Bush, vous devez respecter la souveraineté de Cuba !

Ci-dessous, deux documents : une pétition signée par des intellectuels des Etats-Unis. Et un message de l'International Action Center.

Note préliminaire : Si vous êtes citoyen ou résident américain et que vous souhaitez signer cette déclaration, cliquez sur le lien e-mail ci-dessous et tapez simplement vos nom et lieu de résidence dans la fenêtre « Subject ». C’est tout ce qu’il y a à faire :

[email protected]

IL FAUT RESPECTER LA SOUVERAINETÉ DE CUBA

Face à l’escalade des menaces proférées par le président George W. Bush à l’encontre de la souveraineté de Cuba, quelques jours à peine avant le vote de l’Assemblée générale des Nations unies contre l’embargo économique inhumain et injustifiable imposé depuis 47 ans à Cuba par les États-Unis, et vu le contexte mondial des récentes menaces de « Troisième Guerre mondiale » nucléaire proférées par le même président Bush, nous adressons cet appel aux intellectuels et aux artistes afin qu’ils nous rejoignent dans la mise sur pied d’un dialogue et d’un échange culturel permanents entre les peuples des États-Unis et de Cuba. Nous demandons également que soit rendue publique l’annexe secrète à la toute dernière déclaration de la « Commission d’assistance pour libérer Cuba », présidée par la secrétaire d’État (ministre des Affaires étrangères) Condoleezza Rice. De façon inquiétante, le département d’État a insisté sur le fait que le plan comprenait des mensures qui resteront secrètes « pour des raisons de sécurité nationale » et pour garantir « l’efficacité de sa mise en œuvre ». Il n’est pas difficile d’imaginer le caractère de telles mesures si on considère la militarisation de la politique étrangère de l’administration Bush et ce qu’elle a « accompli » en Irak.

En raison de la menace croissante contre l’intégrité d’une nation et contre la paix et la sécurité de l’Amérique latine et du monde entier, nous, les signataires repris dans la liste ci-dessous, exigeons que le gouvernement des États-Unis respecte la souveraineté de Cuba. Il nous faut empêcher une nouvelle agression à tout prix.

Date : 29 octobre 2007.

Liste des signataires :

Noam Chomsky, James Cockcroft, Alice Walker, Howard Zinn, Ramsey Clark, Jane Franklin, James Early, Susan Caldwell, Carlos Munoz, Jr., Louis Head, Alfred Arteaga, PhD, Richard L. Harris, PhD, Emile Schepers, PhD, Norma Alarcon, Nancy Mikelsons, Leslie Cagan, Elizabeth Martinez, Dana Lubow, Karen Lee Wald, David Peterson, Luke Rhinehart, James F. Harrington, H. Bruce Franklin, Matthew Glesne, Barbara Collins, Bob Guild, Ann Sparanese, Alicia Jrapko, Bella August, Fred Magdoff, Gretchen Franklin, Vicki Ryder, Victor Fernandez, Walter Tillow, Robert Eisenstadt, Carolyn Birden, Miguel Rivas, George Cockcroft, Fraser Ottanelli, Alvin Andre Meyer, Bill Montross, Anita M. Waters, Saul Landau, Edward S. Herman, Claudio Morales, Roxanne Dunbar-Ortiz, Frances Hillyard, John Womack, Tom Twiss, Susan Severin, Shirley Pate, Jeff Jackson, Jean H. Fisher, Bob Heaney, Claude Marks, Norma J F Harrison, Rev John Surinchak, Linda Surinchak, Marthe Raymond, Allen Hitchcock, Alberto Nelson Jones, Silvia Jones, Jennifer Jones, Alicia Bailey, Amy Demarest, Susan Hagen, Andrea Sullivan, Patty Mote, Robert Sandels, Barbara Cusack, Dona van Bloemen, J Scanlon, Dylan Guy, Jenice Martin-Anderson, Robert Cohen, Gordon Fellman, Farrell Brody, Jane Fair Bestor, Eleanor Walden, Kathleen Densmore, Dwight R. Platt PhD, Richard Grassl, Jim Apsey, Jay Schaffner, Mimi Shapiro, Richard Rubenstein, Allen Myers, Carolyn Coe, James (Jim) Mulherin, Ph.D., Paul Bloom, Sue Greene, Jose Gutierrez, David Budbill, Per Fagereng, Jeffrey Segal, Dorinda Moreno, Francisco Aruca, Barbara Dane, Kathleen Hughart, Judi Poulson, Catherine Murphy, J. Glenn & Barbara Evans, Michael N. Landis, John Hardesty, Ph.D., Marion Perkus, Jean W. McFadden, August Nimtz, Tatiana Pahlen, Elizabeth Bowman, Bob Stone, Carmen Mercedes Cusack, Scott Thomas Pribble, Mel Rothenberg, Marc Sapir MD, MPH, Dana Bellwether, Donald G. Brennan, Aura B. Steward, Ty dePass, Bernice Fischer, Catherine Pottinger, Jose M. Estevez, Mary Ayers, Dr. Rina Benmayor, Anne Moore, June Chatterjee, David Bers, Judith LeBlanc, Daniel del Solar, Wesley Riley, Dan I, Bolef, Ph.D., Regina Birchem, Ph.D., Luis Corchon, Nathanael Matthiesen, PhoeBe sorgen, Jerry Pendergast, Gary Bacon, Damien Marsic, PhD, Luci Murphy, Doug Johnson, Roderick D. Bush, Ph.D., Peter Debes, Cath Haftings, Julie Higgins, John R. Donat, Terry Murcko, Edward Montanaro, Ph.D.,

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MESSAGE A l'ADMINISTRATION DE BUSH :

NON A L’AGRESION DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA !

RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DE CUBA !

AUCUNE PRÉTEXTE POUR UNE INTERVENTION DES ETATS-UNIS !

LIBEREZ LES CINQ !

Le discours du président Bush sur Cuba le 24 octobre est une aggravation éhontée et sans précédent de l'hostilité du gouvernement des Etats-Unis envers Cuba. Presque chaque mot prononcé par Bush était soit un mensonge soit une diffamation sans fondement contre la révolution cubaine, et tout le reste était une menace voilée de guerre totale contre le peuple cubain.

Pendant son discours, Bush était entouré des familles des mercenaires que le gouvernement des USA a payés pour tenter de renverser la révolution cubaine, et il s'est référé à ces mercenaires comme à des "prisonniers politiques." Aucun doute que Bush essaye de faire une analogie intolérable entre les gens qu'il paye pour renverser le gouvernement d'un pays souverain et les cinq héros cubains qui croupissent dans des prisons étasuniennes depuis déjà dix ans parce qu'ils ont défendu leur propre pays des agressions criminelles du gouvernement étasunien.

Dans une partie de son discours, aussi arrogant qu’absurde, Bush a invité les militaires et le peuple cubain à se soulever contre leur propre gouvernement et à accepter leur "libération" par les Etats-Unis. Il a sinistrement déclaré, "le mot crucial dans nos relations futures avec Cuba n'est pas" stabilité." Le mot crucial est 'liberté '

La réponse des responsables cubains a été rapide et énergique. Le Ministre des Affaires Extérieures de Cuba a condamné Bush, en lui disant : "Ecoutez, j'ai un message pour le Président des Etats-Unis : Vous délirez, vous êtes en train de délirer. Vous parlez à une armée de libération. Vous oubliez que ces hommes et femmes ont passé un demi – siècle à mettre en échec les 600 projets que vous avez mis en place pour essayer d'assassiner Fidel. Vous oubliez que les hommes et les femmes qui portent cet uniforme sont le peuple au pouvoir, parce qu’il y a ici une Révolution victorieuse que vous n'avez pas réussi à abattre. Vous vous trompez. Vous croyez que ce peuple est de la même catégorie que les mercenaires que vous payez ici.

En fait, Bush "délire" s'il pense qu'il a une chance de convaincre le peuple cubain de se soulever contre la révolution pour quelle que raison que ce soit, et encore moins de devenir une autre néo-colonie de l'impérialisme yankee.

Bush est déjà isolé internationalement pour cette politique criminelle. Le New York Times a observé que même parmi le public au Département d'État où Bush a fait son discours, les seuls à applaudir ont été les mercenaires et les politiciens cubains de droite qui ont été choisi pour assister. Tous les diplomates latino-américains dans la salle sont restés silencieux. Dans son discours même, Bush n’a pu citer que deux pays qui soutiennent la volonté d’isoler Cuba, la Hongrie et la République tchèque. Presque tous les autres pays du monde ont condamné le blocus criminel du gouvernement étasunien contre Cuba, et pas un n’a encore exprimé son appui à cette escalade irresponsable.

Il est clair que quand Bush parle de Cuba, il parle seulement au nom de la classe dominante étasunienne et du petit groupe de cubains d'extrême droite. Il ne parle pas en rien au nom du peuple des Etats-Unis qui n'a ni le désir ni intérêt à entreprendre une guerre contre le peuple de Cuba. . Les gens de ce pays, comme ceux d'Irak et de nombreux autres pays, savent très bien ce que Bush a dans la tête quand il parle "de libération." Personne ne veut qu'on dépense milliers de millions de dollars dans un autre pillage assassin d'une nation souveraine.

Mais le seul fait que Bush soit complètement isolé politiquement ne garantira pas la protection de Cuba. Ni le fait que toute attaque contre Cuba aboutira sûrement à la défaite des forces étasuniennes. Le gouvernement des Etats-Unis n’a eu de cesse de détruire Cuba à travers chaque administration présidentielle au cours des cinquante dernières années. Bush en particulier est extrêmement irresponsable et arrogant. Le fait qu'il soit confronté aujourd’hui à une défaite en Irak ne l’a pas empêché de menacer de faire la guerre à l’Iran, au Venezuela, et maintenant à Cuba.

Le peuple des Etats-Unis doit être prêt à défendre Cuba. Nous devons faire face à l'administration de Bush ; contre toutes ses aventures impérialistes, mais spécialement pour nous solidariser avec Cuba, qui est une lumière d'espoir pour les peuples du monde entier qui combattent pour la véritable libération. Nous devons continuer à combattre pour la liberté des Cinq Cubains qui symbolisent le droit de Cuba de se défendre contre la terreur des Etats-Unis.

Le peuple cubain n'a démontré qu'amitié et générosité envers le peuple des Etats-Unis. Ils ont ouvert leurs écoles de médecine aux étudiants des Etats-Unis qui souhaitent travailler comme médecins dans des communautés pauvres. Ils ont offert de l’aide aux survivants de l'ouragan Katrina. En échange, Bush ne leur a offert qu'une agression continue. Il est temps que les gens de ce pays soient solidaires de Cuba et rejettent le programme de guerre sans fin de Bush !

Nous exigeons la fin du blocus, la liberté pour les Cinq cubains, et absolument aucune guerre contre Cuba