Réponse à Forbes

Fidel :"Je les défie, les assigne en justice : si Forbes démontre que j'ai cette fortune, je renonce à mon poste".

Aujourd'hui, le président Fidel Castro affirme ressentir du dégoût et de la répugnance pour les calomnies contre sa personne, publiées par la revue américaine Forbes, mais il a dit que sa réponse a pour but d'informer le peuple cubain.

"L'objectif est que le peuple s'instruise", a souligné le mandataire, en paraissant devant la radio et la télévision cubaine au côté de plusieurs dirigeants du gouvernement.

Forbes faisant partie des groupes de pouvoir américains, a diffusé dans un numéro récent, un article dans lequel Fidel est situé parmi les dix dirigeants les plus fortunés du globe.

Il a commenté qu'il s'agit d'une campagne destinée à discréditer la Révolution et ses leaders, je pense qu'il faut demander la réponse à des personnalité comme le ministre de la Banque Centrale de Cuba, Francisco Soberon.

Egalement, ajoute le chef de l'Etat, il a été décidé qu'interviendraient le ministre de la culture, Abel Prieto et l'historien de la ville de la Havane, Eusebio Leal, qui dans le cadre de la culture ont mobilisé la solidarité d'intellectuels amis de l'île.

Cependant l'article de Forbes insinue que la supposée fortune du président cubain provient des revenus du secteur biotechnologique, donc comparaissent aussi les scientifiques Concepcion Campa et Augustin Lage.

Campa, professionnelle préstigieuse et reconnue dans et hors de l'île, se distingue dans la production de vaccins et autres médicaments, et est présidente directrice générale de l'Institut "Finlay" (Centre d'Investigation et Production de Vaccins et Serums) depuis 1989.

Lage de son côté dirige le Centre d'Imunologie Moléculaire de Cuba, aussi consacrée à la production scientifique, en particulier de divers médicaments pour combattre le cancer.

Le mandataire a montré qu'il a réfléchi s'il convenait ou non de répondre aux mensonges diffusés par l'article. En 2004, il a décidé de reporter la réponse puisqu'il avait des sujets plus importants et ne pouvait pas se détourner.

"Cela me dégoûte, me répugne" commente le leader cubain, il a indiqué qu'il n'a pas pensé à se défendre "de la poubelle et la porcherie qu'ils disaient".

Cependant, il a insisté pour que la Révolution ne fasse pas cas des calomnies et des mensonges, mais il était nécessaire de démasquer la source(l'esencia) et les propos de la publication américaine.

Fidel a utilisé un terme de base-ball pour affirmer: "ils m'ont mis une petite balle de celle que je vais tirer au centre du terrain".

Le président cubain a marqué la différence(distance) de personnalités entre lui et l'ex-président zaïrois maintenant mort Mobutu Sese Seko, à qui a été attribué une fortune de 40 millions de dollars, "et quantité de millionnaires de ce type, ces voleurs et pilleurs que l'empire a allaités et protégés là-bas."

Il a reconnu qu'il n'était pas né totalement pauvre, puisque son père possédait des terres qui, au triomphe de la Révolution, en 1959, furent données aux paysans. "Toute ma fortune, Monsieur (Georges W.) Bush tient dans la poche de votre chemise", a-t-il fait remarquer.

FORBES

Forbes, le propriétaire de la revue qui a calomnié Fidel Castro, est un magnat des médias, lié au groupe fasciste qui est au pouvoir aux Etats-Unis et à la CIA, a affirmé aujourd'hui le ministre cubain de la culture, Abel Prieto.

Il a assuré que c'est un exemple de manipulation de l'opinion publique et de désinformation, "Forbes est un de ceux qui manipulent l'opinion publique, il n'a pas seulement de l'argent, mais aussi des idées de droite et poursuit la tradition fascistoïde et néoconservatrice qui a sa plus grande expression en Bush et sa bande", a-t-il assuré.

Le ministre a expliqué qu'il a réalisé une recherche d'informations et trouvé "des centaines d'exemples de mensonges qui ont été utilisés avec des propos politiques pour sataniser l'adversaire ou laver l'image des barbaries que commet l'empire".

"Il y a un circuit où circule le mensonge pour le légitimer" a indiqué Prieto, qui a parlé de la forme avec laquelle les moyens d'informations sont utilisés pour manipuler les gens dans le monde et essayer de discréditer l'île.

"Il n'y a rien de matériel dans l'histoire de Fidel. Ils ont mal choisi le millionnaire", a dit Abel Prieto.

AUCUN FONCTIONNAIRE CUBAIN NE PEUT AVOIR DES COMPTES PERSONNELS A L'EXTERIEUR

La revue n'a pas de preuve de la supposé fortune de Fidel. Il s'agit d'une "faute de professionnalisme et de scrupules" de Forbes, a signalé Francisco Soberon. Le président de la Banque Centrale de Cuba a douté du sérieux de la méthode pour estimer la fortune de Fidel Castro.

"Ils'agit d'une action évidente des services secrets des Etats-Unis", a-t-il exprimé. Soberon a expliqué les mécanismes de contrôle interne à l'île, par exemple l'impossibilité que les entreprises (CIMEX ou n'importe quelle autre) aient accès aux dollars.

"C'est totalement improbable que quelqu'un de la haute direction de la Révolution… puisse disposer de comptes personnels à l'extérieur" a-t-il assuré. Fidel est un exemple d'honnêteté et de propreté, a déclaré Soberon.

Traduction Laetitia Stojilkovic