Faire travailler les « assistés » ?

Laurent Wauquiez a soutenu la création du RSA il y a tout juste deux ans, alors qu’il était ministre de l’Emploi. Aujourd’hui, il veut y ajouter une contrepartie : 5 heures de service social par semaine. (Nicolas Krief/AFP)

Une tribune pour ceux à qui on ne demandera pas leur avis sur cette future loi. 


 

 

Akyliss – 36 ans – Lons-le-Saunier

 

 

 

 

Certains retraité touches 450€ par mois, le rsa pour une personne seule est de 410€ alors c’est quoi la différence d’être une personne qui a travaillé toute sa vie pour qu’a la fin elle touche 450€ de retraite par mois et une personne qui ne travaille pas et qui touche 410€ par mois ?

 

Ce gouvernement veut faire cracher tous les faibles, la classe moyenne, et ceux qui sont dans la misère, et comme c’est la majorité en France les économies seront immense et bien entendu les riches on y touche pas !


 

Wayheme – 25 ans – Lyon

Moi je propose à ce ministre d’être utile 5 heures par semaine en contrepartie de sa paye.

 

Benj – 30 ans – Bourg St Maurice :
Pour faire des économies, suffit de demander aux pauvres.

Etant un futur « assisté », je trouve ce projet intéressant. Mais pas dans sa version actuel ! Voici mon projet : 5 heures hebdomadaire de service social par bénéficiaire du RSA (touchant approximativement 450€ mensuel), 7 à 8 « assistés » sont nécessaire pour remplacer notre cher ministre touchant un salaire mensuel de 10.800€ net (+ ce qu’on ne connaît pas). Economie mensuel pour le contribuable = 7.200€ par mois.

Cette économie permet dès à présent de rémunérer 16 « assistés » supplémentaires permettant de remplacer 2 autres ministres ! En tout, 256 « assistés » suffisent à remplacer les 32 membres du gouvernement (qui ne feront pas moins mal leur travail que les actuels), pour une économie net d’environ 240.000€ mensuel ! Le tour est joué ! Pour faire des économies, suffit de demander aux pauvres. C’est notre métier et nous le faisons bien !


Pascal – 55 ans
Je vous présenterai deux de mes amis : Le Réverbère et Guillotin

Monsieur Wauquiez,

Je me prénomme Pascal, quarante-et-un ans dans quelques jours. Je ne suis pas un Rsaste, du moins pas encore. J’enfilerai le costume prochainement. Suite logique du parcours d’assistanat dans lequel je me repais : 

Chômeur. Pardon, demandeur d’emploi indemnisé, puis bénéficiaire de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et enfin, par mon goût immodéré du profit facile, allocataire du RSA. Victoire ! Victoire ? Non. Rien n’est encore fait.

Malgré mes efforts répétés et acharnés, le but ultime, la jouissance pure de l’oisiveté totale rémunérée ne m’est toujours pas accordée. En effet, sous la forme d’un contrat unique d’insertion (CUI) de vingt heures par semaine, le travail sape mes ambitions. Fort heureusement ce dispositif est limité dans le temps à vingt-quatre mois. Patience donc. Dans un an c’est la quille. Dispositif au demeurant aussi utile dans la lutte contre le chômage qu’une pelote à épingles pour une opération à cœur ouvert. Mais cela vous le savez.

Entendons-nous bien Monsieur ! Il fût un temps, une autre vie, de celle à trente-neuf heures par semaine, une vie faite de bruit et de poussières, d’accidents du travail, de patrons fourbes et cruels (si, si…) à qui j’arrachais de haute lutte le salaire mirobolant de 1080 euros net mensuel, et ce, muni d’un bac-pro accouplé à dix-neuf ans d’expérience. Cet autre temps ne laissant le soir que le goût de l’humiliation et l’harassement physique et psychologique de l’exploitation. Frustration, régression, néant, mort-vivant en somme. « Mortes couilles » ! M’écriai-je un jour. Il suffit ! Cette vie d’un temps, ce temps d’une vie, c’est à moi !

Ce propos difficilement intelligible pour mes propres parents, qui par pure croyance m’ont élevé dans le culte du travail et à contrario dans l’inculture de la lutte des classes, doit, à la vue de votre lignage vous paraître outranciers voire outrageant. Je m’en fiche. Je rajouterai même une épaisseur à votre indignation en vous disant que j’ai quatre enfants et qu’il y en aura d’autres. Voyons monsieur. Comment croyez-vous que j’arrondis mes fins de mois si ce n’est avec les allocations familiales ? Et puis j’ai du temps. Pour les concevoir et les accompagner dans leur vie. Tout le plaisir de l’oisiveté totale rémunérée.

Je ne parviendrai jamais monsieur Wauquiez, quelque soit mes louables efforts, à atteindre le haut niveau, véritable sommet himalayesque, d’assistanat, de profit, et pour dire vrai de pillage, auquel vous et vos comparses capitalistes vous vous adonnez.

Viendra le jour où je vous rendrai visite. Si ce n’est pas moi, ma descendance et si ce n’est pas à vous, à vos successeurs. Je vous présenterai deux de mes amis, monsieur Le Réverbère et monsieur Guillotin. Des gens très bien. Au revoir et à bientôt.

Pascal, anticipateur actif de retraite.


 

Claude – 55 ans – Bourges
Les grands assistés ne sont par contre eux jamais désignés

Je vis avec 400€ par mois, mais c’est déjà trop pour Wauquiez et sa bande de casseurs sociaux. Il faudrait encore donner cinq heures de travail par semaine. Et pour faire quoi ? Tiens, il y aurait du travail soudain !

Et comment se fait-il que le politicien Villepin Dominique propose dans son programme de campagne présidentielle une allocation universelle de 800€ mensuel ? C’est donc possible. Où est le problème ?

A 55 ans je ne me fais aucune illusion sur mon « avenir professionnel » et il y a longtemps que je me suis habitué à vivre avec l’aumône qu’on me fait, plus la débrouille. Le travail de sape et de culpabilisation entrepris depuis des années par les gouvernements UMP-PS a produit ses effets sur les esprits. Désignation de boucs émissaires, profiteurs, feignants, etc.

Les grands assistés ne sont par contre eux jamais désignés. Les banques, la « grande presse », les grandes entreprises exonérées de charges sociales, les grandes enseignes commerciales qui nous vendent à prix d’or le peu dont nous avons besoin pour manger. Avec peu, vous ressentez terriblement les augmentations de prix. La spéculation sur la misère est devenue un sport mondial et ceux qui en retirent les bénéfices devront désormais trembler.

Je voudrais dire à mes semblables qui se sentent abandonnés que l’on peut résister de nombreuses manières. Couper la télé par exemple, faire pousser quelques légumes, prendre un abonnement internet à deux ou à trois, lire, se cultiver, réfléchir sur notre environnement et les moyens de le changer, même de manière imperceptible… Pour celles et ceux qui veulent rester dans la légalité… Nous ne pouvons compter sur aucun syndicat, vendus depuis longtemps au capital, ni sur les politiciens qui ont confisqué en 2005 le vote des français. Nous devons compter sur nous-mêmes. La révolution arabe en est un bon exemple. Nous sommes le grain de sable.

Bon courage à tous.

 

Vincent – 44 ans – Tours
Cette histoire c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Non mais qui c’est ce con de ministre qui touche 17 000 euros par mois, de mon pognon, et qui traite les pauvres d’assistés ! De même pour Copé, l’argent de l’UMP, c’est de l’argent publique. Et Luc Ferry qui touche 4500 euros sans rien faire, qui ne trouve rien de mieux pour se justifier que d’expliquer que c’est tout à fait normal, qu’ils sont des milliers dans son cas ! Des milliers à toucher 4500 euros sans rien faire, n’est-ce pas de l’assistanat caractérisé ?

Si l’on doit faire 5 heures par semaine pour 400 euros perçus par mois, alors Ferry devrait faire 55 heures par semaine et Wauquiez plus de 200 ! (une semaine n’en comptant que 168 !) J’ai bossé durant 20 ans, en tant que guide de montagne, commerçant indépendant puis chef d’entreprise de neuf salariés, j’ai cotisé 20 000€ de charges salariales par trimestre… Pas d’indemnités de chômage pour les « indépendants », je touche 400 euros par mois de RSA… Je ne le voulais pas, c’est une assistante sociale zélée qui m’a tanné pour que j’en bénéficie. Ils peuvent me le retirer, je n’en ai rien à foutre, mais il est hors de question que je reprenne le travail et paie des impôts, des charges, des taxes tant que mon pays bombardera des populations civiles à l’uranium de guerre.

Je prône la désobéissance civile, la grève générale. Encore moins question donc que je collabore 5 heures par semaine avec une administration corrompue par des assistés à 17 000 euros par mois. Ces types sont des maffieux, des criminels de guerre, des pilleurs en col blanc, qu’ils aillent se faire foutre avec leurs miettes ! Non mais ! Et j’aimerai bien connaître le chiffre du total des versements RSA, et le comparer au coût de la guerre en Afghanistan ? En Côte d’Ivoire ? En Libye ?

 

Marr – 46 ans – Bordeaux
Diviser pour mieux régner !

Le gouvernement s’en prend aux immigrés, même si ces gens ont de bonnes raisons de quitter leur pays d’origine, conflits politiques, guerres, etc. et sont devenus les boucs émissaires de tous nos problèmes liés à l’emploi, parait-il ! Maintenant, nous allons diviser pour mieux régner !

Ah ! Quelle jolie étape que de juger, critiquer, estimer ou pas son voisin en fonction de sa profession ou du fait qu’il soit un chômeur ! Percevant ou pas le RSA ! Ainsi, et cela se passe déjà, il y a des gens « biens » et d’autres vraiment à éviter ! Nous parlons dans un pays démocrate ! Bravo ! Le but est atteint pour nous manipuler comme des marionnettes !

 

Blanqui – 32 ans – Rennes
Le peuple est à bout. Ne le provoquez pas.

Monsieur le soi-disant représentant du peuple,

La chasse aux fraudeurs et aux assistés, que vous créez par la soumission de l’Etat à des organismes internationaux, ont pour effet de détruire les emplois. Cela ne coûte que 800 millions à l’Etat par an ! Une paille selon même Le Figaro qui reconnaît « que les assistés ne nous coûtent pas cher » (parlant des personnes qui reçoivent le maigre et chiche filet de sécurité qui empêche encore l’Europe occidentale de ressembler aux Etats-Unis, votre modèle).

Par contre qui vous a autorisé à bombarder les Libyens, Afghans, intervenir en côte d’Ivoire et autre OPEX (opérations extérieures) ? Certainement pas le peuple. Le budget de la guerre (officiellement « la Défense ») représente 45 milliards de NOS impôts. Qui vous a autorisé à dilapider notre argent en bombes et en kérosène pour un résultat catastrophique ? Qui vous autorise à garder une force de dissuasion aussi disproportionnée à nos frais ? Le TPE vous oblige à faire disparaître l’arme atomique. Qui vous autorise à donner 3 milliards d’avantages fiscaux aux fils et filles de riches pour qu’ils réussissent mieux que les enfants d’assistés ? Qui vous a autorisé à faire ces choix ? Certainement pas le peuple ni la démocratie représentative dont les caciques ne représentent plus que leurs intérêts ou ceux des entreprises qui les financent.

Monsieur Wauquiez, vous savez que vous n’avez plus aucune légitimité, ni vous, ni le gouvernement ni le président ni les députés ni les sénateurs, ni les journalistes. Un bon conseil monsieur Wauquiez, laissez les "assistés" tranquilles sous peine de les voir ressortir la guillotine. Le peuple est à bout. Ne le provoquez pas.


 

Gezno – 39 ans
Comparons le problème du RSA à l’affaire DSK…

Le problème évoqué par L. Wauquiez est le suivant : est-il juste de verser une allocation à quelqu’un de parfaitement valide, suspecté de ne faire aucun effort pour trouver du travail ?

Même si cela peut paraître saugrenu ou déplacé, on peut comparer le problème du RSA à l’affaire DSK… Est-il juste d’emprisonner à vie un être humain « suspecté » d’être l’auteur d’un crime sexuel ? La question, formulée ainsi, oblige généralement les personnes interrogées à réagir à chaud et à chercher des réponses « raisonnables » : sans preuve de ce que l’on avance, le bénéfice du doute devrait aboutir à un acquittement. D’aucuns attribueront à l’accusé une tête de coupable. La question de la prison à perpétuité en soi arrive en second lieu dans le débat, qui est déjà mal parti du fait qu’il y a un doute sur la culpabilité du prévenu. Le débat débouchera de ce fait dans le vide.

Maintenant, remplaçons le terme « suspecté » par « reconnu coupable de ». Là, les avis des uns et des autres seront beaucoup plus tranchés, car c’est la question de la prison à vie, en soi, qui sera au centre du débat : pour ou contre ? Si on est pour, alors pour quel crime ? Pour quel type de criminel ?

Evidemment on peut avancer que le sujet du RSA est moins grave, pourtant il est toujours très grave d’accuser les gens sans preuve. Justement, revenons sur le postulat de départ de Laurent Wauquiez : les bénéficiaires du RSA s’en sortent mieux financièrement que les smicards. Dans un souci de justice, en l’occurrence de solidarité avec les courageux smicards, il faut remettre ces bénéficiaires au travail, même quelques heures par semaine, pour les faire participer à l’effort national. Si on concrétise ce projet, c’est qu’on admet que les titulaires du RSA, dans leur ensemble, ne cherchent pas de travail. Donc, de « suspectés », ils sont devenus « reconnus coupables de ». Pourtant, il a suffi d’empiler deux réalités sociales différentes (les smicards travaillent, les bénéficiaires du RSA n’ont pas de travail), pour dresser un faux constat d’injustice sociale. Il se peut que le pire dans tout ça, c’est que Wauquiez arrive à point pour balancer ses petites phrases perfides : les gens sont sans doute prêts pour ce genre de discours, qui leur rappelle qu’ils peuvent se réjouir d’avoir pu conserver tant bien que mal leur emploi payé au lance-pierre, on va rétablir la justice en faisant bosser les pauvres gratuitement.

Vous pouvez toujours rentrer dans le débat technique qui consiste à démontrer que le temps passé sur le travail bénévole empêche une vraie recherche d’emploi, ou que le RSA est quand même moins intéressant financièrement que le SMIC : les riches ne comprendront pas de quoi vous parlez, et les prolos continueront à serrer les fesses… Jusqu’à ce que ces derniers n’arrivent plus à remplir le caddie chaque semaine. Pour l’instant les supermarchés tournent encore…

C’est pourquoi, pour ma part, j’irai beaucoup plus loin que M. Wauquiez : suppression de toutes les prestations sociales, sans exception ! Chiche… Cela remettrait peut-être tout le monde d’accord sur l’intérêt de ces fameuses prestations…


8119 – France

1. Le RSA sert à sauver la vie de certaines personnes.

2. S’il faut être en colère, c’est le citoyen qui doit l’être envers l’Etat et non l’inverse.

3. Accepter des stages non rémunérés a été l’amorce de ce type d’esclavage : les entreprises sont toujours demandeuses de salariés à ne pas payer.

4. L’emploi forcé laisse à croire que le non emploi est un choix, alors que c’est un préjudice.

5. On devrait juger l’efficacité et l’utilité du travail de ceux qui ont des idées aussi totalitaires, et les condamner au RSA si en effet leurs idées sont nulles ;

6. Les « assistés » rendent intégralement leur argent à la société dans le mois qui suit, 20% sous forme de TVA qui revient à l’Etat directement, et le reste fait tourner le commerce.

 

Anonyme
Je suis un assisté, comme 100% des Français.

Qui n’est pas assisté en France ? Celui qui est au RSA, que la société soutient en attendant qu’il retrouve un hypothétique travail ; celui qui pointe à Pôle Emploi avec la peur au ventre de se retrouver au RSA ; Celui qui est salarié, qui bénéficie de son assurance maladie, de son assurance chômage, de l’école (encore gratuite) pour ses enfants ; celui qui est handicapé, qui touche une allocation spécifique ; celui qui est patron, qui obtiendra de l’Etat nombre d’aides pour embaucher du personnel ; celui qui est agriculteur, qui est subventionné par Bruxelles….

Obliger les personnes qui sont au RSA à des travaux, fussent-ils prétendument d’utilité collective, c’est enlever ce même travail à des chômeurs. Quelle collectivité, quelle entreprise résistera à la tentation d’employer chaque semaine dix personnes au RSA gratuitement plutôt que d’embaucher un chômeur en fin de droit et de le payer ?

Il y a ceux qui critiquent les assistés et qui sont les plus assistés de tout le système : les patrons du CAC 40, avec parachutes dorés et retraites bonifiées, stock options et autres avantages fiscaux. Les patrons du CAC 40 et leurs serviteurs ministres et députés. Tient donc, ministres et députés, voilà encore des assistés : couverture maladie hors norme, impunités diverses, retraites à vie et à taux plein pour quelques mois ou quelques années dans leur fonction, hauts fonctionnaires entrés en politique avec l’assurance de retrouver leur poste…. Qui est vraiment assisté dans ce pays, Monsieur le Ministre ?

 

Bojackoh – 30 ans – Martigues

Au chômage depuis presque un an, étant en fin de droit et n’ayant toujours pas trouvé de travail, je vais bientôt me retrouver au RSA. Je serai ravi d’effectuer quelques heures de ménages auprès de M. Wauquiez avec mon BAC+3 décorateur d’intérieur, je pense avoir toutes les qualifications pour ce genre de travail chichement rémunéré… Ou peut-être aurait-il besoin d’un chauffeur, d’un esclave ?

 

Julien Lepers  – France
Qui suis-je ?

Je bénéficie de millions et de milliards de subventions, je suis entouré par des dizaines de conseillers qui me disent quoi faire, comment faire et quand le faire. Je ne connais de liberté que le contrôle et le conformisme à l’idéologie qui me sert de béquille. Seuls le profit et la rentabilité de mes actions m’intéressent, mon respect n’est que pour ceux dont je pense pouvoir obtenir davantage d’argent ou de pouvoir. Sans cette admiration, sans ce pouvoir, sans la domination que j’exerce et l’autorité que ceux qui m’entourent me confèrent je ne suis rien qu’un être humain quelconque, aussi médiocre que ceux que je prétends guider vers la liberté. Je suis, je suis, je suis… un véritable assisté.

 

Une assistée – 29 ans – Paris
Culpabilisation !

Le rsa est un droit ! C’est une mesure prise il y a maintenant plus de vingt ans pour protéger les individus face à un marché de l’emploi qui laissait une tranche de la population active de côté. Plutôt que d’avouer l’échec du système capitaliste qui continue à opprimer et laisser de coté les gens, Sarkozy préfère culpabiliser et diviser les gens.

Le pantin des grands patrons préfère par contre faire de beaux cadeaux financiers aux plus riches ! Et évidemment ce que retient le citoyen qui s’informe et ne réfléchi qu’à partir des médias de masse, ne retient qu’une chose : les « méchants profiteurs du RSA pourraient travailler un peu, ce sont des assistés ». Je travaille et perçois en même temps le rsa, j’ai de longues études derrière moi qui ne sont pas reconnus par le système actuel : la sociologie n’intéresse pas ! Je considère que ce complément est un droit car le système actuel me laisse a la marge et ne permet pas de m’intégrer avec un emploi a temps complet et encore moins en CDI.


Didier
Mais quand le peuple s’éveillera, les politiques trembleront.

Agé de 49 ans, et travaillant depuis l’âge de 18 ans avec 18 mois d’interruption depuis, j’ai subi de plein fouet la crise financière fin 2008 et a commencé à ce moment un long et pénible périple qui n’est pas près de s’arrêter.

Décidant à ce moment que c’était pour moi l’occasion de changer d’orientation, j’ai, après le délai d’un mois  et demi, pu entamer un bilan de compétences approfondi qui a duré lui-même un bon mois alors qu’il aurait pu se faire en  48 heures.

 Suite à ce BCA, il fut établi que mes compétences et aptitudes se situaient dans le domaine technique, et plus précisément celui de l’informatique. J’entamais donc immédiatement une recherche de formation dans ce domaine, et à force de  détermination et de motivation, fut convoqué à effectuer une série de tests afin de pouvoir entrer en formation qualifiante.

Suite à cette série de tests me fut proposé, une remise à niveau, pour accéder à cette formation, car, bien sur, le niveau en maths et en logique n’était pas à son niveau maximum.

 Après quatre mois et demi et un stage en entreprise, les tests ont révélé que j’étais apte à suivre cette formation. Ravi et optimiste, je déchantais vite lorsque l’on m’annonça un  délai minimum de 18 mois et 36 mois maximum pour entrer en formation.

 Je tiens à signaler qu’à ce jour, après 26 mois, je n’ai toujours aucune nouvelles ni de loin ni de près.

Je ne parle pas des refus d’obtention de financements et d’aides pour effectuer d’autres formations plus rapides, l’intérêt étant de gagner du temps.

Il m’a été proposé une participation de 600€ pour une formation qui coute 8000€ à condition de trouver une entreprise qui accepterait, bien sur, de m’employer  sans formation…Un vrai délire !

J’ai également accepté de travailler en sachant que je perdrais plus du tiers de mes allocations, et après plus d’une année d’attente ai eu la surprise de recevoir un mail du GRETA, qui proposait une formation gratuite de diagnostiqueur immobilier d’une durée de six semaines…( Quelle aubaine), seulement cet organisme m’annonçait que cette formation ne serait plus cautionnée par Pole Emploi alors qu’elle est génératrice d’emploi, ce qui est complètement paradoxal.

Encore et toujours une désillusion…

Alors aujourd’hui, quand je voie des gens qui bossent quarante heures par semaine pendant quarante ans, pour toucher 400€ au moment de leur retraite, alors que le droit à l’asile permet à n’importe quel étranger de toucher 712€ par mois, à la condition qu’il n’ait jamais travaillé sur le sol Français, (Ni même peut être ailleurs…), ca me fout les boules. (Pardonnez-moi l’expression).

Comment trouverait-on brutalement des postes à pourvoir, notamment dans les communes, même 5 heures par semaine, pour des centaines d’individus, alors qu’aucun  poste à temps complet n’est jamais proposé ??? Et encore moins atteignable…

Curieux non ?

Les assistés, comme ils les appellent, le deviennent par la force du laxisme observé par nos chers gouvernants qui n’ont qu’en point de mire que de faire appliquer cette fabuleuse parole qu’avait prononcé Marie ou Catherine de MEDICIS…Il faut diviser pour régner…

C’est à mes yeux un détournement pur et dur que devront supporter tous ces milliers de personnes qui n’ont qu’un seul objectif : Retrouver un emploi réel, et non pas des solutions transitoires qui permettent de faire baisser les statistiques du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A.

Il serait, à mon avis, intéressant de parier sur le fait, que ces chiffres baisseront encore de façon significative quelques mois avant les futures élections présidentielles.

A force de tirer sur la ficelle, elle finit par casser, et il me semble  que la révolution Française avait démarré suite à une parole prononcée par Marie Antoinette.

« Le peuple n’a plus de pain ? Qu’ils mangent des brioches ».

On sait ce qu’il en est advenu ensuite.

Jules VERNE a dit un jour quand la chine s’éveillera, le monde tremblera.

Mais quand le peuple s’éveillera, les politiques trembleront.

 

Illuminé – 39 ans – Nanterre

Bonjour, si vous avez du travail à donner aux personnes qui sont au RSA, pourquoi ne pas donner ce même travail aux personnes qui sont au chômage et ainsi réduire ne nombre de chômeurs dans notre pays ?

Merci de votre réponse Monsieur le Ministre.

 

 Source: investigaction.net