Extrême droite : inquiétante rupture du cordon sanitaire européen

L’ouverture du procès de l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik a remis provisoirement l’idéologie qui a motivé ses actes à l’agenda médiatique. Bon nombre d’analystes s’accordent en effet à souligner la responsabilité de cette dernière dans les tueries d’Oslo. Cette clairvoyance ne devrait pas éluder un autre constat, pourtant significatif : partout en Europe, l’extrême droite gagne en respectabilité politique.

 
 
«L'Europe doit savoir que si M. Haider s'installe dans un gouvernement l'effet d'entraînement sera immédiat. Ailleurs, par un simple effet tache d'huile, l'extrême droite sera banalisée. C'est le cas de figure que tous les démocrates redoutaient. »[1]. C’est par ces mots que Louis Michel, alors ministre belge des affaires étrangères, condamna l’alliance des conservateurs autrichiens de l’OVP de Wolfgang Schüssel avec le parti populiste d’extrême-droite FPÖ de Jorg Haider. L’essentiel des chancelleries européennes n’eurent pas de mots plus tendres, la présidence française condamnant notamment l’«idéologie qui est à l'opposé des valeurs d'humanisme et de respect de la dignité de l'homme qui fondent l'Union européenne »[2].De l’extrême-gauche à la droite, l’ensemble du spectre politique européen semblait parler d’une seule voix pour marteler le caractère inacceptable d’une telle alliance.Une résolution du Parlement européen adoptée à une très large majorité (406 voix contre 53 et 60 abstentions) enjoignit le chancelier Schüsselà « veiller au respect de l’esprit et de la lettre des principes fondamentaux de l’Union européenne »[3]. De son côté, la présidence de l’Union, assurée alors par le Portugal, décréta qu’un gouvernement incluant l’extrême-droite s’exposerait à des sanctions de la part des 14 autres Etats-membres que comptait alors l’UE[4].
                                                             
Douze ans plus tard, que reste-t-il de cette union sacrée exemplaire contre une idéologie qui contribua à plonger le vieux continent dans un chaos total ? Plus grand chose, à en juger par l’évolution politique de ces dernières années. Depuis l’alliance historique de l’OVP au FPO, pas moins de cinq gouvernements ont été formés grâce à l’appui de partis issus de la droite populiste, dont trois impliquant une participation directe de ces partis aux gouvernements[5]. La situation ne serait pas si inquiétante si elle n’était accompagnée d’un silence de plus en plus pesant de la part des institutions européennes et des gouvernements des Etats-membres.
 
Dernier exemple en date, la formation en Grèce d’un gouvernement dirigé par M. Papadímos, entre le PASSOK (sociaux-démocrates) et Nea Demokratia (conservateurs) incluant le LAOS, parti d’extrême-droite. Bien que plusieurs personnalités éminentes du parti (dont un membre du gouvernement) affichent ouvertement leur xénophobie, leur antisémitisme et leur mépris pour les valeurs des Lumières, cette alliance que l’on pourrait penser contre-nature ne suscita que très peu d’indignation à l’échelle européenne. Bien au contraire ! Le couple Sarkozy/Merkel salua favorablement l’arrivée d’un gouvernement capable de «mener à bien les réformes qui permettront [au] pays de retrouver le chemin de la compétitivité et de la croissance »[6]. (v. infra)
 
Un souci de respectabilité.
 
Analyser l’attitude de la classe politique traditionnelle dans les pays d’Europe à l’égard des partis d’extrême-droite[7] nécessite de s’attarder sur les grands changements opérés depuis la décennie 1990, qui correspond pour l’extrême-droite à ses premières percées électorales significatives. Au-delà des différences qui caractérisent immanquablement les situations nationales, on peut dire que l’on a assisté à une dynamique de respectabilité des partis d’extrême droite.
 
Comprendre cette dynamique requiert en premier lieu de s’attarder sur un autre phénomène : celui de la récupération de thématiques propres à la droite populiste par les partis de centre-droit. Les fortes percées électorales de l’extrême-droite en Europe ont conduit la droite traditionnelle à adapter son programme pour y inclure les problématiques soulevées par ces partis. « Cette récupération a souvent contribuéà briser les tabous qui existaient autour des propositions issues de l’extrême-droite, jusque là considérées comme inacceptables », analyse Blagovesta Cholova, chercheuse au Centre d’Etude pour la vie politique (CEVIPOL). « De fait, l’écart programmatique entre la droite traditionnelle et l’extrême-droite s’est considérablement réduit dans plusieurs pays européens ». C’est dans cette perspective que doit être comprise la mise à l’agenda politique des problématiques sécuritaires, d’identité nationale et d’immigration[8] partout en Europe, avec bien souvent de forts accents populistes[9].
 
La stratégie peut s’avérer payante à court terme, puisqu’elle permet de récupérer des électeurs tentés par le vote antisystème, réduisant ainsi l’influence de formations peu respectueuses des valeurs démocratiques. Elle peut cependant contribuer à légitimer leur discours. Avec pour corollaire le risque de voir les partis d’extrême-droite d’autant plus confortés dans leur position au cas (vraisemblable étant donné la nature populiste de ces propositions) où les mesures prises par les partis traditionnels de droite se révéleraient en deçà des attentes de leur électorat. L’exemple français est là pour le rappeler : en 2007, Nicolas Sarkozy se targuait d’avoir ramené une partie considérable des votes de l’électorat traditionnel du Front National dans le « giron républicain » grâce à une campagne clairement orientée autour des thématiques du parti de Jean-Marie Le Pen[10]. Cinq ans plus tard, lors du premier tour de la présidentielle de 2012, l’échec du président sortant à répondre aux attentes de cet électorat particulier a conduit le FN à des résultats jusqu’alors inégalés, l’UMP de M. Sarkozy étant menacée d’effondrement en cas de défaite au second tour. Jouer à l’apprenti sorcier peut donc s’avérer dangereux, tant sur le plan des valeurs démocratiques que dans une perspective strictement électoraliste.
 
A cette récupération par les partis traditionnels des thématiques chères à l’extrême-droite répondra bientôt une stratégie de dédiabolisation de la part de cette dernière afin de sortir de la marginalité. Alors qu’ils campaient jusque là une posture antisystème, ces partis ont dans plusieurs pays entamé une mutation visant à gagner en respectabilité, bien souvent en vue d’exercer un jour le pouvoir. Sans pour autant changer radicalement leur programme extrémiste, ces partis vont teinter celui-ci d’un verni de modernisation. Ainsi, la nouvelle présidente du FN français Marine Le Pen tente-t-elle à plusieurs reprises de se distancer de l’héritage culturel de son père, fondateur historique du parti, auquel elle succéda en 2011, plusieurs fois condamné pour racisme, antisémitisme et apologie du nazisme[11]. Avant elle, la fin de la décennie 1990 avait vu le parti italien Alliance Nationale (issu du Mouvement Social Italien, néo-fasciste) faire progressivement son mea culpa, son président Umberto Bossi reniant un héritage fasciste assumé jusque là[12]. Le changement se manifeste aussi au niveau de la structure de ces partis : de mouvements protestataires à vocation tribuniciennes, ces partis se sont mutés en partis structurés, avec un électorat relativement stable (et donc d’autant moins récupérable par les autres partis) et des élites politiques socialisées dans leur environnement idéologique[13].
 
Ce changement d’attitude envers l’extrême-droite a également touché le monde médiatique. La marchandisation de l’information, en œuvre depuis 30 ans, a abouti à un affaissement de l’analyse critique, au profit de ce que Charles Demonté nomme « faitsdiversification » de l’information, qui consiste à caresser les auditeurs, téléspectateurs ou lecteurs dans le sens du poil en proposant des sujets racoleurs, au détriment d’une analyse de fond[14]. Cette évolution fut accentuée par la mise à l’agenda de plus en plus fréquente de thématiques sécuritaires, puis, sous l’effet notamment du onze septembre, de sujets d’actualité prenant insidieusement pour cible la communauté musulmane. Progressivement, cet accent mis sur des problématiques qui constituent le fond de commerce des partis d’extrême-droite a conduit à relativiser leur caractère extrémiste, et donc à les dédiaboliser.
 
Ceci se manifeste aussi par une tendance fréquente à rechigner à utiliser le terme « extrême-droite », au profit de formulations moins infâmantes, telles que « nationalistes » ou « populistes ». Si ces nuances dans les termes employés présentent l’intérêt de saisir plus justement la diversité de ces formations, ce changement a également une portée politique. « Ce découpage […] néglige les enjeux proprement politiques des classements, dans lesquels  extrême-droite  reste toujours plus disqualifiant que  droite nationale », relèvent les journalistes Laurent Benelli et Raphaele Bonnali.
 
Valeurs vs Realpolitik
                                                                  
Cette respectabilité croissante de l’extrême-droite a ainsi ouvert la voie à la possibilité d’alliance gouvernementale avec elle. Les postures courageuses qui pouvaient exister dans le monde politique qui proscrivait, au nom des valeurs démocratiques, la fréquentation de l’extrême-droite, se raréfient : place, désormais, à des considérations plus pragmatiques qui ne tiennent compte que de la stricte réalité électorale. Ainsi, il est de moins en moins étonnant de voir la droite classique privilégier l’appoint d’une droite populiste comme alternative à une alliance avec la gauche, et ce afin de mener une politique clairement orientée à droite.
 
Ainsi en fut-il au Danemark, où le gouvernement de centre-droit fut soutenu de l’extérieur (sans participation au gouvernement) par les populistes de droite du parti populaire danois (DF) durant près de dix ans. Elle conditionna son soutien à l’adoption de politiques d’immigration parmi les plus strictes d’Europe, allant jusqu’à exiger le rétablissement provisoire des frontières danoises, en contradiction avec l’esprit des accords de Schengen[15]. Même cas de figure aux Pays-Bas, où le gouvernement conservateur-libéral de Mark Rutte ne dut sa formation qu’au soutien de la liste du très xénophobe Geert Wilders, ce qui impliquait de lui donner des gages anti-islam et anti-immigration. Il est clair ici que ces alliances n’auraient pas été concevables sans un rapprochement idéologique entre l’extrême-droite et les formations classiques de droite.
 
Cette stratégie correspond également à un objectif visant à affaiblir un parti qui aurait pu les concurrencer sur leur droite. Une fois associés au pouvoir, ces partis devraient avoir plus de mal à cristalliser autour d’eux l’opposition au système, et ainsi perdre en radicalité. Un pari qui peut se révéler hasardeux : arrivé à 27% lors des élections législatives autrichiennes de 1999 qui l’ont amené au pouvoir, le FPO de M. Haider s’était effondré aux élections suivantes. Lors des législatives de 2008, cependant, le FPO et le BZO (le nouveau parti de Haider), qui firent campagne sur les mêmes thèmes qu’en 1999 et purent en outre compter sur le discrédit de la classe politique traditionnelle, allaient triompher au parlement. L’ensemble des forces à la droite des conservateurs totalisèrent ainsi un score de 29 %, soit les plus hautes performances de l’extrême-droite dans la république alpine.
 
Cette posture n’est cependant pas l’apanage des conservateurs. Ainsi, le parti social-démocrate slovaque SMER-SD décida-t-il de s’allier au parti national-slovaque (SNS), aux positions ultraconservatrices et xénophobes assumées, et au parti populiste de Vladimir Meciar, reléguant les autres partis de droite dans l’opposition. Ce dernier cas montre d’une façon des plus éloquentes le peu de cas fait des valeurs lorsqu’il s’agit de maximiser ses gains politiques.
 
Indignation sélective de l’UE
 
Banalisation du discours d’extrême-droite, dont certaines des idées défendues font désormais partie intégrante du débat public et du fond de commerce de nombreux partis de centre-droit ; souci au sein des partis d’extrême-droite de gagner en respectabilité en vue d’influencer durablement la vie politique ; tentation croissante de faire primer des stratégies purement électoralistes au détriment des valeurs de la démocratie libérale. Autant d’éléments qui, combinés, ont contribué à dédramatiser la fréquentation, politique ou idéologique, de l’extrême-droite en Europe.
 
Certes, il serait exagéré de dire que les partis assimilés à l’extrême-droite sont devenus des partis comme les autres. La Commission européenne continue d’émettre des recommandations lorsque ce qu’elle considère être des lignes rouges sont franchies, comme elle le fit récemment en réclamant des explications au gouvernement néerlandais suite au lancement par Geert Wilders d’un site internet sur lequel ce dernier appelait à dénoncer les « nuisances des populations provenant d’Europe centrale »[16].Ses interventions dans le débat public national semblent néanmoins être beaucoup plus sélectives qu’auparavant.
 
Exemple éloquent : en décembre 2011, la Commission européenne protestait officiellement contre les dérives ultra-droitières du gouvernement hongrois de Viktor Orban, en pointant plus précisément du doigt le projet visant à mettre fin à l’indépendance de la banque nationale[17]. Un mois plus tôt, la même Commission s’était pourtant bien gardée de toute critique à l’égard de l’entrée au gouvernement grec d’union nationale du LAOS, parti d’extrême droite dont le leader cultive ouvertement la xénophobie, l’antisémitisme et le négationnisme[18].
 
Le « sauvetage » de la Grèce (il s’agissait en réalité de sauver le plan d’austérité préparé par la Commission à l’aide du FMI et de la BCE) était-il trop important pour faire valoir les « valeurs européennes » ? L’explication se trouve peut-être dans les implications de ces deux cas de figure sur le modèle économique libéral promu par l’UE : alors que l’indépendance de la banque centrale hongroise en constituait une infraction directe, la formation d’un gouvernement grec d’union nationale incluant le LAOS servait directement ce modèle, puisque ce parti avait notamment proposé le nom de l’actuel premier ministre grec, Loukás Papadímos (par ailleurs ancien président de la Banque de Grèce) pour sortir de la crise, et ce dès 2009.
 
En outre, la participation de l’extrême-droite à des gouvernements démocratiques ne constitue pas le seul risque inhérent à ces partis. Il n’est pas à exclure que, sans pour autant être acceptée en tant que famille politique comme les autres, elle puisse exercer une influence durable sur les valeurs européennes. Plusieurs partis, inspirés par des idéologues réactionnaires, en ont fait leur ligne de conduite officielle[19]. « Certes, les décennies qui suivent la seconde guerre mondiale ont peu en commun avec les années 1920 et 1930. Mais le danger, pour se présenter différemment, n’en est pas moins inquiétant : non pas une prise soudaine du pouvoir par les héritiers du fascisme, mais leur conquête progressive de l’hégémonie intellectuelle dans les sociétés civiles. »,note ainsi le journaliste et historien Dominique Vidal[20].
 
A titre d’exemple, ne pourrait-on pas voir dans la politique européenne de lutte contre l’immigration clandestine l’une des manifestations de cette influence culturelle de l’extrême-droite ? Alors que la question de l’asile était considérée comme prioritaire avec le traité d’Amsterdam de 1997, l’UE s’est essentiellement orientée vers une approche sécuritaire de l’immigration, accentuée après le 11 septembre[21]. Désormais, il semble clair que les objectifs des pays de l’UE consistent moins à faire respecter les droits élémentaires des migrants qu’à appliquer à tout prix les procédures d’éloignement et de maintien à distance des réfugiés politiques et économiques. L’attitude des principales nations exposées aux exodes massifs de populations générés par la révolution tunisienne, puis par la guerre en Lybie, peut en témoigner.
 
« Il serait intolérable qu'un parti qui nie ses principes fondamentaux accède au pouvoir dans un pays de l'Union»[22], affirmait en 2000la présidente (PPE) du Parlement européen Nicole Fontaine pour motiver l’Union sacrée décrétée contre l’entrée au gouvernement du FPO de Haider. Dès lors, une plus grande tolérance vis-à-vis de la fréquentation directe ou indirecte de l’extrême-droite, conjuguée à une récupération de sa rhétorique par des partis traditionnels, constituent-elle une menace pour ces principes? La sélectivité avec laquelle les élites européennes et nationales en condamnent les atteintes, ainsi que la lente mais perceptible influence des revendications extrémistes dans le discours politique, inciteraient à répondre par l’affirmative. Sans une ligne de conduite exemplaire, l’évocation de ces valeurs ne passera pas pour autre chose que de l’opportunisme. Au risque, à terme, de les voir disparaître.
 
 
Source: ACJJ


[1] Delfosse, Luc, "Louis Michel sonne le tocsin contre Jörg Haider", Le Soir, 21 janvier 2000

[2] "L'Europe contre Jörg Haider", 21 janvier 2000, lemonde.fr

[3] http://ww.ifri.org/downloads/r01autriche.pdf      

[4] Louyot, Alain, Geoffroy, François et Daum, Pierre, "Haider, négation de l'Europe", L'express, 3 février 2000

[5] Malagardis, Maria, "Parti nationaliste, antisémite et xénophobe, le Laos envahit la Grèce", Libération, 16 novembre 2011

[6] "Grèce : le gouvernement de Papadémos a prêté serment", lemonde.fr, 11 novembre 2011

[7] Bien qu’il n’existe pas de définition consensuelle de cette famille politique, nous rassemblerons sous ce vocable les partis généralement situés à l’extrême-droite de l’échiquier politique traditionnel au niveau socio-économique et culturel, dont les thèmes de prédilection se fondent sur l’exclusion d’une partie du corps social (étrangers, minorités nationales et culturelles,…) et une évocation fréquente de la « défense de la nation ».

[8] Dans les pays d’Europe centrale et orientale, faibles terres d’immigrations, la thématique anti-immigré cède la place à une rhétorique visant les minorités nationales.

[9]Terme que nous définirons ici comme recourant à un discours opposant le peuple à une élite, et à une rhétorique simplificatrice flattant les préjugés populaires.

[10] Fressoz, Françoise, "Sarkozy-Le Pen, les liaisons dangereuses", fressoz.blog.lemonde.fr , 24 avril 2010

[11] "Marine Le Pen : les chambres à gaz ne sont pas «un détail» ", Leparisien.fr, 27 mars 2009

[12]Bonelli, Laurent et Laudani, Raffaele, "L’art de gérer un legs encombrant", Le Monde diplomatique,  janvier 2011

[13] Bauer, Werner, "Populisme de droite en Europe :Phénomène passager ou transition vers uncourant politique dominant ?", Frierich Ebert Stifung, Bureau de Paris, www.fesparis.org, Avril 2001

[14] Liesenborghs, Jacques, Lepaige, Hugue, Hachez, Théo et Jespers, Jean-Jacques, "Médias et extrême droite – interventions aux rencontres écologiques d'été 2004", Etopia, 28 aout 2004

[15] "Le Danemark rétablit ses frontières, la Commission s'alarme", euractiv.fr, 12 mai 2011

[16] "Les Pays-Bas secoués par une affaire de xénophobie", euractiv.fr, 15 février 2012

[17] "L'UE met en garde la Hongrie sur l’indépendance de sa banque centrale", euractiv.fr, 21 décembre 2011

[18] "Extrême-droite: le double langage de l'Union européenne et des médias", http://loeildebrutus.over-blog, 5 février 2012

[19] Le parti d’extrême droite belge Vlaams Block, devenu Vlaams Belang, reprit à son compte la phrase de Alain de Benoist (figure de proue de la Nouvelle Droite française) suivante : « La majorité idéologique est plus importante que la majorité parlementaire, la première annonce toujours la seconde tandis que la seconde, sans la première, est appelée à s’effondrer»  cité par Liesenborghs, Jacques, loc.cit.

[20] Vidal, Dominique, "En Europe, le jeu des trois familles", Le Monde diplomatique, janvier 2011

[21] "Xénophobie européenne", Le Monde diplomatique, janvier 2006

[22] Louyot, Alain, loc.cit.