Enlèvement du leader de l’opposition et révolte populaire contre la dictature de Macky Sall

Malgré le dévoilement du complot d’Etat par l’étalage public des pv d’audition et la levée illégale flagrante de son immunité parlementaire, après avoir consulté son parti Pastef, ses avocats et des chefs religieux de toutes les religions et confréries du pays, O. Sonko se rendant pour répondre à la convocation du juge d’instruction a été enlevé par la police qui a bloqué son véhicule avant de lui coller l’accusation de « trouble à l’ordre public » et de le mettre en garde à vue.

Ce pouvoir finissant ne fait même plus semblant de respecter le pouvoir judiciaire qu’il court-circuite aux yeux de tous alors que le juge d’instruction attendait. On comprend pourquoi un haut magistrat à démissionner en disant qu’il « démissionne parce que la justice à démissionner ». Macky Sall piétine la Constitution, l’état de droit, les lois et toutes les libertés citoyennes.

Quasiment au même moment, Guy Marius Sagna, porte-parole du FRAPP, arrêté auparavant illégalement chez lui et déféré en prison a été mis à nu et en isolement punitif pour avoir protesté contre la mise dans une de 50 places plus de 150 prisonniers.

On apprend que Guy Marius Sagna est en grève de la faim pour protester contre ce traitement inhumain et dégradant qui rappelle que la prison sénégalaise est devenue sous le magistère de Macky Sall une grossière imitation de la sauvage prison US de « Guantanamo ». Guy Marius a été évacué à l’infirmerie du « Guantanamo » sénégalais.

Ces atteintes liberticides autocratiques et cette instrumentalisation sans scrupule du pouvoir d’état n’ont pour d’autres objectifs que l’élimination de celui qui apparaît de plus en plus comme le futur président et forcer une troisième candidature anti-constitutionnelle de Macky Sall.

Le peuple a décidé de se révolter pour dire STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL. La présence visible de l’armée de l’impérialisme français au Sénégal huée par les foules devant le Tribunal où devait comparaître O. Sonko, ce qui est à l’origine du fait que la révolte cible les Total, les Auchan.

Macky Sall vient de faire appel à l’armée face à l’insuffisance en nombre de ses forces de répression.

La RÉSISTANCE à la DICTATURE se répand dans tout le pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest et doit s’inscrire dans la durée pour vaincre.

Macky Sall, bénéficiaire en 2012 de la révolte victorieuse du peuple contre la monarchisation promue par son ex-mentor libéral A. Wade, est aujourd’hui le fossoyeur de cette conquête démocratique qui lui a permis de devenir président.

– STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL

– LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES PRISIONNIERS POLITIQUES

– NON AU TROISIÈME MANDAT ANTICONSTITUTIONNEL : « NUL NE PEUT FAIRE PLUS DE DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS »

Le Collectif Afrique appelle tous les Sénégalais, les Africains et les démocrates internationalistes à se solidariser avec la résistance populaire pour que vive les conquêtes démocratiques.

 

 

LEVÉE ILLÉGALE DE L’IMMUNITÉ DU DÉPUTE SONKO,

RAFLES ET EMPRISONNEMENTS ILLÉGAUX

 

Macky Sall, l’actuel président autocrate du Sénégal, est coutumier des abus de pouvoir: sa majorité aux ordres à l’Assemblée Nationale a voté comme un seul homme malgré le fait ahurissant que Moustapha Niasse, président de cette institution ainsi piétinée, aura refusé de remettre l’ensemble des pièces permettant de se faire une intime conviction.

Sonko a déjà déclaré légitimement ne pas reconnaître ce vote illégal de la seconde institution du pays.qui, malgré sa majorité mécanique, n’a même pas daigné respecter les procédures légales. Ils vont donc venir l’arrêter et l’exigence des avocats de Sonko que le juge instructeur qui a commis autant d’irrégularité soit dessaisi est totalement justifiée.

Le « maa tay » de la « raison du plus fort », propre à toute AUTOCRATIE, est maintenant à visage découvert dans la vitrine dite démocratique de la françafrique qu’est le Sénégal.

Pendant qu’à l’Assemblée Nationale en empêchant honteusement la presse de couvrir la forfaiture, les otages arrêtés sans chefs d’accusation réels et sérieux font l’objet de mandats de dépôts et gardés en prison.

Malgré le dévoilement aux yeux de tous du complot, mot que Macky Sall a été contraint de lâché, non à la presse nationale mais à RFI, la voyoucratie gouvernante s’entête à s’enfoncer dans la félonie.

La plongée dans l’engrenage de la malversation de l’abus de pouvoir est à la mesure de la peur qui a tétanisé Macky Sall découvrant que, dans un temps record, les Sénégalais, même les plus pauvres, étaient prêts à mettre la main à la poche pour donner à Sonko et à Pastef et leurs alliés politiques les moyens financements de poursuivre leur travail de ralliement du peuple à l’alternative antilibérale et anti-néocoloniale.

La bourgeoisie bureaucratique d’Etat, habituée aux crimes de concussion en milliards de francs CFA (détournement des deniers publics) n’en croit pas ses oreilles et ses yeux que les pauvres et les miséreux ne fassent pas que l’émigration « clandestine » individuelle faisant du Sahara et des Océans des cimetièrespour jeunes africains. Ils, elles sont prêts à contribuer par l’engagement, y compris financièrement, à la mobilisation générale pour libérer le pays et l’Afrique.

Obsédé par le troisième mandat, Macky Sall doit éliminer son « pire adversaire » pour lequel les Sénégalais dans leur légendaire patience attendaient 2024 pour voter en masse pour l’alternative patriotique et panafricaine qu’incarne légitimement à leurs yeux O. Sonko. Cette équation ainsi levée par une procédure judiciaire est dans leur esprit le moyen par lequel ils peuvent envisager sereinement le mandat de trop que la Constitution de 2016 lui interdit pourtant par la formule célèbre « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ». La stratégie malhonnête ici est écarter le seul candidat sérieux qui a conquis le cœur et l’esprit des Sénégalais pour forcer en espérant que les candidatures fabriquées l’aident à imposer sa troisième candidature anti-constitutionnelle. Telle est l’escroquerie en cours d’exécution dans laquelle il faut ajouter les sorts des élections locales et législatives. L’arrestation de Birame Souley, administrateur du parti légal Pastef fait penser à la possibilité d’interdire ce parti tout l’a été le PAI après le vol des élections locales par le PS de Ndar/Saint-Louis en 1960 que, manifestement, le PAI avait gagné.

Macky Sall a montré, à travers les interrogatoires portant sur les origines « ethniques » ou « régionales » des raflés et otages politiques, qu’il est prêt à tout pour assouvir ses ambitions antinationales avec la complicité de ses maîtres impérialistes, notamment français, dont la presse est très silencieuse sur les graves atteintes liberticides aux droits des citoyens.

L’ethnicisation de la politique au Sénégal n’augure rien de bon pour l’avenir de ce pays dont Sonko a dit à juste raison le « métissage ». La Constitution du Sénégal en son article 5 condamne « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi ». Cette sauvagerie ethniciste de Macky Sall, dont des souteneurs fascistes déclament ouvertement en toute impunité leurs propos nazis, doit être stoppée nette.

L’introduction dans la bataille politique par Macky Sall de la perversion des mœurs à la DSK pour jeter un adversaire en pâture à une justice soumise et à la vindicte populaire montre l’aliénation culturaliste coloniale de l’actuel président du pays de la Téranga. Comment s’étonner que le même Macky Sall ait pu remercier les colonialistes français d’avoir « servi des desserts aux tirailleurs sénégalais » ?

Le Sénégal vit une période de gangstérisme politique engendrée par l’obsession de l’impossible troisième mandat anticonstitutionnel de Macky Sall. Avec la levée de l’immunité de Sonko, les rafles et prises d’otages  liberticides, la lutte entre dans une nouvelle phase.

Le peuple sénégalais doit développer sa résistance et son combat légitime pour sauver les conquêtes démocratiques gagnées de haute lutte jusqu’à ce que la colère actuelle de la majorité populaire mûrisse pour mettre déboucher en révolte à l’instar du Mali en 2020, le Burkina en 2014 qui mette fin à l’arbitraire, l’abus du pouvoir et la dictature.

Collectif Afrique/France (CA)

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