Cuba/ Etats-Unis : le gouvernement cubain est-il corrompu ?

Les débuts du président des États-Unis à l’ONU ne pouvaient pas être pires, son discours débordait d’irrationalité, se projetant en homme agressif, belliciste et sans culture historique, et crachant ses mensonges devant le monde…


 

Dès le début de son discours, les mensonges ont commencé, en précisant que :

“Nos citoyens ont payé le prix le plus élevé pour défendre notre liberté …”

Quand les États-Unis ont-ils été attaqués ou envahis et quand leur liberté a-t-elle été menacée ?

Au contraire, ce sont les États-Unis qui envahissent, attaquent, bloquent et font des guerres sales, afin de restreindre la liberté des autres dans n’importe quelle partie du monde.

Dans ses attaques contre ceux qui ne s’agenouillent pas devant l’empire yankee, il a qualifié le gouvernement cubain de “régime corrompu et déstabilisateur”, comme si la vérité pouvait être dissimulée sous son doigt.

Mais quel est le pays le plus corrompu dans le monde aujourd’hui ?

Sans aucun doute, les États-Unis, où la suprématie de l’usage de drogue est sans équivalent, mais où il n’y a jamais aucune nouvelle d’arrestation des responsables de ce trafic interne qui détruit annuellement des millions de jeunes. Où donc les magnats de la drogue se cachent-ils aux États-Unis pour ne jamais être arrêtés ?

Apparemment, Trump, depuis son luxueux appartement recouvert d’or, n’a pas le temps, ni l’envie de s’informer de ce qui se passe dans son pays.

Un examen de la véritable situation aux États-Unis, relative à la corruption, lui permettrait de mesurer son langage lorsqu’il essaie d’attaquer les autres.

 

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– Donald Trump doit savoir qu’en 1970, Joseph Andonizio, maire de Newark, New Jersey, a été reconnu coupable d’avoir permis au crime organisé d’agir librement dans sa ville.

– L’ancien vice-président américain Spiro Agnew a été contraint de démissionner en 1973 pour évasion fiscale.

– En 1979, le gouverneur du Tenneesee, Ray Blanton, a été condamné à deux ans de prison pour avoir touché de l’argent en échange de licences frauduleuses pour vendre de l’alcool.

– Ne vous souvenez-vous pas M. Trump, du scandale national et international en 1987, causé par le suicide (d’un coup de feu dans la bouche) devant les caméras de la télévision, du trésorier de Pennsylvanie, Budd Dwyer, après avoir été reconnu coupable d’avoir accepté des pots-de-vin dans l’attribution de contrats ?

– Avez-vous oublié qu’en 2002, le sieur Edwin, gouverneur de la Louisiane, a été reconnu coupable de 17 chefs d’accusation d’association de malfaiteurs et autres délits pour avoir accordé des faveurs contre de l’argent ?

– La même année, le représentant fédéral de l’Ohio, James Traficant, a été condamné à 7 ans de prison pour le même crime d’association de malfaiteurs et autres délits.

– La même chose s’est produite avec le représentant fédéral du Kentucky, Carroll Hubbard, après avoir plaidé coupable pour violation de la loi sur le financement politique.

– La liste des corrompus est longue et ça vaut la peine de rappeler au président d’autres cas comme celui du maire de Miami Beach, Alex Daoud, sanctionné en 1991 pour crimes de corruption.

– Comme le gouverneur de l’Illinois, George Ryan, reconnu coupable de 22 chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, de corruption, de blanchiment d’argent et d’autres crimes connexes, ainsi que le gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, qui a été condamné à 14 ans de prison pour 17 chefs d’accusation de corruption publique.

– Duke Cunningham, en 2005, lorsqu’il était représentant fédéral de la Californie, a plaidé coupable pour fraude et évasion fiscale, entre autres accusations, pour éviter une condamnation plus dure et a quand même été condamné à huit ans de prison.

– Kwame Kilpatrick, le maire de Détroit, a été condamné à 28 ans de prison en 2013 pour association de malfaiteurs et de nombreux autres crimes, alors que la ville de Detroit s’effondrait dans la misère.

– Au même moment, le représentant fédéral de l’Illinois, Jesse Jackson, était sanctionné pour de multiples accusations de corruption.

– Le sénateur du New Jersey, Robert (Bob) Menéndez, membre de la mafia anti-cubaine, est actuellement poursuivi pour corruption et participe à des orgies en République dominicaine, utilisant de l’argent et des moyens gouvernementaux pour favoriser les affaires d’un ami.

 

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Dans “l’Indice de Perception de la Corruption”, réalisé par Transparency International, les États-Unis se classent au 16e rang mondial, devant l’Irlande, le Japon et la France.

Les données obtenues par le ministère américain de la Justice estiment qu’au cours des deux dernières décennies, environ 20 000 personnes ont été reconnues coupables de corruption, y compris des fonctionnaires, et plus de 5 000 sont sous enquête criminelle, dont la majorité sont des fonctionnaires de gouvernements locaux et de l’Etat.

Aux États-Unis, il est courant que les fonctionnaires gouvernementaux acceptent des avantages privés sous forme d’espèces ou de cadeaux, en échange de faveurs à des individus ou des groupes, comme c’est le cas du sénateur Bob Menendez.

De même, recevoir des contributions pour des campagnes politiques ou un soutien en échange de certains avantages spécifiques, par des accords explicites ou implicites, est une autre des modalités criminelles aux États-Unis, bien que leur président milliardaire insiste sur le fait que le monde croit qu’ils sont un exemple de respect des droits de l’homme, de défenseurs de la paix, de respect de la souveraineté et de la dignité.

Le monde doit être conscient de la réalité de ce qui se passe aux États-Unis, quelque chose que la presse officielle dénonce peu, comme la liste dressée par les universitaires Dincer et Johnston pour l’Université de Harvard, et les données de l’Université George Mason qui prouvent que parmi les états les plus corrompus, il y a le Kentucky, l’Illinois et le New Jersey.

Ce qui n’est pas du goût de Bryan Weaver, un éminent militant du parti démocrate, qui a déclaré :
“Les politiciens de Washington ont développé une culture de la corruption sophistiquée, avec le système du “laisser passer les événements douteux de la politique américaine”. En d’autres termes, le “lapsus éthique” est à l’ordre du jour.

Cuba n’a pas à avoir honte, les campagnes tramées par les États-Unis ne sont destinées qu’à déformer une réalité qu’ils ne peuvent supporter, et c’est pour cela que leurs plans sont fomentés en permanence pour détruire son œuvre.

Jose Marti avait raison lorsqu’il a dit :

“Il n’y a rien qui renforce autant une œuvre que l’injustice palpable de ceux qui la salissent”.

 

Spécialiste des relations cubano-américaines, Arthur González est rédacteur en chef du blog El Heraldo Cubano.

 

Traduit de l’espagnol par Michel Taupin pour Cuba Si France

 

Source : El Heraldo Cubano

 


 

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