Fallujah a été complètement détruite

La discussion avec Mahammad J. Haded et Mohammad Awad sur la farce électorale en Irak après le siège et les bombardements d’une ville de 360.000 habitants; l’état d’esprit au sein de l’armée américaine et de la population en Mésopotamie occupée.* Le médecin Mahammad J. Haded et Mohammad Awad, directeur d’un centre de réfugiés, se trouvaient dans la ville irakienne assiégée et bombardée de Fallujah au cours de la vaste offensive américaine de novembre 2004, baptisée « Dawn » (Aube). Au cours des deux dernières semaines (12-26 févr.), ils ont pris la parole dans de nombreuses réunions, soirées et meetings et ont exposé les horreurs qu’ils ont vécues. Pour plus d’informations et de renseignements à ce propos : www.iraktribunal.de

Q. Il y a quinze jours, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, est allé rendre visite aux troupes d’occupation à Bagdad et, quelques heures plus tard à peine, il était déjà à Munich, pour la « conférence sur la sécurité ». Combien de temps faut-il à un Irakien venant de Mésopotamie occupée pour se rendre en Allemagne ?

Mahammad J. Haded. Il nous a fallu nous rendre en voiture de Fallujah à Bagdad, puis nous rendre à l’ambassade d’Allemagne pour chercher un visa. De là, nous avons parcouru un bon millier de kilomètres en taxi jusque Amman, la capitale de la Jordanie. Et, avec Jordan Air, nous avons poursuivi notre voyage jusque Francfort-sur-le Main. En tout, nous avons été en route durant trois jours.

Q. Ces dernières semaines, les « élections » ont dominé les infos en provenance d’Irak, dans les médias locaux. Dans la province d’Anbar, où se situe également Fallujah, seuls deux pour-cent des électeurs recensés ont participé aux élections, selon les rapports d’occupation. Comment expliquez-vous la chose ?

Haded. Les élections en Irak étaient importantes pour les Etats-Unis. Elles avaient une énorme importance symbolique, mais ce scrutin ne représentait pas les Irakiens. Les Irakiens étaient plutôt gommés, en tant qu’Irakiens, et plutôt divisés en chiites, sunnites, chrétiens, en kurdes, turkmènes et arabes, etc. Les partis politiques qui travaillent réellement pour notre pays n’ont pas participé du tout aux élections. En raison d’un manque de sécurité, ils étaient partisans d’un report du vote. Par exemple, les sunnites de Mossoul, Tikrit, Dijala, Anbar, Fallujah, Ramadi et de larges sections de Bagdad partageaient cette opinion : on ne peut participer aux élections tant que les troupes d’occupation seront dans le pays. Ils réclamaient un calendrier clair pour le départ des troupes. Toutefois, à partir des mosquées, l’imam chiite a invité les gens à participer aux élections et a expliqué que ceux qui s’abstenaient de voter étaient des incroyants. Ils ont dit à leurs adeptes que leurs votes allaient soutenir la demande de départ des Américains. Votants et non-votants étaient unis dans l’envie d’assister au retrait des troupes américaines.

Mohammad Awad. Les Américains et le gouvernement intérimaire irakien parlaient de 14,5 millions d’électeurs recensés. A la fin, selon leurs données, ils ont été huit millions à voter. De nombreux Irakiens estiment qu’au moins cinq millions ont coopéré aux élections, sur une population totale de 26 millions d’habitants.

Q. Par crainte des attentats ou par conviction politique ?

Haded. Il y a pas mal de raisons, depuis le manque de sécurité jusqu’au boycott politique. Le jour du scrutin, il était interdit de conduire un véhicule. Il a donc fallu se rendre aux urnes à pied. Il y a eu des avis de menaces à l’encontre des bureaux de vote. De nombreuses personnes ont donc eu peur, en fait, de participer aux élections. Beaucoup de gens sont restés à l’écart parce qu’ils présumaient que les Américains allaient se livrer à des fraudes électorales. Ils n’avaient aucunement envie de participer à une farce.

Awad. La plupart des Irakiens ont refusé de coopérer, par conviction politique. Comment puis-je déposer mon bulletin de vote dans une urne « protégée » par un char américain, entendait-on très souvent. Des Nations unies, il y avait exactement 15 observateurs électoraux en Irak ! Comment auraient-ils pu donner une image exacte du véritable processus de vote ?

Un slogan très répandu en Irak était le suivant : Que vous votiez ou pas, dans chaque cas, à la fin, c’est l’occupation qui gagnera. Déjà avant le dépouillement des votes, il était clair que le nouveau gouvernement allait être constitué par le défunt gouvernement intérimaire. Quelques postes seulement ont permuté et il y a eu échange de ministres. Cela signifie, en dernière analyse, que le peuple irakien n’a pas eu réellement voix au chapitre.

Q. Fallujah comptait 360.000 habitants avant l’invasion américaine. Combien de personnes vivent encore dans cette « ville aux mille mosquées » qui, désormais, aura été assiégée et bombardée à plusieurs reprises ?

Haded. Tout d’abord, à Fallujah, il n’y a jamais eu que cent mosquées. Aujourd’hui, la ville est totalement en ruines. Fallujah est en quelque sorte notre Dresde irakienne. [Dresde était une ville civile allemande, remplie de réfugiés, qui fut bombardée et incendiée par l’aviation britannique et américaine à la fin de la Seconde Guerre mondiale.] Quelque 5.000 familles, soit 25 ou 30.000 Irakiens, sont restés à Fallujah durant la principale offensive américaine, en novembre. Le reste des habitants avait fui. Certains sont retournés, néanmoins. Nous estimons qu’environ 20% de la population de Fallujah est revenue.

Q. Fin décembre, l’armée américaine a fait savoir qu’une habitation sur trois à Fallujah avait été détruite à cause de la principale offensive.

Haded. Cela ne comprend que les habitations détruites par les bombardements. Les appartements et maisons qui n’ont pas été détruits directement par les bombes américaines l’ont été par la suite. Les meubles ont été réduits en pièces. En outre, d’innombrables maisons ont été incendiées à dessein. Même des écoles et des hôpitaux ont été détruits. Les Américains de déplaçaient de maison en maison. Les maisons dévastées étaient marquées d’un « X ».

Q. Combien y a-t-il eu d’Irakiens tués durant l’offensive américaine ?

Haded. Encore aujourd’hui, on trouve des cadavres sous les décombres des maisons détruites. Un nombre inconnu de morts ont été jetés dans l’Euphrate par les troupes américaines. L’armée américaine a annoncé que 1.200 personnes avaient été tuées. Nous-mêmes avons dégagé et enterré plus de 700 corps. Au-delà de ce chiffre, nous ne pouvons en citer de plus précis.

Q. Selon l’armée américaine, les morts sont exclusivement des « terroristes », c’est-à-dire des combattants de la résistance. Les civils n’ont pas été touchés. Est-ce bien cela que vous avez vu ?

Haded. Nous avons d’innombrables photos, ainsi que des films, sur lesquels vous pouvez voir qui a été tué à Fallujah. J’invite tout le monde à venir visiter notre ville de façon à se faire sa propre image de la situation. Je vous confronterai à des enfants qui ont dû assister à l’exécution de leurs parents par les Américains. Et je vous confronterai à des hommes qui ont vu comment on a tué leurs femmes et leurs enfants.

Il y avait et il y a toujours de la résistance en Irak et à Fallujah. La résistance contre l’occupation est légitime et correspond aux conventions internationales. Il n’est par contre pas du tout légal de bombarder des civils. Ce n’est permis ni aux Américains ni aux opposants à l’occupation.

Bien des Irakiens pensent que les attentats contre des civils ne sont pas de la responsabilité de la résistance mais qu’à longue échéance, les Américains et les services secrets des pays voisins sont derrière eux. C’est du même tonneau qu’avec Musab al-Zarkawi, dont l’existence a servi de prétexte aux Américains dans leurs offensives contre Fallujah. Où est al-Zarkawi aujourd’hui ? C’est un fantôme, qui s’arrange pour apparaître exactement là où on peut l’utiliser. Il importe peu qu’il soit à Kirkuk, Mossoul, Tikrit, Samarra, Ramadi, Bagdad ou Bassora – partout où il y a de la résistance, al-Zarkawi s’arrange pour surgir là où il est utile [aux Etats-Unis].

Q. L’offensive majeure, baptisée « Dawn » (Aube, aurore) a débuté dans la nuit du 8 novembre. C’est à ce moment-là qu’ils ont commencé contre l’hôpital général de Fallujah. Vous avez vécu l’offensive américaine ?

Haded. L’hôpital de la ville se trouve à l’ouest et il est séparé de la ville même par l’Euphrate. Entre sept et huit heures du matin, les soldats américains ont encerclé et occupé l’hôpital, qui compte 200 lits. A ce moment, il y avait toujours une trentaine de patients dans l’hôpital. Bien qu’il n’y ait pas eu de résistance et aucun combattant en traitement, les médecins et le personnel soignant, soit en tout 22 personnes occupées sur place, ont été arrêtes séance tenante. On nous a jetés au sol, menottés et, plus tard, interrogés. On nous a dit que nous devions vider les lieux, aussi bien les patients que les thérapeutes. Par la suite, l’hôpital a été complètement détruit, même les équipements médicaux y sont passés.

Q. Des combattants de la résistance étaient-ils traités à l’hôpital ?

Haded. Posez la question aux Américains. Les troupes américaines étaient à l’intérieur, ils ont tout retourné et n’ont cessé de nous demander où se cachaient les terroristes. Demandez-leur combien ils en ont trouvé et arrêté. S’ils avaient trouvé quelqu’un de la résistance là-bas, ils ne nous auraient jamais relâchés, nous, les médecins.

En même temps que l’occupation de l’hôpital a débuté le bombardement de toute la ville. On pouvait entendre clairement les détonations. Même les véhicules de secours étaient attaqués. D’abord, les habitants ont tenté d’amener les blessés à l’hôpital avec leurs voitures personnelles. Mais tout ce qui bougeait sur les routes se faisait canarder.

Finalement, nous avons installé un hôpital de campagne dans la partie est de Fallujah. En principe, ce n’était rien de plus qu’une clinique de jour. Nous avons mentionné l’emplacement exact du bâtiment aux Américains. Deux jours plus tard, il était bombardé, de sorte que cette installation d’urgence a été perdue elle aussi. Finalement, nous avons installé une seconde clinique de soins d’urgence mais qui, en fait, n’était pas en état de fonctionner. Nous n’avions pratiquement rien du tout, là-bas. L’eau et l’électricité avaient été coupés et le téléphone ne fonctionnait plus non plus.

Les conditions étaient catastrophiques. Néanmoins, nous avons travaillé sur 25 blessés, dans cet endroit. Nous n’avions malheureusement pas de médicaments et les blessures s’infectaient. A toutes fins pratiques, les patients étaient sur leur lit de mort. Ceux qui étaient gravement atteints étaient condamnés. Dans les maisons avoisinantes, nous avons cherché des volontaires qui nous ont aidés à mettre de l’ordre et à nettoyer le sang. Mon fils de 13 ans étaient parmi les volontaires.

Au bout de sept jours, je suis allé trouver les Américains. Je voulais organiser les transports pour nos patients. Mais j’ai d’abord été arrêté par des soldats de l’armée irakienne – tous des chiites et des kurdes. Finalement, j’ai pu parler avec un responsable de l’armée américaine. Je lui ai demandé si nous pouvions amener nos patients à l’hôpital. D’abord, il ne m’a pas cru, m’expliquant qu’il ne restait personne à Fallujah et que tout le monde s’était enfui. Je lui ai demandé qu’on me permette de circuler sur les routes avec une voiture et un drapeau blanc et de rassembler à l’intérieur d’une mosquée tous les habitants que je trouverais. En une heure, j’avais rassemblé 50 personnes restées chez eux. Une dizaine de familles, disons. Deux jours plus tard, il y avait 200 Irakiens dans la mosquée. Quelqu’un m’a dit que les soldats américains avaient volontairement ouvert le feu sur des familles, mêmes celles qui portaient un drapeau blanc. Dans la mosquée aussi, nous avions installé une petite clinique de premiers soins. Dans les maisons avoisinantes, nous cherchions des médicaments – rien de spécial, quelques tranquillisants.

Jusqu’à ce jour, les soldats américains encerclent toujours l’hôpital central. Les patients doivent venir à pied ! Tous ceux qui viennent en voiture se font tirer dessus.

Q. Pourquoi plusieurs milliers d’Irakiens étaient-ils restés à Fallujah durant les bombardements ?

Haded. Pour diverses raisons. Certains, par exemple, n’avaient pas de parents à Bagdad chez qui ils auraient pu trouver à se loger. D’autres étaient honteux de vivre dans des tentes comme des réfugiés. D’autres auraient été bien contents de partir, mais n’avaient pas de voiture. Cependant, la plupart de ceux qui sont restés ne pouvaient tout simplement pas s’imaginer que les Américains allaient se battre avec une telle hargne. Ils ne croyaient pas que les soldats américains allaient bombarder et tirer directement sur des civils et sur des familles entières. Des combattants, oui, mais des gens désarmés, des femmes, des enfants, des blessés, des vieillards ?

Q. Vous-mêmes, avez-vous été témoins d’un massacre ?

Haded. Non, personnellement, je n’ai pas vu que les Américains se livraient à ce genre de choses. Dans l’une des cliniques de premiers soins d’urgence, toutefois, il y avait deux blessés, à propos desquels j’ai demandé plus tard ce qu’ils étaient devenus avec les Américains. Un soldat irakien m’a dit alors qu’ils avaient abattu et enterré les deux hommes là-bas, un peu plus tard.

Dans un arrangement avec les Américains, je suis parvenu à avoir un petit groupe de volontaires parmi les 200 personnes de la mosquée, afin de rassembler les cadavres des rues. Des épidémies menaçaient et l’odeur de putréfaction était terrible. Ces volontaires m’ont dit plus tard que beaucoup de femmes et d’enfants, ainsi que des personnes âgées, se trouvaient parmi les victimes.

Awad. Moi aussi, je m’étais présenté comme volontaire pour le ramassage des corps. Vous pouvez imaginer que les cadavres gisaient là depuis des jours, voire, dans certains cas, des semaines, dans les rues ou dans les habitations. Bien des corps avaient déjà été déchiquetés par les chiens. Un nombre remarquable de morts avaient été totalement carbonisés – nous nous sommes demandé quelles armes les Américains avaient pu utiliser, dans ces cas.

A Fallujah, j’ai vu de mes propres yeux une famille qui avait été liquidée par les soldats américains. Le père devait avoir dans les 55 ans, ses trois enfants entre 10 et 12 ans. Dans le camp de réfugiés, une enseignante m’a dit qu’elle était en train de préparer un repas, lorsque des soldats avaient fait irruption dans son logement, à Fallujah. Sans préliminaires, ils avaient abattu son père, son mari et son frère. Ils étaient alors sortis directement. Par peur, la femme était restée dans la maison avec les corps des morts. Le soir, d’autres soldats étaient venus, ils les avaient embarqués, elle et ses enfants et les avaient emmenés hors de la ville. Ce ne sont que deux des nombreuses tragédies de Fallujah.

Q. Des dizaines de milliers d’Irakiens se sont enfuis avant la prise d’assaut de Fallujah et, aujourd’hui, ils ne sont toujours pas retournés dans la ville occupée par les Américains. Quelles sont les conditions de vie de ces réfugiés ?

Awad. Très, très pénibles. D’abord, ils ont vécu dans des logements provisoires et beaucoup, en plein air. Nous manquions de lait pour les enfants et les vieilles personnes n’avaient pas de médicaments. De la part du gouvernement, je veux dire le gouvernement intérimaire irakien d’Iyad Allawi, il n’y a pratiquement pas eu d’aide pour ces personnes. Et encore moins de la part des Américains. Nous étions – et sommes toujours – tributaires des donations des organisations privées.

Dans un même temps, il y a eu une solidarité débordante, spontanée, au sein de la population irakienne. Bien de ceux qui ont fui Fallujah ont trouvé à se loger chez des parents ou des amis. D’innombrables Irakiens à Bagdad et dans d’autres villes ont également annoncé qu’ils allaient accepter des réfugiés chez eux. Approximativement un mois après le début de l’offensive américaine, le Croissant-Rouge irakien est entré en action et a commencé à distribuer de l’aide.

Q. Quel est l’état d’esprit, aujourd’hui, à Fallujah ? La colère et la haine contre l’occupant dominent-elles ou voit-on plutôt de la résignation et du regret qu’il y ait eu de la résistance ?

Haded. La population est très en colère. Les gens haïssent les Américains – les Américains en général, et pas que les soldats américains. Ce sont des occupants, des tueurs et des terroristes. Presque chaque famille de Fallujah a une victime à déplorer. Comment pouvez-vous espérer quelque autre réaction, là-bas ?

Je vous le dis : La plupart des soldats [américains] font les farauds parce qu’ils abattent des Irakiens. Ils croient réellement que tous les Irakiens sont des terroristes, comme leur gouvernement le leur fait croire. J’ai vu des soldats qui rigolaient au sein de leur unité, comme s’ils avaient été drogués. Dans une mosquée, ils ont organisé un carnaval. Le lieu du culte transformé en discothèque !

Même si cela n’en a pas l’air à première vue, à long terme, les Américains ont perdu, à Fallujah. Qu’est-ce que cela signifie, si un empire utilise toute sa puissance pour attaquer ce qui n’est qu’une petite ville, sans la moindre morale, sans le moindre scrupule ? C’est le commencement de la fin.

Q. A la fin de son offensive, l’armée américaine proposait de payer 500 dollars de prime pour chaque habitation détruite.

Haded. Qu’est-ce que 500 dollars ? Ce n’est même pas encore assez pour évacuer tous les débris ! La proposition n’est autre qu’une nouvelle sorte de tentative pour nous humilier. Ils veulent nous transformer en mendiants. Je ne veux pas de cet argent. Nous, Arabes et musulmans, nous croyons dans les principes : Nous préférerions vivre dans des tentes et en liberté que dans le luxe et sous l’occupation.

Awad. A mon avis, les forces d’occupation doivent payer une rémunération adéquate pour les dégâts physiques et psychologiques qu’ont subis les citoyens de Fallujah – après que les Américains auront quitté notre ville et notre pays.

* Les personnes que nous avons interviewées

Le Dr Mahammad J. Haded faisait partie de l’équipe médicale de l’Hôpital Central de Fallujah, qui a été occupé en novembre 2004 par les troupes américaines. En outre, il travaille dans un petit hôpital du centre de la ville. Il était l’un des médecins qui ont choisi de rester durant l’assaut contre Fallujah.

Mohammad F. Awad est ingénieur civil et, depuis 2003, il est président du Conseil municipal de Zaqlawiya, une ville située à neuf kilomètres au nord de Fallujah. Depuis l’an dernier, il est également directeur du centre d’aide aux réfugiés de Zaqlawiya, soutenu par le Croissant-Rouge. Il était l’un des volontaires qui ont rassemblé les corps des habitants de Fallujah tués pendant l’offensive et les ont amenés à Zaqlawiya à des fins d’identification.

* Dons

En vue de projets pour les enfants de Fallujah, on peut verser des dons sur le compte « Child assistance Iraq » de la IPPNW Allemagne. Banque municipale d’épargne, Gaggenau, BLZ 66551290, compte n° 50264639, mention « Fallujah ».

Le « Diakonie disaster relief » soutient les réfugiés de Fallujah en Irak et d’ailleurs. Compte pour les dons : « Diakonie disaster relief », banque postale, Stuttgart, BLZ 60010070, compte n° 502707, mention « Irak », ou on-line : www.diakonie-katastrophenhilfe.de/spenden/