La paix en Irak est une option

Les soussignés, amis de l’Irak, de France, Belgique, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Portugal, USA, Égypte, Suède et Irak, organisés dans le Réseau International Anti-Occupation (International Anti-Occupation Network (IAON)) et réunis à Le FEYT, France, du 25 au 27 août 2008, ont adopté la prise de position suivante. Cette déclaration témoigne de notre engagement en faveur d’une véritable fin à l’occupation et d’une paix durable en Irak.

27 août 2008

L’occupation américaine de l’Irak est illégale et ne peut être rendue légale. Tout ce qui a découlé de l’occupation est illégal et illégitime et ne peut pas trouver de légitimité. Ces faits sont incontestables. Quelles sont leurs conséquences?

La paix, la stabilité et la démocratie en Irak sont impossibles sous l’occupation. L’occupation étrangère est par nature opposée aux intérêts du peuple occupé, comme le prouvent les six millions d’Irakiens déplacés à l’intérieur et l’extérieur de l’Irak, l’assassinat planifié d’universitaires et de professionnels irakiens et la destruction de leur culture, et plus d’un million de tués.

La propagande occidentale tente d’accréditer l’absurdité selon laquelle l’envahisseur et destructeur de l’Irak pourrait jouer le rôle de protecteur de l’Irak. La crainte accommodante d’un “vide de sécurité” – utilisée pour perpétuer l’occupation – ne tient pas compte du fait que l’armée irakienne n’a jamais capitulé et constitue l‘épine dorsale de la résistance armée irakienne. Cette épine dorsale n’a pour seul souci que de défendre le peuple irakien et la souveraineté de l’Irak. De même, les projections sur une guerre civile ignorent le fait que la population irakienne, dans sa grande majorité, numériquement et par intérêt, rejette l’occupation et continuera de le faire.

En Irak, le peuple résiste à l’occupation par tous les moyens, conformément au droit international (1). Seule la résistance populaire peut être reconnue comme celle qui exprime et défend les intérêts du peuple irakien. Jusqu‘à présent, les USA sont aveugles à cette réalité, espérant qu’une “poussée diplomatique”, à la suite de la poussée militaire consituée par un véritable nettoyage ethnique, permettra de protéger le gouvernement qu’ils imposent à l’Irak. Quel que soit le président élu la prochaine élection présidentielle US, les USA ne pourront jamais atteindre leurs objectifs impériaux, et les forces qu’ils imposent à l’Irak sont opposées aux intérêts du peuple irakien.

Certains en Occident continuent à justifier la négation de la souveraineté populaire à l’enseigne de la «guerre contre le terrorisme», criminalisant non seulement la résistance (2), mais aussi l’aide humanitaire à un peuple assiégé. Selon le droit international, la résistance irakienne constitue un mouvement de libération nationale. La reconnaissance de la résistance irakienne est donc un droit, pas une option (3). La communauté internationale a le droit de retirer la reconnaissance accordée au gouvernement imposé à l’Irak par les USA et de reconnaître la résistance irakienne.

Il est évident que l’Irak ne peut récupérer une stabilité, une unité et intégrité territoriale durables que si sa souveraineté est garantie. Il est également évident que l’occupation US ne peut pas éviter d’avoir à rendre des comptes en essayant de reporter la responsabilité sur les voisins de l’Irak. Un pacte de non-agression, de développement et de coopération entre un Irak libéré et ses voisins immédiats est le moyen évident d’atteindre cette stabilité (4). De par sa position géopolitique médiane, et compte tenu de ses ressources naturelles, un Irak libéré, pacifique et démocratique est essentiel au bien-être et au développement de ses voisins. Tous ses voisins doivent reconnaître que la stabilité en Irak servirait leurs propres intérêts et s’engager à ne pas s’ingérer dans ses affaires intérieures.

Si la communauté internationale et les USA sont intéressés par la paix, la stabilité et la démocratie en Irak, ils doivent accepter que seule la résistance irakienne – armée, civile et politique – peut atteindre ces objectifs en préservant les intérêts du peuple. La première exigence de la résistance irakienne est le retrait inconditionnel de toutes les forces étrangères occupant illégalement l’Irak – y compris les sous-traitants privés – et le démantèlement de toutes les forces armées établies par l’occupation.

Le mouvement irakien contre l’occupation – dans toutes ses expressions – par sa défense du peuple irakien, est la seule force habilitée à assurer la démocratie en Irak. L’ensemble du spectre de ce mouvement est d’accord pour qu’un gouvernement intérimaire constitué après le retrait US ait deux missions: préparer le terrain pour des élections démocratiques et reconstituer l’armée nationale. Une fois ces tâches administratives accomplies, ce gouvernement intérimaire serait dissous, laissant les décisions concernant les réparations, le développement et la reconstruction à un gouvernement irakien souverain et librement élu dans un État de tous ses citoyens sans discrimination religieuse, ethnique, confessionnelle ou fondée sur le sexe.

Toutes les lois, contrats, traités et accords signés sous l’occupation sont sans équivoque nuls et non avenus. Selon le droit international et la volonté du peuple irakien, la souveraineté totale sur les ressources pétrolières, naturelles, culturelles et matérielles de l’Irak repose entre les mains du peuple irakien, dans toutes ses générations, passées, présentes et futures. Tous, dans le spectre du mouvement contre l’occupation, s’accordent sur le fait que l’Irak devrait vendre son pétrole sur le marché international à tous les États qui ne sont pas en guerre avec lui, et en conformité avec les obligations de l’Irak comme membre de l’OPEP.

L’invasion US de 2003 était et reste illégale et le droit de la responsabilité de l‘État exige que les États refusent de reconnaître les conséquences d’actes d‘État illégaux (5). La responsabilité de l‘État comprend aussi un devoir de restaurer les droits. Des compensations doivent être payées par tous les acteurs étatiques et non-étatiques qui ont profité de la destruction et du pillage de l’Irak.

Le peuple irakien aspire à la paix à long terme. Sur la base des conclusions d’Istanbul en 2005 du Tribunal mondial sur l’Irak (6), et en reconnaissance des immenses souffrances du peuple irakien agressé, les signataires de cette déclaration approuvent les principes énoncés ci-dessus pour la paix, la stabilité et la démocratie en Irak.

La souveraineté de l’Irak repose entre les mains de son peuple en résistance. La paix en Irak est facile à atteindre: retrait inconditionnel des USA et reconnaissance de la résistance irakienne qui, par définition, représente la volonté du peuple irakien.

Nous lançons un appel à tous les gens épris de paix dans le monde à travailler pour soutenir le peuple irakien et sa résistance. L’avenir de la paix, de la démocratie et du progrès en Irak, dans la région et dans le monde en dépend.

Les membres du Réseau International Anti-Occupation (7):

Abdul Ilah Albayaty, membre du Comité exécutif du BRussells Tribunal, France – Irak

Hana Al Bayaty, Coordinatrice de l’ Initiative internationale des Irakiens sur les réfugiés, France – Égypte

Dirk Adriaensens, membre du Comité exécutif du BRussells Tribunal, Belgique

John Catalinotto, International Action Center, USA

Ian Douglas, coordonnateur de l’Initiative internationale pour l’engagement de poursuites contre le génocide US en Irak, Royaume-Uni – Égypte

Max Fuller, auteur de For Iraq, the Salvador Option Become Reality et Crying Wolf, death squads in Iraq, Royaume-Uni

Paola Manduca, scientifique, New Weapons Committee, Italie

Sigyn Meder, membre de l’Association de solidarité Irak à Stockholm, Suède

Cristina Meneses, membre de la session portugaise du Tribunal mondial sur l’Irak, Portugal

Mike Powers, membre de l’Association de solidarité Irak à Stockholm, Suède

Manuel Raposo, membre de la session portugaise du Tribunal mondial sur l’Irak, Portugal

Manuel Talens, écrivain, membre de Cubadebate, Rebelión et Tlaxcala, Espagne

Paloma Valverde, membre de la Campagne espagnole contre l’occupation et pour la souveraineté de l’Iraq, (CEOSI), Espagne.

Le Feyt, France, 27 Août 2008

International figures who join us in our commitment to a true end to the occupation and to a lasting, sustainable peace in Iraq

Ramsey Clark, former U.S. Attorney General, international human rights activist, founder of the International Action Center – USA

Admiral Vishnu Bhagwat, former Chief of Naval Staff — India

Cynthia McKinney, Green Party US Presidential Candidate – USA

Denis Halliday, Former UN Assistant Secretary General & United Nations Humanitarian Coordinator for Iraq 1997-98 – Ireland

Hans von Sponeck, Former UN Assistant Secretary General & United Nations Humanitarian Coordinator for Iraq 1998-2000 – Germany

François Houtart, Director of the Tricontinental Center (Cetri), spiritual father and member of the International Committee of the World Social Forum of Porto Alegre, Executive Secretary of the Alternative World Forum, President of the International League for rights and liberation of people and president of the BRussells Tribunal – Belgium

Socorro Gomes, Chairwoman of WPC – World Peace Council and of Cebrapaz – Brazilian Center of Solidarity with Peoples and Struggle for Peace – Brazil

José Francisco Gallardo Rodríguez, General Major and PhD. in Public Administration – Mexico

Manik Mukherjee, Deputy, International Affairs, Socialist Unity Center of India, General Secretary, International Anti-imperialist and People’s Solidarity Coordinating Committee – India

Eduardo Galeano, Essayist, journalist, historian, and activist – Uruguay

Harold Pinter, Author, Nobel Prize in Literature 2005 – UK

James Petras, Author – USA

Jan Myrdal, Author – Sweden

Michael Parenti, Author – USA

Peter Curman, Author – Sweden

Rosa Regàs, Author – Spain

Santiago Alba Rico, Author, philosopher, member of Rebelion, Spain – Tunisia

William Blum, Author, USA

Issam Chalabi, former Iraqi Oil Minister, Iraq/Jordan

Dr. Omar Al Kubaisy, senior iraqi cardiologist, anti occupation politician and activist on iraq health & medical situation

Dr. Saeed H. Hasan, Former Iraqi Permanent Representative to the United Nations – Iraq

Dr. Saadallah Al-Fathi, former head of the Energy Studies Department at OPEC – Iraq

Salah Omar Al Ali, ex iraqi minister/ex Iraq’s ambassador to UN

Faruq Ziada, Former Iraqi Ambassador

Majid Al Samarai, former Iraqi ambassador

Wajdi A. Mardan, writer and Iraqi Diplomat

Naji Haraj, former Iraqi diplomat, human rights activist

Ridha Al Ridha, President of Iraqi Ja’fari shiits association: Al Ja’faria

Hassan T. Walli Aydinli, President of the Committee for the Defence of the Iraqi Turkmens’ Rights – Belgium-Iraq

Saif Al din Al Douri, Iraqi writer and researcher

Sabah Al-Mukhtar, President of the Arab Lawyers Association – Iraq / UK

Mohammed Younis Alobaidi, Oil Expert, Petroleum Consultancy Group (PCG) Board Member

Prof. Dr. Zuhair Al Sharook, Former President of Mosul University, Iraq

Dr. Abdul Razaq M. Al Dulaimi, Dean of college of communication in Baghdad before the invasion

“Hana Ibrahim”, Chair of Women’s Will Organisation – Iraq

Mohammed Aref, Science writer – Iraq / UK

Muhamad Tareq Al-Deraji, Director of Monitoring net of human rights in Iraq – President of CCERF – Fallujah

Dr. Mousa Al-Hussaini, Iraqi Writer

Buthaina al Nasiri, author and activist, iraq-egypt

Dr. Souad Naji Al-Azzawi, Asst. Prof. Env. Eng. – University of Baghdad – Iraq

Mundher Al-Adhami, Research Fellow at Kings College London – Iraq / UK

Nermeen Al-Mufti, Former co-director of Occupation Watch – Journalist – Iraq

Salam Musafir, Iraqi author and journalist based in Russia

Wafaa’ Al-Natheema, independent journalist, activist, founder of the Institute of Near Eastern & African Studies (INEAS), filmmaker, author of “Untamed Nostalgia – Wild Poems”

Hisham Bustani, Writer and Activist, Secretary – Socialist Thought Forum, Jordan

Nada Kassass, activist, Egypt

Arab Lotfy, artist and activist, Resistance Alliance, Lebanon- Egypt

Dr Sahera Al Abta, Academic,Doctor in biology,Faculty of Sience,Iraq/Amman

Sabah Al-Khozai, Academic & Politician

Yihia Abu Safi, searcher and activist, committies RIGHT TO RETURN palestinian, member of Resistance Alliance-Cairo

Dr. Mahmoud Khalid Almsafir, Ass. Prof. International Economics, Kuala Lumpur, Malaysia

Ghali Hassan, Independent writer living in Syndey, Australia

Yasar Mohammed Salman Hasan, computer science and business management – UK

Abdul Wahab Hamid Rashid, Iraq/Sweden

Asma Darwish Al-Haidari, Economist and Activist – Amman

Dr. Curtis F.J. Doebbler, International Human Rights Lawyer – USA

Karen Parker, Attorney , Association of Humanitarian Lawyers, partners of the BRussells Tribunal – USA

Niloufer Bhagwat, Vice President of Indian Lawyers Association – Mumbai / India

Amy Bartholomew, Law professor – Canada

Jennifer Van Bergen, journalist, author writing about civil liberties, human rights and international law, law lecturer at the Anglo-American University in Prague

Ana Esther Ceceña, Researcher/professor in geopolitics, National Autonomous University of México, Director of the Geopolitics Latinamerican Observatory – Mexico

Ángel Guerra Cabrera, journalist and professor – Cuba

April Hurley, MD, Iraq Peace Team, Baghdad 2003 – California, USA

Azildin Bin Hussain Al Qutamil, Arab Avant Guard-blog – Tunis

Dr. Bert De Belder, Coordinator Intal & Medical Aid For The Third World – Belgium

Carlos Fazio, journalist and academic – Mexico

Carlos Taibo, professor of Political Sciences, Madrid Autonomous University – Spain

Carmen Bohorquez, philosopher, Coordinator of the network of networks In Defense of Humanity – Venezuela

Dr. Chandra Muzaffar, President of JUST International – Malaysia

Claudio Moffa, Professor of History – Italy

Corinne Kumar, Secretary General of El Taller International – Tunesia / India

Dahr Jamail, independent journalist, author: Beyond the Green Zone: Dispatches from an Unembedded Journalist in Occupied Iraq – USA

David Miller, Professor of Sociology at Strathclyde University, co-founder of Spinwatch – UK

Dirk Tuypens, Actor – Belgium

Elias Davidsson, composer, international law scholar and activist for 9/11 truth – Germany

Eric Goeman, coordinator ATTAC – Belgium

Fausto Giudice, Writer, translator, activist, member of Tlaxcala – Italy/France

Felicity Arbuthnot, Journalist – UK

Frank Vercruyssen, Actor, TG Stan – Belgium

Dr. Gideon Polya, scientist, author of Body Count, Global avoidable mortality since 1950, Australia

Gie van den Berghe, professor University of Ghent – Belgium

Gilad Atzmon, Musician, writer, pro-Palestinian activist – UK

Gilberto López y Rivas, anthropologist – Mexico

Prof. Hedvig Ekerwald, Dept of Sociology, Uppsala University – Sweden

Prof. Em. Herman De Ley, Em. Prof. Ghent University, Ex-director of Centre for Islam in Europe – Belgium

Isaac Rosa, Writer – Spain

James E. Jennings, PH.D., President , Conscience International, Inc., a humanitarian aid and human rights organization working primarily in the Middle East; and Executive Director, US Academics for Peace, a group of university professors dedicated to dialogue among civilizations – USA

Jean Pestieau, Professor Emeritus, Catholic Univercity of Louvain (UCL), Belgium

Joachim Guilliard, Journalist, Anti-war movement – Germany

John Saxe-Fernández, Professor of political science, National Autonomous University – México

Jos Hennes, Publisher EPO – Edition House – Belgium

José Reinaldo Carvalho, Journalist, politologue, Relations Internationales, Cebrapaz – Centre Brésilien Pour la Solidarité avec les Peuples et la Lutte pour la Paix – Brazil

Kris Smet, Former Journalist – Belgium

Larry Holmes, Troops Out Now Coalition – USA

LeiLani Dowell, Fight Imperialism, Stand Together – USA

Prof. Dr. Lieven De Cauter, philosopher, K.U. Leuven / Rits, initiator of the BRussells Tribunal – Belgium

Lolo Rico, screenwriter – Spain

Ludo De brabander, Vrede, Peace Organisation – Belgium

Luz Gomez Garcia, Lecturer. Universidad Autonoma de Madrid – Spain

Manlio Dinucci, journalist Il Manifesto – Italy

Marc Vandepitte, philosopher – Belgium

Maria McGavigan, Institute for Marxist Studies, Brussels

Dr Mario Novelli, Lecturer in International Development, University of Amsterdam, Netherlands

Maruja Torres, writer and journalist – Spain

Mary Rizzo, Writer, translator, pro-Palestinian activist, member of Tlaxcala – USA/Italy

Mathias Cederholm, historian University of Lund, member in the Iraq Committe in Malmö, Sweden

Merry Fitzgerald, Europe-Turkmens of Iraq Friendships – Belgium

Michel Chossudovsky, economics professor and director, Centre for Research on Globalization (CRG) – Canada

Michel Collon, author, journalist – Belgium

Miguel Álvarez Gándara, member of SERAPAZ – Mexico

Mohamed Larbi Benotmane, law professor, Mohamed V University (Rabat).

Dr. Nayar López Castellanos, National Autonomous University of México – Mexico

Pascual Serrano, journalist, member of Rebelion – Spain

Paul Vanden Bavière, Former journalist De Standaard, publicist and editor of webzine Uitpers – Belgium

Pedro Monzón, Professor, Coordinator of the Cuban Chapter In Defense of Humanity – Cuba

Dr. Pol De Vos, Public Health Researcher – Peace movement, Belgium

René Naba, journalist, writer – France

Robin Eastman-Abaya, physician and human rights activist – USA

Prof. Rudi Laermans, sociologist, Catholic University of Leuven – Belgium

Sara Flounders, co-director of the International Action Center

Sarah Meyer, Independent researcher living in Sussex – UK

Saul Landau, scholar, author, commentator, and filmmaker on foreign and domestic policy issues, fellow of the Institute for Policy Studies – USA.

Sköld Peter Matthis, ophthalmologist – Sweden

Stephan Galon, ABVV Trade-Union Secretary / Permanent Syndical Centrale Générale FGTB – Belgium

Stéphane Lathion, swiss scholar (Fribourg University) – President of the GRIS (Research Group on Islam in Switzerland).

Stephen Eric Bronner, Professor of political science, Rutgers University – USA

Stevan Kirschbaum, Chair Grievance Committee United Steel Workers 8751 – USA

Steve Gillis, Vice President, United Steel Workers Local 8751 – USA

Teresa Gutierrez, May 1st Coalition for Immigrant and Worker Rights Co-Coordinator and Deputy Secretary General International Migrant Alliance (organizations for ID only) – USA

Dr. Thomas M. Fasy, MD PhD, Clinical Associate Professor, Mount Sinai School of Medicine – USA

Víctor Flores Olea, writer and political scientist – Mexico

Endorsing Organisations

All India Anti-imperialist Forum – India

BRussells Tribunal – Belgium

CEOSI – Spain

Conscience International – USA

El Taller International – Tunesia

INTAL – Belgium

International Action Center – USA

International Anti-imperialist and People’s Solidarity Coordinating Committee

The Iraq Solidarity Association in Stockholm (IrakSolidaritet) – Sweden

Medical Aid For The Third World – Belgium

Muslim Peacemaker Teams – Iraq

Palestine Think Tank (Free Minds for a Free Palestine)

Tlaxcala, The Translators’ (Global) Network for Linguistic Diversity

US Academics for Peace – USA

World Courts of Women

We encourage the international peace movement, civil society and politicians to follow their example

Notes

1 Le droit à l’autodétermination, à l’indépendance nationale, à l’intégrité territoriale à l’unité nationale et à la souveraineté sans ingérence externe a été affirmé à de nombreuses reprises par divers organes de l’ONU, dont le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale, la Commission des droits humains, la Commission juridique internationale et la Cour internationale de justice. Le principe d’autodétermination prévoit que dans les cas où celle-ci a été supprimée par la force, il puisse être fait recours à la force pour la restaurer.

La Commission des droits humains a réaffirmé de manière coutumière la légitimité de la lutte contre l’occupation par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée (CHR Resolution No. 3 XXXV, 21 February 1979 et CHR Resolution No. 1989/19, 6 March 1989).De manière explicite, la résolution 37/43, adoptee le 3 Décembre 1982 par l’Assemvblée générale de l’ONU “réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée .” (Voir aussi les résolutions de l’AG de l’ONU 1514, 3070, 3103, 3246, 3328, 3382, 3421, 3481, 31/91, 32/42 and 32/154).

2 L’article 1 (4) du 1er Protocole additionnel aux Conventions de Genève, 1977, considère les luttes pour l’autodétermination comme des situations de conflit armé international. La Déclaration de Genève sur le terrorisme dispose: “Comme maintes fois reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies, les peuples qui luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice de leur droit à disposer d’eux-mêmes ont le droit d’utiliser la force pour accomplir leurs objectifs dans le cadre du droit international humanitaire. Ces utilisations licites de la force ne doivent pas être confondue avec des actes de terrorisme international.”

3 Les mouvements de libération nationale sont reconnus comme étant la conséquence du droit à l’autodétermination. Dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, les peuples sous domination coloniale et étrangère ont le droit “de lutter … et de demander et recevoir un appui, conformément aux principes de la Charte» et en conformité avec la Déclaration relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États. C’est dans ces termes que l’article 7 de la Définition de l’agression (résolution de l’Assemblée générale 3314 (XXIX) du 14 Décembre 1974) reconnaît la légitimité de la lutte des peuples sous domination coloniale ou étrangère. La reconnaissance par l’ONU de la légitimité de la lutte des peuples sous domination coloniale et étrangère ou occupation est en ligne avec l’interdiction générale du recours à la force consacrée dans la Charte des Nations Unies, selon laquelle un État qui soumet par la force un peuple à une domination coloniale ou étrangère commet un acte illicite tel que défini par le droit international, et le peuple soumis à cette occupation, dans l’exercice de son droit naturel de légitime défense, peut lutter pour défendre et réaliser son droit à disposer de lui-même.

4 La Déclaration relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États (résolution de l’Assemblée générale 2625 (XXV)) cite le principe que «les États doivent s’abstenir dans leurs relations internationales de la menace ou de l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.» Individuellement et collectivement, l’Iraq et ses voisins devraient s’engager à s’abstenir de recourir à la force ou de menacer d’y recourir, de faciliter le recours à la force ou la menace de recours à la force par d’autres acteurs, et en s’abstenant de toutes les formes de s’ingérer dans les affaires d’autres États. Individuellement et collectivement, l’Iraq et ses voisins devraient également s’engager à la coopération et au développement sur la base de la négociation, de l’arbitrage et de l’avantage mutuel.

5 L’article 41 (2) du projet d’articles sur la responsabilité des États de la Commission du droit international de l’ONU, représentant la règle du droit international coutumier (résolution 56/83 du 28 Janvier 2002 adoptée en Assemblée générale des Nations unies : « la responsabilité des États dans des actes illégaux »), empêche les États de bénéficier de leurs propres actes illégaux: « Aucun État ne doit reconnaître comme licite une situation créée par une violation grave [d’une obligation découlant d’une norme impérative du droit international général] », chapitre III (e), Résolution 36/103 du 14 Décembre 1962 de l’Assemblée générale des Nations Unies, “Déclaration sur le caractère inadmissible de l’intervention et ingérence dans les affaires intérieures des États”.

6 Déclaration du Jury, World Tribunal on Iraq, Tribunal mondial sur l’Iraq, Istanbul, 23-27 Juin 2005.

7 Le Réseau international contre l’occupation est une coalition de groupe solidaires du peuple irakien, pour la souveraineté de l’Irak et contre l’occupation US de l’Irak. Il a été établi en avril 2006 lors du séminaire international sur l’assassinat d’universitaires et de professionnels de santé irakiens, dont la résolution finale peut être lue ici.

À diffuser largement SVP

traduction par Tlaxcala

Translations

Le Feyt Declaration – Peace in Iraq is an option

Declaració de Le Feyt: La pau a l’Iraq és una opció

Erklärung von Le Feyt: Der Frieden im Irak ist eine Option

Dichiarazione di Le Feyt: la pace in Iraq è possibile

Le Feyt-förklaringen: Fred i Irak är en möjlighet

Le Feyt verklaring: Vrede in Irak is een keuze

Declaración de Le Feyt: La paz en Iraq es una opción

Declaração de Le Feyt: A paz no Iraque é uma opção

Déclaration de Le Feyt – La paix en Iraq est une option

اعلان لو فيي : السلام في العراق ممكن

Committee sections

BRussells Tribunal

CEOSI

International Action Center

Iraq Solidarity Association

Iraqi International Initiative on Refugees

New Weapons

Portuguese Session of the WTI

Tlaxcala

International Initiative to Prosecute US Genocide in Iraq

Links

BRussells Tribunal

Crying Wolf

Cubadebate

International Action Center

International Initiative to Prosecute US Genocide in Iraq

Iraq Solidarity Association in Stockholm

Iraqi International Initiative on Refugees

New Weapons Committee

Portuguese session of the World Tribunal on Iraq

Rebelión

CEOSI – Spanish Campaign Against the Occupation and for the Sovereignty of Iraq

Tlaxcala

Original and official text of "Le Feyt Declaration: Peace in Iraq is an option".

This text cannot be altered.

If copied in its entirety, or in parts, the original source should always be mentioned: http://anti-occupation.org