Brèves Gaza n° 3

Bonjour de Gaza – L’histoire d’Ammar – Hamas : « C’est Israël qui a rompu la trêve » – Du Vatican – Surréalisme belge – « Enlevez ces rapports ! » – Facebook – Intifada en Egypte ? – Israël empêche Médecins sans Frontières de travailler – Boycott – Roquettes inarrêtables ? – Casseurs = payeurs – Chomsky – Le neveu de Sadate – Des soldats français à Gaza – Obus au phosphore – Le vrai but d’Israël avec son blocus – Une victime au Maroc – La guerre israélienne financée par l’Arabie saoudite – Si ce n’était pas Israël… – Rwanda – Sur l’utilisation du terme « génocide » – Comment maintenir la passivité – Appel CICR
Bonjour de Gaza

Je ne trouve pas de mots pour décrire notre souffrance permanente de cette guerre menée par une occupation aveugle contre une population civile isolée, assiégée mais courageuse et confiante, de vrais massacres et des crimes commis par une armée contre nos enfants et femmes, beaucoup de familles sont en train de quitter leurs maisons et quartiers pour se réfugier dans des centre d’acceuil assurés par les Nations Unies

Nous n’avons pas un autre choix que résister et résister

Amitiés de Gaza la résistante

Ziad Medoukh

L’histoire d’Ammar

Ammar, 18 ans, s’est fait amputer les deux jambes à l’hôpital Nasser à Khan Younes, après qu’il ait été visé par un missile d’un avion israélien.

Et pourquoi Ammar a été visé ? Parce qu’Ammar fait partie de ces jeunes qu’Israël croyait qu’ils allaient l’accueillir avec des fleurs, mais qu’à la place de se montrer reconnaissants, ces jeunes sortaient de chez eux pour allumer des pneus pour que la fumée empêche les forces sionistes de suivre les résistants.

Le « courageux » avion tire dans le tas pour tuer et terrifier. Ammar est atteint, l’ambulance arrive et ses copains parviennent à le transporter vers elle. Puis les jeunes recommencent. Un char tire de nouveau au hasard pour disperser ces « terroristes », mais en vain !

Al-Jazeera rapporte sur son site ce vendredi 9 janvier 2009

Hamas : « C’est Israël qui a rompu la trêve »

Abduljaber Fuqahaa, l’un des responsables du Hamas à Ramallah en Cisjordanie et l’un de ses députés, interviewé par Libération :

Est-ce qu’on en serait là si le Hamas avait reconduit le 19 décembre la «tahadiya» (période de calme) qui existait depuis juillet?

Mais le Hamas a strictement observé la «tahadiya». C’est Israël qui n’a cessé de la violer, en refusant d’ouvrir les points de passage de la bande de Gaza, en organisant le blocus et en procédant à des assassinats ciblés. Après quatre mois de respect de la «tahadiya» de notre part, l’armée israélienne a tué, le 4 novembre, six membres du Hamas plus un septième qui est mort de ses blessures. Après une telle action, il nous était difficile de maintenir la «tahadiya». Même avant, Israël bloquait déjà la frontière de Gaza la plupart du temps, contrairement à ce qui avait été conclu.

Du Vatican :

Cardinal Martino, président du Conseil du Vatican pour la Justice et la paix : « Ce sont toujours les populations sans défense qui paient. Regardez les conditions à Gaza, ça ressemble de plus en plus à un camp de concentration ».

Quand on connaît la prudence verbale de nos prélats !

Italian online site Il Sussidiario.

Surréalisme belge

La Belgique va rechercher des enfants palestiniens blessés problablement par les armes qu’elle a vendues à Israël.

La Belgique 5e exportateur européen d’armes vers Israël

La Belgique a accordé en 2007 pour 5,4 millions d’euros de licences d’exportation d’armes vers Israël. Elle est le cinquième plus important exportateur européen vers Israël, révèle un rapport du Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (Grip). Avec 126,3 millions d’euros, la France figure en tête de liste pour 2007, suivie par l’Allemagne (28,4 millions d’euros), la Roumanie (16,7 millions), le Royaume-Uni (6,8 millions) et la Belgique. Seize Etats membres de l’Union européenne ont accordé cette année-là des licences d’exportation d’armes vers Israël.

« Enlevez ces rapports ! »

Juste un petit témoignage : Il y a un peu plus de 10 ans, expert au bureau du PNUD d’un pays sud-américain, l’ambassadeur d’Israël a appris que nous disposions d’une bibliothéque, qui mettait à la disposition du grand public les rapports des agences des Nations-Unies, informant des différentes résolutions bafouées par Israël ainsi que des conditions de survie des réfugiés palestiniens.

Ce digne représentant de cet Etat démocratique est intervenu auprès du représentant résidant de l’ONU pour exiger le retrait de cette bibliothéque, de tout rapport mettant en accusation Israël, ce qui bien évidemment lui a été concédé.

Mais il est en resté un, non pas des Nations Unies mais de l’OCDE, non pas traitant de sujets humanitaires mais de sujets économiques et plus précisément de l’aide économique aux pays en développement. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’en 1994, le deuxième pays bénéficiaire d’aides bilatérales et multilatérales dans le monde n’était ni un PMA, ni l’une de ses nouvelles républiques émergentes après le chute du bloc soviétique…mais bien Israël, pays ô combien sous-développé.

Facebook

« Une vidéo de vous dans une émission récente sur France 3 lors d’un débat Irak, Iran et proche Iran était partagée par beaucoup de tunisiens sur facebook et intitulée “enfin un journaliste qui ose dire la vérité” vient d’être bloquée par la direction du site. Cette démarche indique toute la paranoïa qu’ont les défenseurs d’Israel de la vérité, et les pressions qu’elles exercent sur les médias et les sites internet les plus importants.

N.M. Tunisie

Intifada en Egypte ?

Des militants égyptiens ont menacé de détruire le gazoduc, qui fournit du gaz à Israël dans le cas où le gouvernement égyptien n’applique pas la décision de justice qui l’oblige à cesser l’exportation du gaz vers Israël. Les militants ont accusé les autorités égyptiennes de fournir à l’ennemi sioniste le combustible nécessaire pour faire fonctionner sa machine de guerre, celle qui massacre les femmes et les enfants dans la bande de Gaza. L’Egypte avait commencé au début de l‘année dernière à fournir du gaz naturel à Israël en vertu d’un contrat signé en 2005, par l’intermédiaire du consortium égypto-israélien, EMG.

La Cour suprême administrative égyptienne a confirmé un jugement, déjà rendu, contraignant le gouvernement égyptien à stopper les exportations de gaz vers Israël.

Israël empêche Médecins sans Frontières de travailler

En téléconférence avec plusieurs dizaines de journalistes depuis le centre-ville de Gaza, Jessica Pourraz, responsable MSF-France dans le territoire palestinien :

Comment travaillez-vous dans la bande de Gaza?

Notre équipe palestinienne est constituée de 70 personnes dont 6 médecins. Que demandez-vous aujourd’hui?

Que l’espace humanitaire soit respecté. Israël ne respecte ni les civils ni le travail des humanitaires. On ne peut pas travailler correctement aujourd’hui. Et ce alors que Shifa est un excellent hôpital, où il y a de très bons chirurgiens. Depuis le début de l’offensive, plus de 300 opérations majeures ont été menées dans cet hôpital, essentiellement des amputations.

Avez-vous vu une différence depuis l’annonce aujourd’hui de la trêve des bombardements, trois heures par jour?

D’abord, cela ne concerne que la ville de Gaza. Je peux vous dire qu’il y a encore eu des bombardements et des attaques avec des tanks et des hélicoptères Apache dans le nord du territoire aujourd’hui, pendant ces trois heures. De plus, les blessés ne sont pas dans le centre de Gaza mais dans les périphéries urbaines. Ça n’apporte donc rien pour nous, ça n’a aucun sens. C’est une espèce de geste pour calmer la communauté internationale. Mais Il ne faut pas se leurrer, ça ne facilite pas notre travail. Nous, on demande un accès aux patients garanti 24 heures sur 24.

Comment se passe la vie quotidienne à Gaza? 
Il y a une catastrophe humaine qui se joue sous nos yeux. Personne ne peut fuir car le territoire est verrouillé depuis 18 mois. Il y a des quartiers sans eau potable. Il n’y a plus d’électricité, la nourriture est insuffisante. Il y a des queues immenses devant les boulangeries. Tout le monde est victime des bombardements. On ne dort plus, plus personne ne travaille, on manque de tout et l’insécurité est partout. La population n’en peut plus. Les gens veulent juste que ça s’arrête. Nous, on travaille avec les générateurs d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On essaye de faire de notre mieux mais on a peur aussi, la nuit pendant les bombardements.


Boycott

Comme on le fit autrefois pour l’Afrique du sud, il est temps d’organiser UN BOYCOTT Général d’ISRAEL. QUE CHACUN FASSE PRESSION SUR SES ELUS (maire, député) pour lui signifier que s’il ne se prononce pas pour un état palestinien fiable pour tout de suite l’arrêt de toute colonisation

pour la vie decente des populations à Gaza. Que nous en tiendrons compte avec notre bulletin de vote. Ce que les états ne veulent pas faire les citoyens le peuvent

JP et merci pour votre travail d’information

Roquettes inarrêtables ?

Sachant que GAZA fait environ la moitié d’un petit département français , sachant que l’armée sioniste est une des mieux équipées du monde en matériels et technologies de guerre, les radars et caméras satellites permettant de visionner le territoire au centimètre près, pourquoi Israël ne parvient à stopper les tirs de roquettes du Hamas ?

Depuis le temps qu’ils surveillent ce petit territoire, les israéliens sont capables de situer tous les lance-roquettes sur le territoire de GAZA et de suivre leurs déplacements. Si les roquettes continuent de tomber au bout de deux semaines de bombardements sauvages sionistes, c’est que l’armée israélienne a encore besoin de ce justificatif pour atteindre son véritable objectif.

Rachid

Casseurs = payeurs

« Il faut contraindre les israeliens à payer les reconstructions et les vies de Gaza. «

PS

Chomsky

Selon Noam Chomsky, juif lui-même, « Israël avec sa politique de guerre envers ses voisins est le plus grand ennemi de soi-même. »

Steven K

Le neveu de Sadate

Le porte-parole officiel de la campagne de protestation, Said Mohamed Anwar Sadat, neveu du feu raïs égyptien Anouar el-Sadate président ayant signé un accord de paix avec Israël en 1979, a déclaré à Al Jazeera que « la jeunesse égyptienne est en colère contre les massacres à Gaza et elle ne peut plus accepter que son gouvernement refuse d’arrêter l‘exportation du Gaz qui fait tourner la machine de guerre sioniste »

Il a ajouté que « le gouvernement n’a laissé aucun autre choix au peuple que celui d’arrêter ces exportations par la force, et nous verrons bientôt un retour à la guérilla comme au temps de l’occupation britannique; mais cette fois-ci, elle sera dirigée contre les installations et les lignes d’approvisionnement de gaz vers Israël.”

Source Al Jazeera et Al Ahram

Des soldats français à Gaza

Mesdames et Messieurs, nous vous interpelons au sujet de ces soldats résidant en

France qui ont la double nationalité : israélienne et française, qui sont appelés

aujourd’hui par l’état sioniste d’Israël à combattre et à participer au massacre de

populations civiles. Ils sont citoyens français engagés par une armée étrangère et en

opération de guerre contre un peuple ami sans mandat explicite de notre gouvernement.

Comment traiter le cas du caporal Gilad Shalit, ce Franco-Israélien engagé dans l’armée

israélienne et capturé le 25 Juin 2006 par des Palestiniens ?

Notre nation doit nous sortir de cette injustice et de ce flou juridique par le vote d’une

loi interdisant à tout Français quelle que soit sa conviction, de s’engager dans une

guerre sans mandat explicite de notre gouvernement car la dualité d’allégeance des

binationaux ne va qu’à la Nation.

Le Centre Zahra France se fait le témoin libre de vous apporter cette vision partagée

par une grande partie de citoyens.

Le Président,

Yahia GOUASMI

OBUS AU PHOSPHORE SUR GAZA

Pour «éclairer» le champ de bataille, pour aveugler les combattants palestiniens et les obliger à se mettre à couvert, l’armée israélienne a utilisé aujourd’hui des obus au phosphore. Quand le phosphore retombe sur les civils, il provoque d’horribles brûlures. L’utilisation du phosphore sur les civils est interdit par la Convention de Genève de 1980. En 1982 à Sabra et Chatila Sharon avait fait illuminer le camp pour que les phalanges libanaises puissent massacrer en pleine lumière .

D’après le TIMES qui cite un ancien officier britannique CHARLES HEYMAN cet usage du phosphore qu’il qualifie d’ «arme de terreur» devrait conduire les responsables devant la Cour Pénale Internationale

Comaguer, Marseille

Le vrai but d’Israël avec son blocus

Sara Roy, La fille de survivants de l’holocauste, chercheuse universitaire de grade supérieur au Centre des études sur le Moyen-Orient à l’Université de Harvard…elle a vécu plusieurs années dans la Bande de Gaza dans les années 1980 (et) « elle est une chercheuse à la pointe et une autorité hautement respectée sur Gaza aujourd’hui. » (wikipédia)

« Le siège d’Israël a deux objectifs fondamentaux. L’un est de faire en sorte que les Palestiniens qui sont là soient simplement co nsidérés co mme un problème humanitaire, des mendiants qui n’ont pas d’identité politique et ne peuvent donc pas avoir de revendications politiques. Le se co nd est de refiler Gaza à l’Egypte. C’est pourquoi les Israéliens tolèrent les centaines de tunnels entre Gaza et l’Egypte autour desquels a co mmencé à se co nstituer un secteur co mmercial informel mais de plus en plus régulé. La toute grande majorité des Gazouis sont appauvris et 49,1% sont sans emploi. En fait la perspective d’un emploi stable disparaît rapidement pour la majorité de la population.

http : //www.lrb. co .uk/v31/n01/print/roy_01_.html

Une victime au Maroc

Il avait 21 ans, il était étudiant en deuxième année de droit à Marrakech et militait au sein du groupe Voie démocratique. Il a participé à l’une des premières manifestations de soutien à la Palestine qui ont eu lieu dans tout le Maroc à la suite de l’Opération « Plomb durci » sur Gaza. Dans la nuit du 27 au 28 décembre 2008, il est mort des suites du tabassage par les forces de police de Sa Majesté, qui avait provoqué une hémorragie cérébrale interne. La police a subtilisé son corps à l’hôpital Ibn Toufaïl pour essayer d’étouffer l’affaire.

La manifestation, partie de la Cité universitaire, avait aussi pour but de dénoncer la vague d’arrestations de militants de divers mouvements d’opposition qui ont lieu au Maroc depuis plusieurs semaines. Des habitants des quartiers populaires environnants l’avaient rejointe. Les Compagnies mobiles d’intervention sont intervenues avec une brutalité inouïe. 40 étudiants ont été gravement blessés. Un étudiant, Taoufik Chouïni, dont 2 frères sont déjà détenus dans le groupe autour de l’étudiante Zohra Bodkor, a été maintenu en détention. La famille El Gadiri a exigé une autopsie et l’Association marocaine des droits humains a pris le dossier en charge.

La guerre israélienne financée par l’Arabie saoudite

Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte feraient entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.

C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une contamination via les Frères musulmans.

La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.

Thierry Meyssan, “New Orient News.

Si ce n’était pas Israël…

L’armée israélienne est entrain de perpétrer des boucheries contre la population de Gaza qui vivaient déjà dans le plus grand camp de concentration de l’histoire de l’humanité et ce, avec la complicité des gouvernements américains et européens.

Pour des violations de moindre importance commis par d’autre Etats, on aurait assisté à une tollé de protestations de la part des médias occidentaux et des organisations des « droits de l’homme ».

Hassan

Rwanda

La réaction de la communauté international et précisement celle de l”ONU , me rappelle de Rwanda en 1994. Mais en attendant une réaction fort et qui dépasse la résolution 1860…. on est obligé de voir le sang et la mort partout dans Gaza.

Peace From Tunisia

W.R.

Sur l’utilisation du terme « génocide »

Je pense donc que si nous sommes souvent forts enclins à nous émouvoir sur les génocides passés, nous persistons à ne pas déceler les signes avant-coureurs de ceux qui s’annoncent ou risquent de se dérouler sous nos balcons. Préférant attendre que ceux-ci soient officialisés avant d’y joindre notre voix hésitante, souvent bien des années après, quand il est trop tard pour nous solidariser et agir afin de les empêcher. Dernier exemple en date, le Rwanda. Mais quid de l’Irak, dont l’embargo meurtrier a commencé après la première guerre du Golf, et dont les victimes se chiffrent en millions d’après plusieurs ONG internationales ?… Nos lois répressives sont décidément à la mesure de nos échecs pédagogiques.

Au stade de ce 3è article sur la question, je veux dès lors revenir sur l’article 2 de la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948, en y répondant, point par point : Dans la présente Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de génocide, celui-ci s’entend lorsque l’un des actes ci-après est commis dans l’intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a. Meurtre de membres du groupe ? OUI

b. Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ? OUI

c. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ? OUI

d. Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ? OUI

e. Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe ? OUI

Ainsi, non seulement l’un ou l’autre des cinq points de la Convention se voient remplis totalement ou en partie, mais, considérant que la Nakba palestinienne n’a jamais cessé depuis 60 ans, force est de constater que chacun des 5 points de la Convention se trouve confirmé par la politique menée par l’Etat d’Israël, et tout particulièrement en ce qui concerne le Camp d’extermination de Gaza. Il n’est pas dit dans la Convention que TOUS les points doivent être remplis pour que l’on puisse parler de « génocide ». Il y est dit « lorsque l’un des actes est commis dans l’intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ».

Si la Communauté internationale dans son ensemble, se montre tellement hésitante à la reconnaissance du risque évoqué, c’est parce que les articles suivants de ladite Convention les obligeraient à intervenir directement. En effet, l’article 5 dit ceci : Les Parties contractantes (à savoir chacun des pays ayant signé la Convention) s’engagent à prendre, conformément à leurs constitutions respectives, les mesures législatives nécessaires pour assurer l’application des dispositions de la présente Convention, et notamment à prévoir des sanctions pénales efficaces frappant les personnes coupables de génocide ou de l’un quelconque des autres actes énumérés à l’article 3.

Daniel Vanhove – Observateur civil

Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes

La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. M. Pietteur

Comment maintenir la passivité

“La façon intelligente de maintenir la passivité des gens, c’est de limiter strictement l’éventail des opinions acceptables, mais en permettant un débat vif à l’intérieur de cet éventail – et même d’encourager des opinions plus critiques et dissidentes. Cela donne aux gens l’impression d’être libres de leurs pensées, alors qu’en fait, à tout instant, les présuppositions du système sont renforcées par les limites posées au débat”

– Noam Chomsky.

Appel CICR

N.B. Il est très rare que le CICR émette de tels appels, de par son statut de neutralité dans les conflits. Il ne le fait que dans les cas très graves, pour rappeler aux belligérants leurs devoirs en tant que signataires des conventions de Genève.

Le CICR avait demandé depuis le 3 janvier que les ambulances puissent accéder à ce quartier en toute sécurité, mais il n’a obtenu l’autorisation des Forces de défense israéliennes que l’après-midi du 7 janvier.

Dans une des maisons, l’équipe du CICR et du Croissant-Rouge palestinien a découvert quatre petits enfants à côté de leurs mères respectives, mortes. Ils étaient trop faibles pour se lever tout seuls. Un homme a également été trouvé en vie, trop faible pour se mettre debout. Au total, au moins 12 corps gisaient sur des matelas.

Dans une autre maison, l’équipe de secours du CICR et du Croissant-Rouge palestinien a découvert 15 survivants de l’attaque, dont plusieurs blessés. Dans une troisième maison, l’équipe a trouvé trois autres corps. Des soldats israéliens occupant un poste militaire à 80 mètres de cette maison ont ordonné à l’équipe de secours de quitter la zone, ce qu’elle a refusé de faire. Plusieurs autres postes des Forces de défense israéliennes se trouvaient à proximité, ainsi que deux tanks.

« Cet incident est choquant », a déclaré Pierre Wettach, chef de la délégation du CICR pour Israël et les territoires palestiniens occupés. « Les militaires israéliens devaient être au courant de la situation, mais ils n’ont pas porté secours aux blessés. Ils n’ont pas non plus fait en sorte que le CICR ou le Croissant-Rouge palestinien puissent leur venir en aide. »

De grands murs de terre construits par l’armée israélienne empêchaient les ambulances de pénétrer dans le quartier. Les enfants et les blessés ont donc dû être transportés vers celles-ci sur une charrette tirée par un âne. Au total, l’équipe de secours du CICR et du Croissant-Rouge palestinien a évacué 18 blessés et 12 autres personnes absolument épuisées. Deux dépouilles ont également été évacuées. L’équipe de secours ira chercher les dépouilles restantes jeudi.

Informations complémentaires :

Florian Westphal, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 82 ou +41 79 217 32 80