Les Bolsonaro annoncent déjà la guerre contre le Venezuela

Certes ce fascisme-là n’est ni le décalque, ni la copie conforme, historiquement située et datée, du fascisme mussolinien, mais le “bolsonarisme” tout comme le fascisme italien, porte aussi en lui “la guerre, comme la nuée l’orage“, et ce indépendamment de la guerre terroriste -tout comme le fascisme mussolinien par ailleurs- qu’il s’est promis de mener contre les forces progressistes, démocratiques, et révolutionnaires du Brésil.

 

Après que son père eut promis sang, terreur, exil, prison aux forces démocratiques et progressistes, dans un discours d’une fureur de fûrher, un de ses fils s’est adressé à la même foule d’adorateurs fanatisés et de futurs miliciens néo-fascistes en hurlant, la rage et la haine aux tripes, qu’ une fois le pouvoir aux mains de son géniteur pousse-au-crime, le Brésil déclarera la guerre au Venezuela, en mettant en avant l’accord du général Mourâo, candidat de l’armée brésilienne à la vice-présidence  et nostalgique des années de chape de plomb de la dictature militaire (1964-1984)

Après avoir dit qu’il suffisait d’un soldat et d’un trouffion pour mettre fin à l’existence du Tribunal Fédéral Supérieur (Conseil Constitutionnel), qui, pourtant, depuis plus de deux ans a légitimé la prise de pouvoir par les parlementaires golpistes et travaillé avec enthousiasme à la légitimation des néo-fascistes brésiliens et au processus de fascisation des institutions d’État, entre autres judiciaires, le fils du candidat d’extrême-droite a  gu….lé dans une vidéo retransmise Avenida Paulista le dimanche 21 octobre :

La prochaine opération de paix du Brésil aura lieu au Venezuela. Nous allons libérer nos frères vénézuéliens de la faim et du socialisme Nous allons donner une leçon au “narcodictateur” du Venezuela, Nicolás Maduro”. D’ailleurs , a-t-il vociféré,  le général Mourâo co-listier pour la vice-présidence- en a déjà parlé . 

En vérité, ces propos ne font que confirmer les plans d’invasion du Venezuela* planifiés par les États-Unis depuis quelques années, et ses États-Clients du continent, pour reprendre le concept, qui n’a jamais été aussi actuel, forgé par Noam Chomsky dans les années 70 -Plan Condor- la Colombie, le Paraguay, et le Brésil, si ce gang d’aventuriers néo-fascistes prenait le pouvoir le 28 octobre prochain.

 

*Cf. Smaïl Hadj Ali, Venezuela : Exercice civilo-militaire pour défendre la souveraineté nationaleVenezuela. Un nouvel Irak ? et Venezuela. Un nouvel Irak (Suite)

 

Source : Investig’Action