Brèves Honduras (Français) – septembre 2009

L’appel au soulèvement

Le président bolivien Evo Morales exhorte l’armée du Honduras à se rébeller, soutenant que se sont les Etats-Unis qui lui dictent leurs ordres via le Commando Sud (US SouthCom). Il ainsi déclaré ce mercredi 23 septembre 2009 pouvoir démontrer l’implication dudit Commando Sud. Il a évoqué les nombreuses exactions commises aujourd’hui envers l’Ambassade du Brésil où le président expulsé s’est réfugié après son retour clandestin (il aurait passé les montagnes à pied avec trois camarades puis se serait dissimulé dans un coffre de voiture jusqu’à la capitale Tegucigalpa). Autour des manifestations réprimées, ladite ambassade a subi des tirs de différents armes allant des grenades lacrymo jusqu’aux balles explosives.

Source: Réseau Voltaire

L’insurrection populaire s’impose (24 septembre)

A Tegucigalpa et l’ensemble du pays, la résistance populaire ne faiblit pas et repousse courageusement les militaires et la police. Les quartiers se révoltent et refusent le couvre-feu, à tel  point que le régime de Micheletti s’est vu obligé de l’interrompre. En outre, du personnel de l’ONU a réussi à pénétrer dans l’ambassade brésilienne pour fournir de la nourriture et de l’eau au président et à ceux qui l’accompagnent.

Source: La Gilada 

Un 22 septembre sanglant à Tegucigalpa

L’armée et la police ont lancé une vague de répression dès 5 heures du matin en expulsant des milliers de personnes qui manifestaient pacifiquement devant l’ambassade du Brésil où se trouve depuis le 21 septembre le président Manuel Zelaya. Le gouvernement putschiste a envoyé la police dans les rues pour maintenir les gens de la capitale et de San Pedro dans la peur et la terreur.  La police a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes, des tirs par balle, a fait irruption dans les maisons des quartiers pour arrêter des gens. Un stade de base-ball s’est transformé en une prison pour des milliers de gens. A 22 heures, on dénombrait 25 blessés. Il a été confirmé qu’un jeune de 17 ans, Elvin Jacobo Perdomo a été assassiné par la police dans le quartier d’ El Carmen de San Pedro Sula. Le couvre-feu qui a débuté à 16 heures le lundi 21 a été maintenu et prolongé jusqu’à mercredi, 18 heures et il est probable qu’il ne soit pas levé.

Source: Habla Honduras

 

« La Patrie, la restitution ou la mort »

« Personne ne m’attrapera plus pendant mon sommeil et ma position est: la patrie, la restitution ou la mort » a déclaré Zelaya devant ses partisans dans la nuit de lundi, en paraphrasant la sentence « la patrie, le socialisme ou la mort » de son proche allié, le président vénézuelien Hugo Chavez. La devise de Chavez a elle-même été reprise de celle « la patrie ou la mort » de Fidel Castro.

Source: Radio La Primerisima

Clinton demande la restitution de Zelaya

Après s’être réfugié à l’ambassade brésilienne dans la capitale, Zelaya a proposé le dialogue à Micheletti. Mais ce dernier a mis fin à leurs échanges, jusqu’alors infructueux, qui tentaient pourtant d’en finir avec la crise politique avec la médiation du président costaricain et Prix Nobel de la Paix Oscar Arias. Hillary Clinton et Arias se sont réunis lundi à New York et ont exprimé leur désir que le retour de Zelaya ouvre la voie à une résolution de la crise hondurienne.

Source: Radio La Primerisima

 

Une ambassade coupée du monde 

L’ambassade du Brésil à Tegucigalpa, qui a accueilli lundi le président Manuel Zelaya s’est vue couper l’électricité, l’eau, le téléphone et la nourriture commence à manquer. « Nous maintenons l’électricité grâce à un générateur » a expliqué l’ambassade, qui a demandé le soutien de l’ambassade des Etats-Unis pour qu’elle leur fournisse du diesel et leur protection.

Source: Radio La Primerisima

 

Les camps de concentration de Micheletti

Micheletti inaugure ses premiers camps de concentration. Les putschistes transfèrent les manifestants arrêtés vers un stade de base-ball à Tegucigalpa. «Ils retiennent les détenus dans des camps de concentration du style du régime nazi d’Hitler où il y des personnes âgées, des enfants, des femmes et des blessés », ont dénoncé les organismes de défense des Droits de l’Homme. Andrés Pavón, président du CODEH (Comité de Défense des Droits de l’Homme), a signalé qu’on compte déjà à travers le pays des « milliers de personnes arrêtées, ainsi que des personnes torturées, disparues et on peut d’ores et déjà confirmer la mort de 2 personnes ».

Source: Habla Honduras

 

Le Honduras inaccessible 

Le secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza (Organisation des Etats Américains), qui devait se rendre à Tegucigalpa pour une nouvelle tentative de négociation, ne visitera finalement pas le pays. En accord avec les informations de Telesur, le secrétaire de l’OEA a affirmé qu’il ne pourra voyager au Honduras: « il n’y a plus de vols vers Tegucigalpa ». Selon Insulza, tous les aéroports du pays ont été fermés sur ordre de Micheletti.

Source: Rebelion

 

L’origine des républiques bananières

United Fruit: des bananes, des avocats et des mitrailleuses

Comment une compagnie US a privatisé le Honduras