Réponse de Michel Collon aux calomnies de Luc Michel, le fasciste qui crie "Au fasciste!"

Certains d’entre vous ont pu recevoir un mail intitulé «Belgique France: les dérives rouge-brunes». J’y suis accusé de collaborer avec des réseaux d’extrême droite (sic)!

Ces calomnies grotesques émanent de Luc Michel qui dirige un groupe fasciste, le «Parti Communautaire national – européen». Ce qui est intéressant, c’est d’éclairer les tactiques bizarres employées par certains mouvements fascistes pour se déguiser et tromper des jeunes.

Merci donc de diffuser ma mise au point à ceux qui auraient reçu ce torchon de mail !

Mise au point:

Luc Michel est d’une totale mauvaise foi. Il avance deux «preuves» de ma collusion avec l’extrême – droite:

1. La présence d’un certain Marlaud, personnalité d’extrême droite, parmi les personnes ayant reçu mes mails. Il faut savoir que je diffuse régulièrement infos et analyses par Internet. N’importe qui peut demander à s’inscrire sur cette liste qui compte environ dix mille destinataires, après dix années d’action anti-guerre et de voyages dans de nombreux pays. Il faut être particulièrement malhonnête pour supposer que j’aurais les moyens de vérifier l’identité et le passé de dix mille personnes.

2. L’autre «preuve» serait le fait qu’un site fasciste (voxnr) s’est permis de reprendre un de mes articles qui a largement circulé sur Internet. Mais je ne suis pas le seul auteur de gauche victime de ce genre de détournements. Et, comme à chaque fois, je viens d’exiger qu’il cesse immédiatement.

Luc Michel est le roi des hypocrites. Il sait très bien que partout où je vais, je refuse d’être en que ce soit mêlé à une intervention de l’extrême droite. Même quand un Le Pen fait semblant de soutenir telle ou telle résistance à l’impérialisme US. D’ailleurs, l’acharnement de Luc Michel vient précisément du fait que j’ai dénoncé ses tentatives de s’infiltrer dans des mouvements internationaux opposés à l’attaque de l’Otan contre la Yougoslavie et d’y créer une confusion «rouges-bruns». C’est pour cela qu’il m’en veut.

Luc Michel est le fasciste qui crie «Au fasciste!», comme nous allons le voir…

Qui est Luc Michel ?

«Créé en 1983 à partir de la section belge de Jeune Europe , le PCN se veut l'héritier du national-bolchévisme du collaborateur belge Jean Thiriart . (…) Luc Michel, actuel leader du PCN, est l'ancien correspondant de la FANE (ex-parti nazi) en Belgique.] « (site réseau Voltaire.)

L’Etat français classe le PCN parmi les organisations d’extrême droite, mais ce groupe fait tout pour échapper à cette qualification : verbiage «progressiste», accusations contre certains groupes fascistes (en réalité surtout pour des raisons de rivalités), allant même jusqu’à des éloges envers Marx, Lénine ou Che Guevara, bien entendu dénaturés et tirés de tout contexte ! Une tactique pour favoriser l’entrisme ou la manipulation de jeunes révoltés sans formation politique.

Consultable sur son site, le manifeste du PCN est très éloquent par sa prose typique de l’extrême – droite, mais au service d’un courant fasciste opposé à l’impérialisme US. Il revendique la création d’une sorte de «Très Grande Europe» annexant la Russie et le Maghreb». Extraits :

L'EUROPE AUX EUROPEENS !

«Jean THIRIART développe le thème de la dimension vitale des Etats nécessaire pour garantir leur indépendance et qui requiert à l'époque moderne la taille des états continentaux. Théoricien de l'Etat unitaire paneuropéen, Thiriart, face à la superpuissance américaine, plaide pour la fusion de la Russie (sur ses frontières sibériennes en Orient) avec l'Europe occidentale dans le cadre d'un Empire unitaire allant de Reykjavik à Vladivostok et du Groenland au Sahara.

L'important étant de donner à l'Europe la Morale qui lui manque, l'Ethique et l'Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d'être maîtres chez nous. La liberté est garantie par la force. L'Europe doit être aux Européens.

L'unification de l'Europe ne pourra se faire qu'autour de plusieurs moteurs : une mystique – la Nation européenne, une volonté politique – l'Etat européen, seul capable d'assurer la puissance et la force -, des moyens, en particulier un parti unique ayant la DIMENSION EUROPEENNE.

FIN DE CITATION

La «dimension vitale des Etats», c’était le langage d’Hitler. Très logiquement, en octobre 2000, Luc Michel a appelé à voter pour le parti fasciste flamand Vlaams Blok.

La place de Luc Michel est dans les poubelles, et il est normal que ses méthodes en aient les odeurs!

Michel Collon

Luc Michel, continuateur de Thiriart, est un fasciste de la «Très Grande Europe»

HERWIG LEROUGE

Luc Michel est le continuateur de Thiriart créateur des organisations facistes Jeune Europe. Idélogue de la «très grande Europe» A propos de Thiriart, il écrit sur le site du PCN :

«Fondateur de l'"Ecole euro-soviétique" au début des Années 80, Jean THIRIART développe le thème de la dimension vitale des Etats nécessaire pour garantir leur indépendance et qui requiert à l'époque moderne la taille des états continentaux. Théoricien de l'Etat unitaire paneuropéen, THIRIART étudie les causes de l'échec de l'Union Soviétique, qu'il pressent dès 1980 et dont il stigmatise le fédéralisme. Face à la superpuissance américaine, il plaide pour la fusion de la Russie (sur ses frontières sibériennes en Orient) avec l'Europe occidentale dans le cadre d'un Empire unitaire allant de Reykjavik à Vladivostok et du Groenland au Sahara.

2. THIRIART développe sa thèse sur la construction de l'Europe contre les Etats-Unis et son bras armé de l'OTAN. L'Europe unitaire se fera dans le cadre d'une guerre de libération nationale contre l'occupant américain et ses collaborateurs "européens".

3. THIRIART insiste sur la nécessité de l'organisation économique de l'Europe sur une base autarcique, reprenant les théories de Friedrich LIST.

4. THIRIART dénonce les vues limitées des politiciens européens, qui à la suite du général de Gaulle, envisagent une Europe tronquée jusqu'à l'Oural. L'Empire européen devra inclure la Sibérie et l'extrême-orient ex-soviétique.

5. THIRIART s'en prend aux conceptions de l'Europe basées sur la religion ou des théories pseudo-racistes. Ce sont les impératifs de la Géopolitique et de la Géoéconomie qui déterminent les dimensions de la Grande-Europe et par-là les populations qu'elle unifiera dans un Etat unitaire. Pour lui, par exemple, la Turquie c'est aussi l'Europe. Il insiste à ce sujet sur l'exogamie au sein de peuple européen.

THIRIART qui conçoit l'Empire européen comme une nouvelle Rome, la quatrième Rome qui fait écho au concept messianique russe de la "troisième Rome" (Moscou après Rome et Byzanze), expose la nécessité de faire de la Méditerranée un Lac européen, une nouvelle "Mare nostrum". Dans sa conception géopolitique de l'Europe unifiée, les deux rives de la Méditerranée, avec leurs populations, font partie de l'Europe, dont les frontières sud sont sur le Sahara. »

Michel a donc été le correspondant en Belgique du groupe nazi FANE en Belgique.

L’anti-américanisme de ce courant ne sert qu’à la propagation de leur «Très Grande Europe», de l’Atlantique à l’Oural. Un thème cher à Hitler. Leur Europe ne peut être, dans les circonstances actuelles, que l’Europe allemande. Ils combattent les régionalismes européens qui s’opposent à l’intégration européenne. Mais ils soutiennent les régionalismes qui s’intègrent à l’Europe (L'organisation de cet Etat européen en Provinces ou en Régions (s'appuyant essentiellement sur des critères géo-économiques) disposant d'une autonomie de gestion, et culturelle).

Cette vue est celle de la droite allemande qui soutient ce genre de régionalisme à travers «l’association des régions frontalières européennes», exemple l’eurégio, «l’assemblée des régions d’Europe» et autres.(1)

Au lieu du racisme flamand ou français, ils propagent le racisme européen : «L'important étant de donner à l'Europe la Morale qui lui manque, l'Ethique et l'Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d'être maîtres chez nous». En n’hésitant pas à utiliser les mêmes slogans que le Vlaams Blok ou Agir.

Leur antifascisme n’est que de façade. C’est une lutte contre d’autres courants fascistes. Ils ne soutiennent la résistance de Saddam ou de Milosevic que dans la mesure où ils se tournent contre les USA. Ils ne défendent pas l’indépendance de ces pays face à tout impérialisme.

(1) Voir «Minorités et régionalismes» de Pierre Hillard (Éd. François-Xavier de Guibert,2001, pp. 233 et suivantes)