre plus large impliquant la Russie et l’Iran d’un côté, et les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël et l’Arabie Saoudite de l’autre. Les frappes aériennes, répétées et meurtrières menées par Israël en Syrie — encore cette semaine — sont rarement condamnées, même lorsque des ressortissants iraniens sont tués.

 

La position du président Donald Trump et de son homologue français Emmanuel Macron, ainsi que celle de la Première ministre britannique, Theresa May, est abominable. Ces trois dirigeants menacent de mener une action militaire coordonnée contre la Syrie, sur base d’une présumée attaque à l’arme chimique, le week-end dernier.

 

Ils n’ont aucune preuve de cette attaque présumée, si ce n’est des déclarations grandiloquentes blâmant le président syrien Bachar al-Assad ainsi que ses alliés russes et iraniens. Parfois, les dirigeants occidentaux admettent même qu’ils n’ont aucune preuve, accompagnant leurs condamnations d’un “si confirmé”. Pourtant, sur base d’aucune preuve, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France déclarent se préparer à frapper la Syrie.

 

C’est typique de la dégradation générale du droit international par ces trois puissances arrogantes. L’affaire Skripal en Grande-Bretagne illustre particulièrement comment les préjugés et le mépris envers les procédures légales et régulières sont devenus la norme.

 

Les menaces de guerre contre la Syrie sont proférées avant même que les inspecteurs de l’ONU pour l’interdiction des armes chimiques soient entrés en Syrie — à la demande du gouvernement syrien et de la Russie, soit dit en passant — pour mener une enquête sur l’attaque présumée de la Ghouta orientale, le 7 avril.

 

De plus, il y a des raisons et des preuves plausibles qui tendent à démontrer que l’attaque présumée était en réalité une provocation, un false-flag orchestré par les militants soutenus par l’Occident, dans le but précis de créer un prétexte pour une intervention militaire extérieure.

 

Ainsi, le président Trump et ses alliés de l’OTAN n’ont absolument aucun fondement légal pour mener une frappe militaire contre la Syrie. Ce qu’ils proposent de faire est entièrement illégal.

 

Nikki Haley, l’insupportable ambassadrice américaine auprès de l’ONU, a déclaré cette semaine que son pays se réservait le droit de frapper militairement la Syrie — avec ou sans mandat du Conseil de sécurité.

 

Cela équivaut à proclamer une prérogative pour des agressions anarchiques et illimitées. Les États-Unis et leurs alliés font fi du droit international pour perpétrer ouvertement le crime de guerre suprême : l’agression.

 

S’ajoute à spectacle obscène, l’opportunisme flagrant des trois dirigeants occidentaux.

 

Trump est assailli par de graves allégations sur ses relations avec une star du porno et une modèle Playboy. Le président se bat pour sa survie politique, il est accusé de corruption et d’avoir payé des dédommagements à celles qui l’accusent d’avoir entretenu une relation.

 

La Britannique Theresa May fait face à l’effondrement de son gouvernement à la suite de la débâcle du Brexit. Son pays est déchiré à cause de l’incertitude économique immense qui règne en Grande-Bretagne en vue de sa démission de l’Union européenne, l’année prochaine.

 

De plus, l’affaire Skripal est revenue comme un boomerang pour révéler que les ministres britanniques ont été surpris à mentir sur les allégations contre Moscou dans ce complot présumé d’assassinat d’un ancien espion russe en Angleterre le mois dernier. Les scientifiques britanniques ont récemment admis qu’ils n’avaient pas confirmé l’origine russe du prétendu poison. Les ministres avaient pourtant affirmé le contraire un peu plus tôt. En outre, l’affaire Skripal prend des allures de grotesque coup de propagande britannique ; en réalité, elle ressemble davantage à un cas d’enlèvement par les autorités britanniques.

 

Quant à Macron en France, sa présidence est frappée par des grèves nationales contre les projets de démantèlement des droits des travailleurs. Tellement désespéré par ses malheurs politiques et économiques, Macron s’est cette semaine tourné vers le prince héritier d’Arabie saoudite pour chercher à conclure plus d’accords d’armements à plusieurs milliards d’euros. Les tambours de guerre qui menacent la Syrie résonnent comme une douce mélopée aux oreilles des dirigeants saoudiens. Et Macron bat furieusement ces tambours pour entrer dans leurs bonnes grâces.

 

Trump, May et Macron — trois dirigeants politiquement mouillés — poussent à une guerre en Syrie par opportunisme vénal. Ils le font indépendamment de toute preuve pour justifier leur agression, ils le font indépendamment des répercussions très graves, notamment une guerre mondiale.

 

L’audace est stupéfiante. Il y a seulement 15 ans, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé une guerre contre l’Irak, une guerre basée sur des mensonges au sujet d’armes de destruction massive inexistantes. Jusqu’à un million de vies ont été détruites par cette agression américaine et britannique.

 

Washington, Londres et Paris soutiennent actuellement la guerre génocidaire de l’Arabie Saoudite contre le Yémen, où des millions d’enfants meurent de faim à cause du blocus imposé au pays.

 

Pendant ce temps, les Etats-Unis et leurs alliés sont les complices silencieux des snipers israéliens qui abattent des Palestiniens non armés protestant contre l’occupation illégale. Et les Israéliens publient des vidéos célébrant leur folie meurtrière et glaciale.

 

La Syrie a été sauvée d’une guerre secrète déjà longue de sept ans visant un changement de régime orchestré et parrainé par Washington, Londres et Paris, ainsi que l’Arabie saoudite et Israël, entre autres. Ce fut l’intervention militaire de la Russie et de l’Iran qui a vaincu de manière décisive les mandataires terroristes menant la guerre pour Washington et ses complices. Et maintenant, ces États occidentaux qui ont soutenu le terrorisme menacent d’attaquer directement la Syrie.

 

Bien sûr, le comportement de Washington, Londres et Paris serait criminel si leur agression militaire de la Syrie devait se poursuivre dans les prochains jours. Mais même si ces bellicistes occidentaux n’appliquent pas leurs menaces de frapper la Syrie, de telles menaces restent abominables. L’incitation à la guerre et le chantage à la force militaire sont des crimes de guerre en soi.

 

Washington, Londres et Paris tiennent le monde en otage avec leur droit injustifié et autofondé d’utiliser la violence — dans le mépris total du droit international. En poussant la planète au bord de la guerre totale, ces trois puissances occidentales s’engagent dans un terrorisme d’État, contre le monde entier.

 

Il ne semble pas y avoir beaucoup de solutions pour modifier cette épouvantable situation. Peut-être qu’une guerre éclatera, effectivement, et que la Russie et ses alliés infligeront une défaite militaire aux forces arrogantes dirigées par les Etats-Unis. Ou peut-être que le peuple, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France, finira par démasquer ses dirigeants bellicistes et se soulèvera pour les renverser.

 

Source originale: Sputnik

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Source: Investig’Action