??Campagne médiatique sur les grèves de la faim à Cuba

La chose que ne dit pas cet article tant elle est évidente pour un Cubain, qui subit les effets du terrible blocus, le terrorisme et tout ce que l’imagination fertile de son odieux et puissant voisin peut lui imposer, est que Cuba est en guerre. Et que celui qui en temps de guerre s’allie avec l’ennemi est passible d’un châtiment dans n’importe quel pays. Ceux qui sont en prison le sont en vertu de la loi que les Cubains ont promulgué après qu’en 1996 les Etats-Unis aient eux mêmes promulgué la loi Helms burton. Une loi   extra-territoriale, qui organise un peu plus l’étranglement génocidaire et va jusqu’à prévoir les conditions du pillage de Cuba quand son gouvernement serait renversé, attribuant par exemple les cigares à Philipp Morris et le rhum à Baccardi (d’où le surnom de loi Baccardi) et établissant un véritable protectorat. A la suite de cette loi, les Cubains ont voté à leur tour une contre loi Helms Burton au nom de laquelle celui ou celle qui accepte de l’argent de l’ennemi est passible de peine de prison. Tant qu’on n’a pas compris cela on ne peut pas comprendre ce que signifie le terme de contre-révolutionnaire tel qu’il est employé ici. Il ne s’agit pas « d’opinion », le terme exact serait « agent d’une puissance étrangère » mais à Cuba, nation et révolution, indépendance nationale et socialisme sont des termes équivalents. Note et traduction de Danielle Bleitrach??
 
?D’importants médias occidentaux de presse veulent attirer l’attention grâce à des mensonges inventés de toute pièce. C’est de cette manière qu’ils défendent les intérêts impérialistes contre notre pays.?
 
Tandis qu’à Cuba, se développe, par exemple, la campagne de vaccination, antipolio, qui préserve la santé de plus d’un demi-million d’enfants et dans Haïti dévastée des centaines de médecins cubains réaffirment l’ esprit humaniste de lutte pour la vie, des titres malveillants s’appliquent à orchestrer une campagne en faveur du Guillermo Fariñas Hernández contre-révolutionnaire, en grève de la faim, dans sa maison, à la Santa Clara, depuis 13 jours, par laquelle, comme il l’a déclaré, il essaie d’imposer la libération de plus de 20 prisonniers contre-révolutionnaires, sanctionnés avec toutes les garanties procédurales par nos tribunaux ; pour agir au service d’intérêts étrangers, contre l’indépendance et l’ordre constitutionnel de notre pays.?
 
La manipulation est telle que des rapports journalistiques en arrivent à inventer que le Gouvernement cubain a déclaré qu’il laisserait mourir  ce salarié de la Section d’Intérêts des États-Unis à La Havane, sans dire un mot sur les efforts multiples de nos professionnels de la santé pour assister cette personne.?
 
Guillermo Fariñas Hernández, connu dans le milieu des vend-patria comme « Coco », est passé d’une adhésion à la Révolution, à une conduite antisociale.?Le premier acte public qui a révélé un évident déséquilibre de sa personnalité, et qui n’avait pas de conotation politique, est survenu à la fin de 1995, quand il a physiquement agressé une femme, une fonctionnaire de l’institution de santé où il travaillait comme psychologue, en lui occasionnant des lésions multiples sur le visage et les bras. Le délit a motivé une sanction de trois ans de privation de liberté sans internement, en plus l’imposition d’une amende de 600 peso?.
 
Pour se soustraire à la justice il a commencé sa première grève de la faim et peu de temps après il a franchile seuil de l’activisme contre-révolutionnaire.?Grâce à la collaboration de ces groupuscules il faisait grand bruit sur  son cas, allant jusqu’à propager un grand nombre d’interprétations tendancieuses dans les radios subversives, en manifestant de surcroît sa volonté de  de mourir si on ne lui  apportait pas de réponses aux demandes qu’il avait faites.?Un second fait en 2002 témoigne de la caractéristique violente de ce sujet et de son mépris évident pour sa Patrie et les citoyens qui la défendent. En pleine ville de la Santa Clara, Fariñas a frappé violemment avec une canne un vieillard qui avait empêché un acte terroriste d’un envoyé personnel du criminel Luis Posada Carriles.?
 
Les dommages subi par le blessé ont provoqué une intervention urgente chirurgicale de l’ablation de la rate.?Une fois sanctionné par 5 ans et 10 mois de privation de liberté dans la jugement 569 de 2002 du Tribunal Populaire Provincial de Santa Clara ville, il recommence à nouveau son spectacle qui consiste à faire une grêve de la faim.?A cette occasion, ce choix de Fariñas Hernández a provoqué une légère déshydratation, parce qu’un traitement lui a été fait avec sérums. Il interrompt la grève et le 4 novembre 2002 il a décidé de la recommencer en exigeant qu’il soit mis un téléviseur à la salle d’Infirmerie de la prison où il récupérait.?
 
Le 5 décembre 2003, en faveur de ses problèmes de santé, on lui a accordé une permission extra-pénale (à l’article 31, des incises 3.b et 4, du Code Pénal, il est établi la faculté d’accorder la suspension de l’internement au sanctionné par une privation de liberté pour des causes justifiées, sur la base de l’observation d’une bonne conduite), en concordance avec nos lois et sur la base d’une conception humanitaire de notre justice et du système pénitentiaire.?Trois années après, cet agent de service des Etats-Unis  se lance dans un jeune prolongé pour exiger des fonctionnaires de ETECSA (les télécommunications cubaines NDT) l’accès à internet depuis son domicile. Farinas est un reporter assidu de l’infâme radio nommée Radio Marti et d’autres stations anticubaines.?Ses états de services concernent aussi  l’assistance aux activités de tous types de la SINA et certaines ambassades diplomatiques européennes qui dirigent la subversion à Cuba, et là il reçoit instructions et ravitaillement.?Il existe des principes bioéthiques qui obligent le médecin à respecter la décision d’une personne qui a décidé de commencer une grève de la faim.?
 
A cause de cela, d’aucune manière on ne peut le forcer à absorber des aliments, comme cela est pratiqué quotidiennement par les autorités nord-américaines dans les cachots et centres de tortures de Guantanamo,? Abu Ghraib y Bagram, en violation des droits des détenus.?La médecine peut seulement agir quand le patient est entré en état de shock, phase, qui peut intervenir tard, alors que l’être humain est à la limite de la survie, ce qui s’appelle le point de non retour.?Les épisodes sucessifs de grèves de la faim ont fait que Farinas est dans un processus de déterioration important.?
 
Si aujourd’hui il est encore en vie, il faut souligner que c’est grâce à l’attention médicale qualifiée qu’il a reçu sans tenir aucun compte de sa condition de mercenaire.?Dans ce cas , ce n’est pas la médecine qui doit résoudre le problème créé intentionnellement dans le but de discréditer notre système politique, mais le patient lui même et les apatrides, les diplomates étrangers et les médias qui le manipulent. les conséquences sont entièrement de leur responsabilité.?Cuba qui a démontré abondamment qu’il a comme principale devise la vie et la dignité de l’être humain n’acceptera ni pression, ni chantages.
 
Source: Socio13