Lisez donc cette fausse nouvelle…

L’épidémie a commencé par frapper les Etats-Unis lorsque quelques personnes sont décédées après un concert à Minneapolis. Puis, elle s’est répandue à Cincinnati et le FBI a commencé son enquête…

Un scientifique russe – voyou et l’armée irakienne étaient impliqués selon l’hypothèse du FBI. Dès lors, des mesures énergiques ont été préparées. Suzanne Spaulding, ancienne avocate de la CIA et de l’Intelligence Committee du Sénat, a déclaré: «Face à une attaque bioterroriste, les libertés personnelles seraient vite subordonnées à la nécessité de protéger le public. On prendra les mesures qu’on doit prendre, jusqu’à un certain point, et on se préoccupera plus tard seulement des beaux principes du droit

Quelles mesures?

1. Le président Bush est apte à imposer l’état d’urgence et la loi martiale et aussi à réquisitionner les Gardes nationales des Etats, a indiqué Michael Wermuth, responsable de la commission qui le conseille en matière d’attaques nucléaires, chimiques et biologiques.

2. L’armée sera autorisée à prendre le contrôle des villes concernées, pendant plusieurs semaines.

3. Le ministre de la Justice peut charger l’armée de remplacer la police et d’assurer le maintien de l’ordre. Les soldats pourront procéder aux arrestations, perquisitions, saisies et collectes de renseignements.

A la fin, le président a décrété la loi martiale sans que les terroristes aient été arrêtés.

Octobre 2001? Non, août 2001, car ceci était un «exercice», un scénario de simulation mis sur pied lors d’un séminaire de l’importante Association des Avocats américains (400.000 membres). Avec la collaboration des instances politiques et policières concernées (Associated Press, 3 août)

Scénario «imaginaire» sans aucun rapport avec les événements actuels? Chacun jugera. Mais la coincidence est quand même étonnante : un si bel «exercice» qui viendrait si bien à point si Bush devrait faire face à un renforcement du mouvement pour la paix (ce qui ne saurait tarder quand l’hystérie retombera).

Et puisqu’eux parlaient de peste et non d’anthrax, toute ressemblance avec la situation actuelle est impensable. De même que la question «A qui profite le crime?»