CEDICE : le nouveau visage de l’Empire au Venezuela

Au cours de ces huit dernières années, l’organisation vénézuélienne qui a reçu, de la part des Agences des Etats-Unis et en plus grande quantité, à la fois un financement et une assistance stratégique, a été le Centre de Diffusion de la Connaissance Economique pour la Liberté (CEDICE). Aujourd’hui c’est l’institution qui représente le mieux les intérêts des Etats-Unis au Venezuela.

19 mai 2009

Elle est l’instigatrice de la plupart des campagnes médiatiques de l’opposition vénézuélienne contre les politiques du gouvernement bolivarien. Le CEDICE est aussi devenu le porte-parole, au Venezuela, de la droite internationale et il ouvre des espaces à cette petite mais fanatique et extrémiste minorité ; il cherche tous les chemins possibles pour faire la promotion de son programme élitiste et néofasciste dans la zone.
Avec son siège à Caracas, le CEDICE s’affiche comme « une association civile sans but lucratif, dont l’objectif central est la diffusion de la pensée économique et politique qui accorde la priorité à la libre action de l’initiative individuelle et à l’analyse de l’organisation et des conditions devant permettre l’existence de sociétés libres”. En réalité, c’est une institution qui reçoit la plus grosse part de son financement, de son management et de son assistance idéologique, du Centre pour l’Entreprise Privée Internationale, des USA (CIPE), qui est la branche en direction des entreprises du Département d’Etat et de ses organismes financiers : la National Endowment for Democracy, (NED), et l’Agence pour le Développement International des USA, (USAID. Il reçoit également des fonds et une assistance en  management de la part de plusieurs Agences européennes, comme la Konrad Adenauer Fondation et la Friedrich Naumann Stiftung, allemandes, et l’espagnole Fondation pour l’Analyse et les Etudes Sociales (FAES) qui, aujourd’hui, font office de filtres pour les fonds versés par la NED, l’USAID et autres intérêts de l’Empire. La Directrice Générale du CEDICE, Rocio Guijarra, en tant que  “représentante des ONG”, fut signataire du décret – connu sous le nom de « Décret Carmona », – durant le Coup d’Etat d’Avril 2002, au Venezuela, contre la Président  Hugo Chávez, lequel décret avalisait le coup d’Etat et l’instauration d’une dictature. Son premier vice-président, Oscar García Mendoza, est également président de la Banque Vénézuélienne de Crédit, le principal collecteur de fonds en provenance de la NED et de l’USAID pour les ONG  et  les partis politiques, au Venezuela. Il a aussi signé une lettre  ouverte au nom de la « société civile » reconnaissant et applaudissant le Coup d’Etat d’avril 2002. Le CEDICE travaille avec le réseau de think tanks néoconservateurs d’Amérique Latine, en particulier la Chambre de Commerce de Santa Cruz, en Bolivie, et d’autres qui œuvrent pour la sécession de cette province.

L’université néofasciste du CEDICE

Pour célébrer son vingt-cinquième anniversaire, le CEDICE a organisé un gala de la droite latino-américaine, durant la semaine du 24 au 29 mai 2009. Organisé dans les salons de l’Hôtel Caracas Palace (antérieurement le Four Seasons), siège fameux du quartier général des militaires  putschistes durant l’occupation illégale de la Place Altamira, à l’Est de Caracas, en octobre 2003, cette fête du CEDICE réunira les personnages les plus réactionnaires de l’extrême droite de la zone. Avant que ne débute la fête dans le luxueux Caracas Palace, le CEDICE, associé à l’organisation néofasciste  ultralibérale des USA, l’Institut CATO,  ont inauguré la première phase de l’Université EL CATO- CEDICE, dans l’hacienda La Escondida, sise dans les environs de Caracas et, selon la brochure publiée par l’Institut CATO, l’évènement, ouvert de façon exclusive à 50 jeunes vénézuéliens, traitera des sujets comme :  « Le nouvel ordre du jour mondial – La crise financière mondiale  – Le populisme en Amérique Latine – La jeunesse et la défense de la liberté – Pauvreté et violence ; les droits de la propriété ; le défi des institutions du XXIº siècle »… parmi d’autres.

Parmi les “professeurs” de l’Université  CATO-CEDICE figurent : 

Gabriela Calderón, éditrice du site Web “elcato.org” et éditorialiste du journal de droite équatorien : El Universo ; Daniel Córdova, doyen de la l’Ecole d’Economie de l’Université de Sciences Appliquées, du Pérou, et Directeur du Projet Investir de Procapitales, une ONG financée par les Etats-Unis; Otto Guevara, homme politique du Costa Rica, président du Parti Mouvement Libertaire et du Réseau Libéral d’Amérique Latine (RELIAL); Martín Krause, professeur à l’Ecole Supérieure d’Economie et d‘Administration des Entreprises de Buenos Aires ; Carlos Sabino, du Centre pour la Prospérité Mondiale de l’Institut Indépendant, Etats-Unis; José Toro Hardy, économiste vénézuélien du CEDICE ; Álvaro Vargas LLosa, du Centre pour la Prospérité Mondiale de l’Institut Indépendant (Etats-Unis) et chroniqueur pour le Washington Post ; et Yon Goicochea, dirigeant de Primero Justicia et fondateur de Fondation Futur Présent, organisation qui se donne pour mission d’entraîner des jeunes dans des tactiques de coup d’Etat de faible intensité et de subversion.
L’Institut CATO est cette organisation qui a décerné le Prix “Milton Friedman” au dirigeant de Primero Justicia, Yon Goicochea, en 2008. Comme conséquence de cette reconnaissance de la part d’une des organisations les plus ultraconservatrices et néofascistes des Etats-Unis, Goicochea a reçu la somme de 500 000 dollars  qu’il a utilisés, en partie, pour créer sa Fondation Futur Présent, Institut qui se consacrera à former la jeunesse vénézuélienne de droite dans les tactiques de subversion de faible intensité pour tenter de déstabiliser le gouvernement du Président Chávez. L’Institut CATO a été fondé en s’appuyant sur les théories économiques de l’ultralibéral nord-américain Milton Friedman qui fut le conseiller économique d’Augusto Pinochet durant les années quatre-vingts. Cet Institut a aussi servi pour la promotion de l’idéologie conservatrice des années 80 mise en œuvre par Ronald Reagan, Margaret Thatcher et le groupe des “Chicago Boys” qui, par la suite, mirent en application ces politiques en Amérique Latine causant encore plus de misère et de détresse et moins de progrès et de prospérité. L’Institut CATO est étroitement lié au complexe militaro-industriel et aux  organismes  de  Sécurité et de  Défense de Washington.

Le rassemblement  de  la  droite  rÉactionnaire  à Caracas


fAprès cette séance d’endoctrinement intensif dans les valeurs néolibérales et les tactiques de déstabilisation à utiliser contre les gouvernements qui refusent le modèle capitaliste imposé par Washington, on se retrouvera à Caracas pour l’évènement principal : la “Rencontre Internationale Liberté et Démocratie : le Défi Latino-Américain” du 27 au 29 mai. Cette réunion verra réunis une fois encore les principaux porte-paroles de la droite néofasciste d’Amérique Latine pour renforcer la campagne médiatique et politique contre le gouvernement vénézuélien menée dans une escalade agressive au cours des derniers mois.

Qui  est  qui  dans  ce réseau  “pitiyanqui” ? [1]

On trouve parmi les organisations et les participants de ce rassemblement quelques-uns des organismes pourvoyeurs des fonds étatsuniens et européens qui ont fait la promotion des groupes impliqués dans les actions déstabilisatrices, au Venezuela, ces dernières années. On y voit aussi des organisations moins connues qui ont rejoint ce réseau de subversion régionale. En plus, on y trouve des personnages qui ont joué un rôle important dans les divers attentats perpétrés contre les démocraties et les changements en cours au Venezuela, en Bolivie et en Equateur. Le point commun entre toutes ces organisations c’est qu’elles ont en commun les mêmes noms dans leurs divers Bureaux  Directeurs et Conseils, outre qu’elles ont en commun les mêmes pourvoyeurs de fonds et les mêmes parrains. Tout cela en fait un parfait modèle de la toile d’araignée tissée par l’Empire. Et ne vous méprenez pas sur l’usage qu’elles font du mot « liberté » comme base  de leur travail, car ce mot renvoie à la liberté du marché et nullement à la liberté  de  la société civile.

Outre le CEDICE et l’Institut CATO, ci-dessus mentionnés, les autres organisations participantes sont :

Fondation internationale pour la liberté: organisation dirigée par le néoconservateur péruvien Mario Vargas LLosa qui se consacre à coordonner le réseau des organisations  de l’extrême droite d’Amérique Latine et de ses alliés internationaux. Il se consacre aussi à organiser des forums et des rencontres entre les adhérents à son réseau néolibéral pour discréditer les gouvernements de la zone qui ne se soumettent pas aux intérêts de l’Empire, comme par exemple la Bolivie, Cuba, l’Equateur, le Nicaragua,  et le Venezuela. L’un de ses derniers évènements  avait  pour intitulé: “Cuba, de la dictature à la démocratie”, titre emprunté au guide du Coup d’Etat de faible intensité  rédigé par Gene Sharp de l’Institut Albert Einstein qui a servi de scénario pour les mal nommées révolutions colorées, en Europe de l’EST, et qu’ils essayent maintenant d’exporter au Venezuela, en Bolivie et en Equateur. Dans le Bureau Directeur de cette Fondation on trouve des noms désormais familiers tels celui de Rocío Guijarro, du CEDICE, de Carlos Alberto Montaner, contre-révolutionnaire cubain bien connu et agent de la désinformation, Ian Vásquez, de l’Institut CATO, des Etats-Unis, et d’autres qui appartiennent à des organisations comme la Fondation Liberté, d’Argentine, Atlas Economic Research Foundation, des Etats-Unis, le FULIDE, de Bolivie, HERITAGE Foundation, des Etats-Unis, et d’autres encore .
FRIEDRICH NAUMANN STIFTUNG FUR DIE FREIHEIT : organisme néoconservateur allemand lié au parti ultralibéral « Parti Libre Démocratique », un des partis politiques de  l’extrême droite allemande. Il se consacre à la promotion de la pensée néolibérale dans le monde et il plaide pour une société fondée sur les valeurs du libre marché et la concurrence, avec le moins possible d’intervention de l’Etat. Il finance des ONG néolibérales en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, avec l’intention de faire la promotion de ses principes et de ses idéaux dans cette partie du monde. Ils ont financé divers programmes et actions du mouvement étudiant de droite, au Venezuela, et ils financent activement les projets du parti Primero Justicia (la Justice en Premier) et la Fondation Futuro Presente du jeune réactionnaire Yon Goicochea.
Réseau Liberal d’Amérique Latine (RELIAL) : Un réseau d’organisations, institutions et personnes qui font la promotion des politiques néolibérales dans la zone. Selon son site web (www.relial.org) : « ce réseau est créé dans le but de renforcer et de perfectionner le libéralisme, la coopération et la coordination entre les libéraux, en Amérique Latine. On cherche à conquérir plus d’espace public pour les libéraux, à partager et profiter des expériences les uns des autres, à perfectionner la gestion politique libérale ainsi qu’à développer un contrepoids aux réseaux socialistes et démocratiques existants ». Dirigé par Otto Guevara, président du mouvement libertaire du Costa Rica, RELIAL rassemble les mêmes organismes que le CEDICE, la Fondation Friedrich Naumann Stiftung, la Fondation Libertad, la Fondation Atlas, le FULIDE et d’autres que l’on retrouve dans les comités directeurs de toutes les organisations néolibérales.

ATLAS ECONOMIC RESEARCH FOUNDATION: Fondée en 1981, par Antony Fisher, comme une façon d’institutionnaliser son travail de reproduire le modèle de “think tank indépendant” dans le monde entier. Fisher a aussi contribué à mettre sur pied l’Institut Fraser,  l’Institut Manhattan et l’Institut de Recherche Pacific, trois centres d’études néolibéraux. Actuellement, ATLAS dirige des ateliers, des programmes pour décerner des prix à des personnalités du monde néolibéral et il fournit des services de management pour continuer à renforcer un réseau informel de plus de 250 think tanks conservateurs dans 70 pays qui se consacrent à reproduire et à mettre en application le modèle néolibéral. La mission d’ATLAS, selon un de ses ex présidents, John Blundell, c’est de  « couvrir le monde de think tanks qui feront la promotion du libre marché ». ATLAS a distribué  plus de 20 millions de $ sous forme de  bourses à divers think tanks,  à travers le monde, au cours des vingt dernières années. Son financement principal vient de donations privées et de sociétés internationales, y compris des sommes très importantes versées par des multinationales telles que Exxon Mobile et Philip Morris USA, entre  autres.

FONDATION POUR l’ANALYSE et les études sociales (FAES): La Fondation FAES fut créée à Madrid, le 11 novembre 2002, et elle a fusionné en une seule les cinq fondations liées au Parti Populaire espagnol (Fondation Cánovas del Castillo, Fondation Populaire Ibéro Américaine, Fondation Populaire Ibéro Américaine d’Analyses et d’Etudes Sociales, Fondation Populaire Ibéro Américaine d’Etudes Européennes et l’Institut de Formation Politique). FAES travaille avec un réseau de think tanks, d’organisations et de partis politiques avec lesquels elle partage  et diffuse ses idées et ils planifient ensemble leurs activités. Elle a été fondée et elle est dirigée par l’ex Président espagnol José María Aznar, qui a été impliqué dans le Coup d’Etat d’avril 2002, contre le Président Chávez, et qui participe, depuis cette date, dans toute une série de plans de déstabilisation dirigés contre la Révolution Bolivarienne.

Font également partie de la FAES d’importantes sociétés qui partagent son idéologie et qui ont de grands intérêts économiques en Amérique Latine  comme les banques BBVA et  Santander et ENDESA. Parmi les « intimes » collaborateurs de FAES, on remarque aussi des partis et des personnalités de premier plan des milieux universitaires, du monde des médias, du corps diplomatique, de la droite latino-américaine. Parmi eux, les plus remarquables sont : Leopoldo López, Maire de Chacao, Venezuela ; Yon Goicochea, leader du mouvement étudiant de droite au Venezuela ; Manuel Espino Barrientos, président du parti PAN du Mexique ; Belisario Betancourt et Andrés Pastrana, ex présidents de Colombie ; Carlos Tuleda, secrétaire exécutif des Affaires Etrangères du Parti Démocrate Chrétien du Chili, Sebastián Piñera, président de la Fondation Futur, du Chili ; Adalberto Rodríguez Giavarini, ex ministre des Affaires Etrangères d’Argentine ; Marcela Prieto Botero, Directrice Exécutive de l’Institut des Sciences Politiques de Colombie ; Luis Cordero Barrera, pro-Recteur de l’Université Andrés Bello, du Chili ; Diana Sofía Giraldo, Doyenne de Communication de l’Université Sergio Arboleda, de Colombie ; Luis Bustamante Belaunde, Recteur de l’Université Péruvienne des Sciences Appliquées ; Ricardo López Murphy, président de la Fondation Recréer Pour le Développement de l’Argentine ; Alberto Jorge Triaca, directeur de la Fondation Penser, Argentine ; Gerardo Bongiovani Garassai, Directeur de la Fondation Liberté, Argentine. Et aussi des journalistes tels Julio Cirino et Carlos Pagni (Argentine) ou Plinio Apuleyo (Colombie) et des conseillers politiques tels le bolivien Sarmiento Kohlenberger, outre des “intellectuels amis” qui transmettent une vision néolibérale, néoconservatrice, tels Enrique Krause, Carlos Alberto Montaner, Jorge Edwards ou Álvaro Vargas LLosa.
La FAES reçoit une grande partie de son financement du gouvernement espagnol (en 2007, elle a reçu 3 millions d’euros). 60% de ses fonds viennent du secteur public et les autres 40% viennent de diverses donations privées.

Durant les années 2007 et 2008, la FAES a financé une série de conférences et de visites de leaders étudiants vénézuéliens du mouvement d’opposition, comme Yon Goicochea, Géraldine Alvarez et d’autres, tournées réalisées tant en Espagne qu’au Parlement Européen. La Faes fait partie d’un réseau international de think tanks et d’ONG néoconservatrices comme CATO Institute, American Enterprise Institute, Heritage Foundation, International Republican Institute (IRI), National Democratic Institute for International Affairs (NDI), Hudson Institute, Fundación Ecuador Libre [Fondation Equateur Libre], Instituto Libertad y Democracia (Pérou), [Institut Liberté et Démocratie], Podemos [Nous Pouvons], (Bolivia), Fundación José Dolores Estrada (Nicaragua), Fundación Democracia en Libertad (Colombie), Red Libertad (Argentina), Fundación Justicia y Democracia (Venezuela), Súmate [Rejoins-nous], (Venezuela), CEDICE, (Venezuela), IFEDEC, (Venezuela), Partido Demócrata Cristiano du Chili, parmi d’autres. La FAES travaille aussi  avec un large réseau  d’organisations pour déstabiliser Cuba, tel PROJET VARELO, Bibliothèques Indépendantes de Cuba, Fondation Nationale Cubano-Américaine (FNCA) et Cuban Liberty Council, entre autres.
FUNDACIÓN IBEROAMÉRICA EUROPA (FIE): Un centre de recherches privé, centre aussi de promotion et de coopération internationale sur des sujets ayant un rapport avec le libre marché, l’entreprise privée, le gouvernement limité et la liberté individuelle ; en essence, le néolibéralisme réactionnaire. Son objectif c’est d’encourager  la coopération entre l’Espagne et l’Amérique Latine et il travaille activement en Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur,  Costa Rica, Cuba, El Salvador, le Guatemala, le Mexique, le Nicaragua, Panama, le Paraguay, le Pérou, la république Dominicaine, l’Uruguay et le Venezuela. Son programme principal, dans ces pays, “Liberté et développement”, se consacre à renforcer le secteur des entreprises privées et la réduction du pouvoir de l’Etat sur les institutions privées. Une rencontre de la FIE, en 2003, donna naissance à la Fondation Internationale pour la Liberté (FIL) qui est dirigée depuis lors par le péruvien néoconservateur Mario Vargas LLosa.

Fondation LIBERTAD: Une organisation privée, argentine, dont le but est la recherche et la diffusion de thèmes ayant pour sujet le monde de l’entreprise et le social et qui fait la promotion du néolibéralisme sur le continent. Créée à Rosario, en 1988, par un groupe de chefs d’entreprises et de professionnels, la Fondation compte avec le soutien de plus de 200 entreprises privées. Elle s’appuie, en outre, sur l’adhésion de divers réseaux d’organisations néolibérales au niveau international telles que l’Institut CATO, la Fondation HÉRITAGE, le CEDICE, la FAES, RELIAL, FIE, ATLAS, PanAmerican Development Foundation de l’USAID, le Wall Street Journal et d’autres. Son programme comprend des cours, des conférences, des séminaires, des études et des publications et une grande présence dans les médias au moyen de chroniques  et de programmes qui lui sont propres. FUNDACIÓN LIBERTAD a également contribué à la création de RESEAU des FONDATIONS ARGENTINES (REFUNDAR) qui regroupe plusieurs organisations néolibérales du pays.
INSTITUT DE SCIENCE politique hernán ECHAVARRÍA OLÓZAGA: Cet Institut fondé en 1987, en Colombie, est considéré comme un centre influent de la pensée néolibérale dans ce pays. Il est constitué par des entrepreneurs, des hommes politiques, des membres des Académies, des écrivains et des journalistes dans le but de mettre en avant les idées du libre marché. Son projet principal est la Revue Perspective, publication qui se consacre à propager les principes du libre marché et du néolibéralisme ; elle est financée par le CIPE/NED des États-Unis et elle compte avec le soutien du CEDICE du Venezuela et de la Fondation LIBERTAD  d’Argentine. Son principal financement provient des Agences de Washington comme le CIPE, la NED et l’USAID en plus des fondations européennes comme la Fondation Konrad Adenauer, d’Allemagne, et la  FAES, d’Espagne.
Centre pour l’entreprise privée International (CIPE) : CIPE est un des quatre noyaux de financement de la NED et de l’USAID et il œuvre comme une contrepartie affiliée et exempte d’impôts de la Chambre de Commerce des Etats-Unis. Cette organisation fut mise en place en 1983 en tant que branche du Département d’Etat tournée vers les entreprises pour soutenir des politiques de libre marché et aider un groupement  de firmes. Il s’occupe, en outre, de  la formation de leaders dans le monde des affaires  et de leur mobilisation dans les processus politiques. En Europe de l’Est, par exemple, le CIPE a des programmes d’aide à plusieurs associations patronales et il fournit une assistance et une aide pour des actions législatives. La Hongrie, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Pologne ont bénéficié de cette assistance. En Pologne, a été fondée la Société Industrielle Krakow dans le but de publier un quotidien national. Cette publication répondait à l’intérêt de cultiver et de développer l’entreprise  privée dans ce que la rhétorique néolibérale appelle le « bon développement économique et démocratique ». Au Venezuela, ils travaillent et financent les Fedecámaras [2], la COINDUSTRIAS et le CEDICE. Le Bureau Directeur est constitué  par des membres de la communauté commerciale des Etats-Unis, des personnalités du Département d’Etat et des  représentants des centres ultra conservateurs comme Heritage Foundation et Hoover Institution.

Acteurs/personnalités   du   reseau   “PITIYANKI”

Au cours de la principale célébration du CEDICE et de ses à-côtés ultralibéraux, on trouvera des conférences et des ateliers animés par les principales figures de la droite latino-américaine – y compris plusieurs vénézuéliens qui ont dirigé les attentats contre la démocratie dans le pays au cours de ces dernières années. Liste non exhaustive :

MARIO VARGAS LLOSA: Président de la Fondation Internationale pour la Liberté (cf. supra) et porte-parole connu de la droite internationale qui se consacre à dénigrer les récents changements en cours au Venezuela, Equateur, Bolivie. C’est un écrivain réactionnaire (gauchiste viré à l’extrême droite) ; il fut candidat à la présidence du Pérou, en 1990, pour  le parti conservateur Frente Democrático (FREDEMO) et plaidait pour des réformes néolibérales. Il a déclaré que le président Chávez est « une menace pour la démocratie et qu’il est en train de déstabiliser la région », phrases maintes fois répétées par les porte-paroles de Washington.

JORGE QUIROGA: Ex président de Bolivie, (2001-2002), ultraconservateur, il a été le vice-président d’Hugo Bánzer, de 1997 à 2001, date du retrait de la vie politique de ce dernier pour raisons de santé. Quiroga, qui a fait ses études aux Etats-Unis, à l’Université du Texas A&M, s’est défini comme un «  yuppie patronal » (expression qui en anglais qualifie la génération du libre marché et du néolibéralisme). Quiroga a été le candidat de l’opposition contre Evo Morales lors des élections de 2005, où il représentait le parti de droite PODEMOS. Il n’a recueilli que 28,6% des voix contre 53% pour Evo Morales. Quiroga a travaillé pour IBM et comme conseiller du FMI. Il est l’un des critiques les plus acharnés du président Chávez et il se consacre, ces dernières années, à discréditer le président Morales en déclarant que, sous son mandat, « la Bolivie est une colonie du Venezuela » à cause des liens étroits qui unissent les deux pays.

FRANCISCO FLORES: Ex président du Salvador – (1999-2004) –est membre du parti conservateur ARENA. Formé lui aussi aux Etats-Unis, à l’Université Amherst et à Harvard. En tant que président, Flores a maintenu l’alliance étroite avec les Etats-Unis et la subordination de son pays au programme de l’Empire. Il a autorisé le déploiement de troupes du Salvador en Irak pour appuyer les forces armées des Etats-Unis et il a été l’architecte de la dollarisation de l’économie de son pays ce qui a entraîné une inflation énorme et l’a privé du consensus de la société civile du Salvador.

JORGE CASTAÑEDA: Ex ministre des Affaires Etrangères du Mexique – (2000-2003) – durant le mandat de Vicente Fox. Également formé aux Etats-Unis, à l’Université de Princeton, et muni d’un doctorat de l’Université de Paris I, Castañeda est l’auteur d’une dizaine de livres et il écrit pour les journaux Reforma (Mexique), El País (Espagne), Los Angeles Times (USA), et la revue Newsweek. Il a été candidat indépendant à la présidence du Mexique, en 2004, mais n’ayant pas obtenu l’appui des partis politiques, sa candidature s’avéra impossible conformément à la loi mexicaine. Il est devenu l’un des critiques les plus fervents du président Chávez et des gouvernants socialistes de la région. En 2009, a été publié un entretien avec Castañeda dans lequel il dénonce un soi disant complot entre le président Chávez et divers fonctionnaires du gouvernement cubfain pour exécuter un coup d’Etat contre le président Raúl Castro de Cuba, ce qui fut par la suite démenti par Castañeda lui-même lorsqu’il avoua que cela n’avait pas le moindre fondement, mais que c’était son « opinion personnelle”.

ENRIQUE KRAUZE: écrivain mexicain, accusé d’être un intellectuel qui propage la peur de la ville, au Mexique, et qui s’est attaché à dénigrer le candidat aux élections présidentielles de 2007, López Obrador. Il est l’auteur du livre “Le pouvoir et le délire” qui critique et veut discréditer la figure d’Hugo Chávez et son gouvernement, au Venezuela.
OSCAR ORTIZ: Président du Sénat, en Bolivie ; élu du parti de droite PODEMOS, de la ville de Santa Cruz. Promoteur de plans séparatistes dans la région  de la « Media Luna»[3], il a été aussi dirigeant de la Chambre de l’Industrie et du Commerce  de l’Est, en Bolivie,  et il a fait partie des directions de plusieurs entreprises ayant leur siège à Santa Cruz. Il écrit également dans la presse bolivienne en faisant la promotion des opinions qui combattent le gouvernement d’Evo Morales. Il est lié à l’aile violente des mouvements séparatistes de Santa Cruz, l’Union de la Jeunesse de Santa Cruz et il a bénéficié de l’immense soutien financier  de l’USAID et de la NED.

ALEX SUTTON: Directeur Régional de Programmes pour l’Amérique Latine et les Caraïbes de l’Institut Républicain International (IRI), organisme créé comme une des organisations clés de la National Endowment for Democracy (NED). L’IRI a financé les partis Primero Justicia  et  Un Nuevo Tiempo, entre autres, au Venezuela, et a été une des premières organisations des Etats-Unis à publier un communiqué de presse durant le coup d’Etat d’avril 2002 qui applaudissait les efforts de la “société civile” pour renverser  le président Chávez. Il a été un des principaux bailleurs de fonds de l’opposition vénézuélienne durant ces huit dernières années et il a financé des coups d’Etat à Haïti, en Ukraine, en Serbie, en Géorgie et dans d’autres pays où il mène à bien son travail de déstabilisation  et de subversion.

EDUARDO BOWLES: Directeur du Journal de droite bolivien, El Nuevo Día.
CYnthia  Hotton: Députée au Parlement National d’Argentine pour le Capital Fédéral de l’Alliance Pro-Créer, une union de partis politiques de droite.

ANTONIO LEDEZMA: Actuel Maire de Caracas, dirigeant du parti Alliance Brave Peuple et fondateur du Commando National pour la Résistance (CNR), organisation qui se consacre à promouvoir la déstabilisation et les actions violentes dans le pays. Il a participé au coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chávez et il l’est un des porte- paroles les plus réactionnaires de l’opposition.

LEOPOLDO LÓPEZ: Dirigeant politique de l’opposition vénézuélienne. Membre fondateur du parti PRIMERO JUSTICIA qui auparavant était une association civile financée illégalement avec des Fonds  de PDVSA filtrés par sa mère, Antonieta Mendoza de López, qui était directrice des Affaires Publiques de l’entreprise pétrolière. Ce jeune politicien a eu aussi des liens étroits avec l’Institut Républicain International (IRI) qui a financé et managé la transformation  de Primero Justicia en parti politique. Durant les mois qui ont précédé le Coup d‘Etat d’avril 2002, Leopoldo López, en compagnie d’autres dirigeants de Primero Justicia, effectua plusieurs voyages  à Washington, au siège de l’IRI, pour des entretiens avec des fonctionnaires du gouvernement de George W. Bush.

Le 11 avril, López prit la tête de la marche des opposants anti Chávez pour la conduire vers le Palais de Miraflores, ce qui entraîna la mort de douzaines de personnes et la séquestration du président Chávez. Fin février 2004, il fut un des dirigeants de l’opposition qui marchèrent en tête de la guarimba (actions violentes déchaînées pour créer le chaos et la panique dans la société) qui avait pour but de forcer le démission du président Chavez. Ces actions violentes dirigées par López ont provoqué la mort de plusieurs citoyens vénézuéliens.

Par la suite, López échoua dans sa tentative de prendre le pouvoir dans son parti Primero Justicia et, suite à cette frustration, il abandonna le parti qu’il avait fondé pour rejoindre le parti de droite Un Nuevo Tiempo (des Temps Nouveaux) du dirigeant anti Chávez : Manuel Rosales. Il a été maire de la commune de Chacao,  à Caracas, de 2000 à 2008 et il collabore maintenant avec Antonio Ledezma pour mettre en place les « réseaux populaires », une initiative financée par l’USAID, au Venezuela, pour pénétrer et infiltrer les communautés et créer la division dans les rangs révolutionnaires et recruter des activistes pour des plans déstabilisateurs.

MARIA CORINA MACHADO: Fondatrice de l’ONG vénézuélienne Súmate, (Rejoins-nous) avec son associé Alejandro Plaz. Descendante de deux puissantes familles de l’oligarchie vénézuélienne. Elle est financée par la NED, l’USAID et l’Institut Democrate National (NDI) à travers son ONG Súmate qui est apparue sur la scène politique au début de 2003, après l’échec du lockout. Machado a dirigé la campagne pour révoquer le mandat du président Chávez durant le referendum révocatoire d’août 2004. Elle a également été signataire du « Décret Carmona », durant le coup d’Etat d’avril 2002, contre le président Chávez. Elle était présente à la cérémonie du Palais de Miraflores et applaudissait quand le dictateur Pedro Carmona décréta la dissolution de toutes  les institutions démocratiques du pays. Machado déclare que son ONG n’est pas politique ni partisane, cependant sa ligne stratégique et son discours sont ouvertement opposés à la Révolution Bolivarienne et au Gouvernement du Venezuela. Machado a été mise en accusation par le Ministère Public du Venezuela pour avoir reçu des fonds d’un gouvernement étranger (la NED), pour avoir usurpé les fonctions du Conseil National Electoral et pour conspiration afin de déstabiliser le gouvernement légal du Venezuela. A cause des pressions subies par le gouvernement à travers l’Ambassade des Etats-Unis au Venezuela, le Département d’Etat (DOS), la Maison Blanche, et d’autres alliés de Washington, l’instruction de la plainte contre Machado n’a pas pu progresser. Machado a été reçue par le président George W. Bush, dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, le 31 mai 2005, ce qui illustre les relations intimes qui unissent l’opposition vénézuélienne et le plus haut niveau du pouvoir aux Etats-Unis.

GOICOCHEA, YON: Formé par les fondateurs de  l’OTPOR de Serbie et par l’Albert Einstein Institute (AEI) et l’International Center on Nonviolent Conflict (Centre International du Conflit Non Violent – “ICNC” -), il a été la  figure la plus en vue du mouvement étudiant de droite et il fit irruption sur la scène publique au cours des manifestations survenues lors du non renouvellement, par le gouvernement, de la concession octroyée à la chaîne de télévision privée RCTV, en 2007. Il a fait ses études à l’Université Catholique  Andrés Bello (UCAB), l’une des universités les plus réactionnaires  du pays. Après avoir fait ses premières armes comme leader étudiant dans les médias internationaux, Goicochea a fait plusieurs voyages à Washington pour y rencontrer des représentants de la National Endowment for Democracy (NED), de l’International Republican Institute (IRI), dirigé par John McCain, et de l’USAID, outre le AEI et le CANVAS. Goicochea a fait plusieurs voyages en Espagne, parrainé par la Fondation FAES de l’ex-président José María Aznar et dans d’autres pays. Il a reçu des fonds tant des Etats-Unis que d’autres fondations néolibérales comme la Fondation Konrad Adenauer.
Goicochea a fait un voyage en Bolivie en 2007 et en 2008 pour travailler à former et organiser le Movimiento Juvenil Cruceñista, (Mouvement de la Jeunesse de Santa Cruz) connue pour son idéologie et ses actions racistes, violentes, sécessionnistes. En mai 2008, Goicochea s’est retrouvé en Equateur pour y travailler à la création et à l’organisation d’un mouvement étudiant de droite , “Manos Blancas, pour contrecarrer la politique socialiste du gouvernement de Rafael Correa.

En 2008, Goicochea obtint le prix “Milton Friedman” (ex conseilleur en économie du dictateur Augusto Pinochet) du CATO Institute pour son “Avancée de la liberté économique”. Ce Prix s’élève  à 500 000 dollars. Aujourd’hui, il fait partie de l’équipe dirigeante du parti ultraconservateur Primero Justicia.

Marcel Granier: Marcel Granier Haydon est Président et CEO [Chief Executive Officer] de « Empresas 1BC » [1BC (1 Broadcasting Caracas), ou groupe « Grupo 1BC » ou « Grupo Phelps » est unconglomérat de diverses entreprises dans la branche des télécommunications  présidé par Marcel Granier] et il est le PDG de Radio Caracas Televisión (RCTV),  la  chaîne de télévision qui a la plus grande audience au Venezuela. Le 27 mai 2007, la concession que RCTV détenait du gouvernement du Venezuela pour diffuser son programme dans l’espace radio électrique public vint à expiration. En raison des constantes infractions à la loi commises par RCTV durant la dernière décennie, le gouvernement du Venezuela décida de ne pas renouveler sa concession. Auparavant, RCTV émettait sur le canal 2, au Venezuela, et possédait le signal de télévision le plus puissant du pays. Sa programmation était faite, pour 80%, de séries et pour les 20% restants, de talk shows, de films et journaux télévisés. A  ce jour, RCTV continue à émettre sur  le câble et le satellite, au Venezuela et au niveau International.

Marcel Granier et RCTV ont trempé dans le coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chávez et, sur leurs écrans, ils ont apporté tout leur soutien à la brève dictature de Pedro Carmona. RCTV a également joué le rôle principal dans la « Guerre Médiatique » survenue durant le lockout de décembre 2002 à février 2003.  Granier est  un opposant déclaré au gouvernement du président Chavez ; il a utilisé son pouvoir médiatique pour attaquer le gouvernement et manipuler l’information et les faits et pour nuire à l’Administration de Chávez et à son travail. Après mai 2007, Granier a mis en place une campagne internationale, avec l’appui du gouvernement des Etats-Unis et d’institutions comme la NED, l’USAID, Reporters Sans Frontières (RSF), Human Rights Watch et la Sociedad Interamericana de Prensa (SIP),  pour accuser le gouvernement du Venezuela de violer les Droits de l’Homme et,  en particulier, la liberté d’expression. Granier a été invité par le président George W. Bush à participer, aux Nations Unies,  à une réunion des “Défenseurs de la Liberté”. Il a été l’invité d’honneur de la Freedom House et du  Broadcasting Board of Governors pour prononcer une conférence sur « la liberté d’expression », en 2007, en compagnie de Karen Hughes, Directrice de la Diplomatie Publique du Département d’Etat (DOS), Paulo Dobriansky, néoconservateur, membre du PNAC y Sous-secrétaire d’Etat pour les Affaires Mondiales sous l’administration de George W. Bush, et Ileana Ros-Lehtinen, fanatique anticastriste, élue au Congrès pour le Parti Républicain.

MIGUEL HENRIQUE OTERO: Editeur, directeur et petit–fils des fondateurs du journal El Nacional, du Venezuela, un des quotidiens le plus critiques et manipulateurs contre le gouvernement du président Chávez. Otero est également le fondateur du Mouvement 2D, groupe créé après le referendum sur la réforme constitutionnelle du 2 Décembre 2007 dans le but de consolider un nouveau mouvement d’opposition dans le pays. Otero et son groupe se sont consacrés à occuper l’espace dans la presse et à la télévision pour discréditer le gouvernement du Venezuela et intoxiquer l’opinion sur les soi disant « atteintes aux Droits de l’Homme » dans le pays. Le Mouvement 2D est à l’origine de multiples actions violentes et illégales dans le pays depuis sa fondation y compris la fomentation de  provocations  dirigées contre les forces de sécurité en espérant obtenir des réactions violentes et étayer ainsi leurs accusations sur les supposées atteintes aux Droits de l’Homme.

Eva Golinger, étatsunienne-vénézuélienne, est Docteur en Droit International, écrivaine et chercheuse.
Elle est l’auteur de nombreux livres :
Code Chávez – 
Bush vs. Chávez : La Guerre de Washington contre le Venezuela –
La Toile d’Araignée Impériale : Encyclopédie d’ingérence et de  subversion –
Le Regard de l’Empire sur le 4F : les Documents déclassés de  Washington sur la  rébellion Militaire du 4 de Février 1992.

Notes :
[1] –  « pitiyanqui » : mot remis à la mode par Chávez, désigne et stigmatise les vendus à l’impérialisme yankee qui trahissent leur peuple pour défendre leurs intérêts de classe.
[2]- Fedecámaras est, au Venezuela, l’association principale des chefs d’entreprises, des commerçants, des producteurs et intermédiaires privés, l’équivalent de notre MEDEF.
[3] – En Bolivie, on appelle « Media Luna » ces départements de la partie orientale du pays – (sur la carte, ils dessinent un arc de cercle, d’où leur nom : « Demi-Lune »), constitués de basses terres fertiles et riches en ressources naturelles, qui se sont associés en une entité informelle partageant des intérêts communs. Comme il était prévisible, les départements de la « Media Luna » – Santa Cruz, Beni, Pando, Tarija –, où se concentre l’opposition « autonomiste », ont dit « non » à la Constitution proposée par Evo Morales. 

Traduit par  Manuel Colinas pour Investigaction.

Source: Aporrea