Le Journal de Notre Amérique 36 : Venezuela, un peuple qui galope !

Depuis bientôt deux décennies, le Venezuela est un foyer de résistance au désordre international imposé par les États-Unis.

 

Mais la victoire électorale du commandant Hugo Chavez en 1999 ne fut pas le début d’un règne personnel, allergique aux critiques. Loin des pratiques politiciennes conventionnelles, sa conviction profonde était que le peuple devait inventer collectivement son avenir, d’où la création immédiate d’une Assemblée Nationale Constituante et l’appel à un référendum populaire.

Lors de sa première session, il y prononça ces mots : “(…) ce qui se passe au Venezuela aujourd’hui, n’est pas l’arrivée d’un homme providentiel. Non, il n’y a pas d’hommes providentiels, hormis Jésus de Nazareth. Il n’y a pas d’individualités toutes-puissantes qui puissent changer le cours de l’histoire. Ce concept est absolument faux (…) c’est un mensonge. Il s’agit d’une véritable révolution et d’un peuple qui galope. Le peuple est le seul moteur de la machine de l’Histoire”. (1)

Après 25 processus électoraux en 18 ans, la Révolution Bolivarienne résiste toujours. Imprégnée de l’esprit de Bolivar et Chavez, elle atteste de la vitalité et de l’espoir d’un peuple mobilisé pour conquérir ses droits. Une révolution qui est un rempart de solidarité et une entraide latino-américaine face aux multiples ingérences, dans le monde dangereux et hors-la-loi de Trump. Détestée par les capitalistes du monde entier qui ne se trompent pas d’ennemi, l’expérience vénézuélienne est source d’inspiration et riche en apprentissages pour les peuples du Sud qui cherchent à se libérer de la tyrannie.

Aux élections de ce dimanche au Venezuela, les électeurs aussi décideront en faveur d’un monde multipolaire ou d’un retour à l’Amérique Latine des colonies.

  1. https://www.youtube.com/watch?v=mqEegWFtMRI