Le Parlement se prononce sur les [email protected]@ des films par la pub à la RTBF



Attention ! Personne ne nous informe clairement que tout n’est pas encore joué ! Ne vous laissez pas avoir par ce non-dit. ????



L’interdiction des coupures dans les films par de la pub et de la diffusion de spots pour les médicaments de comptoir (sans ordonnance) figurent dans le contrat de gestion actuel de la RTBF valable jusque fin 2011. Le gouvernement peut négocier des avenants à ce contrat avec la direction de la RTBF et les faire appliquer sans passer par un vote au Parlement.????


Par contre … et uniquement pour cette mesure peu populaire qui permettrait à la RTBF de ressembler encore davantage à RTL TVI ou TF1 (et de perdre encore combien de téléspectateurs déçus ?) en coupant ses films par des « pauses » publicitaires, il existe un autre texte complémentaire à modifier. Il s’agit du décret SMA (Directive sur les Services Médias Audiovisuels) qui concerne l’ensemble de notre audiovisuel. Or, pour faire évoluer celui-ci, il doit y avoir un débat et un vote au Parlement.????


Objectif : faire évoluer l’article 18, §2, 2ème alinéa qui prévoit jusqu’à présent que « (…) dans les services édités par la RTBF et par les télévisions locales, la publicité et l’autopromotion ne peuvent interrompre ni une oeuvre de fiction cinématographique, ni une oeuvre dont l’auteur veut conserver l’intégrité, ni une séquence d’un programme ».????


Est-il, dès lors, déontologique que la régie publicitaire du service public ait déjà informé ses clients des nouvelles possibilités publicitaires programmées par le gouvernement ? Elle leur a  indiqué dans un courrier, à propos des coupures dans les films : “… Cette mesure permettra aux annonceurs de bénéficier d’une offre d’écrans publicitaires réellement en phase…”!????


On va donc voir quels parlementaires PS, CDH, ECOLO ou MR vont oser s’abstenir ou voter pareille évolution. Certains vont sans doute argumenter en rappelant la crise  économique que nous traversons. Celle-ci a bon dos. Des alternatives existent pourtant. ????


En effet, plutôt que d’ouvrir encore davantage les portes de la RTBF aux annonceurs, d’autres économies peuvent être proposées. Par exemple, supprimer des émissions qui ne répondent à aucune obligation du service public. Elles sont généralement onéreuses à produire et sont diffusées pour attirer des cibles du public qui intéressent particulièrement les publicitaires. Entre les bénéfices qui se dégageraient de la suppression de la Formule1 (que le public peut suivre de toute façon sur TF1) et les rentrées des coupures publicitaires dans les films, pour beaucoup, le choix serait évident.


??Si les dés ne sont pas pipés, c’est pareil débat public qu’on est en droit d’attendre de l’Olivier et de l’opposition au Parlement de la Communauté Française.  ?


Source: envoyé par l’auteur. Son site: consoloisirs.be