Libé ne désarme pas

Libération prend la tête d’une campagne anti-Chavez et contre-attaque avec une pétition.

Libération fait état de la polémique au sujet du « Credo antisémite de Hugo Chavez » dans son édition du 12 janvier, sur toute une page, preuve que l’affaire est importante pour ce journal. Il reprend des extraits de la réponse d’un journaliste de Caracas, Romain Migus, paru sur le site du Cercle Bolivarien de Paris, intitulé « Le venin de la désinformation ».

La réponse de J.H. Armengaud ne revient pas sur les affirmations de son premier article, mais donne comme argument qu’il n’aurait pas compris qui sont les « descendants de ceux qui ont crucifié le Christ ». Alors dans le doute, il en a conclu que c’étaient les juifs. Sans vouloir entrer dans des discussions théologiques qui ne sont pas notre rôle, on peut tout de même signaler que c’est son argument qui est antisémite.

Pour faire bonne mesure, il publie une pétition de l’opposition vénézuelienne, qui reprend les mêmes arguments en ajoutant simplement et sans aucune preuve à l’appui que ce n’est « Pas une déclaration isolée ».

Quant à Norberto Ceresole, dont il est beaucoup question dans les articles de Libération, il suffit d’interroger le site de ce personnage pour constater qu’il se plaint en 1999 d’avoir été dénoncé pour révisionnisme par Jose Vicente Rangel, qui était alors ministre des relations extérieures, et actuellement vice-Président du Venezuela. L’un des plus anciens amis d’Hugo Chavez.

La campagne de Libération tombe à point à quelques jours de l’ouverture du Forum Social Mondial à Caracas. Le pire est certainement encore à venir.

Marie-José Cloiseau