Dutroux et Cie : une association de malfaiteurs sans but lucratif ?

Réseaux ou pas ? Beaucoup de réactions après mon courrier sur l’affaire Dutroux et les attaques du quotidien Le Soir contre les parents Russo…

Un ancien magistrat, que par ailleurs j’estime beaucoup, me critique violemment : « Vous divaguez. Contrairement à ce que serinent les "croyants" (parce qu'ils ont remplacé l'esprit critique par une foi aveuglée) l'instruction menée pendant sept ans par le juge Langlois et ses enquêteurs, dans toutes les directions, n'a pas apporté la moindre preuve de l'existence d'un réseau pédophile. »

Mais, cher Monsieur, toute la question est justement : pourquoi ce juge d’instruction n’a-t-il pas enquêté sur les questions-clés ? Pourquoi des instructeurs ont-ils dû dénoncer sa « non – enquête » ? Qui ne cherche pas, ne trouve pas ?

Je me trouvais lundi passé au Palais de Justice. Un ami journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires me confiait, résumant parfaitement le paradoxe de l’affaire Dutroux :

« Même en écartant Nihoul, il reste évident que 4 personnes – Dutroux, Martin, Lelièvre et Weinstein – ont fonctionné pendant des années comme une association de malfaiteurs, vendant tout ce qu’il était possible de vendre. Cette bande aurait enlevé 6 personnes sans aucun but lucratif ? Uniquement pour satisfaire les appétits sexuels du seul Dutroux ? 6 personnes en 11 mois ? »

Dutroux, Nihoul et Cie : une association de malfaiteurs sans but lucratif ?