Au Honduras, des députés du Congrès exigent le retour de la démocratie

Treize députés du
Parti Libéral du Honduras ainsi que six parlementaires appartenant à d’autres
groupes politiques s’opposent au coup d’Etat survenu dans la nation centre-américaine
et exigent le retour de la démocratie dans le pays.

 

C’est ce qu’a
indiqué dans un entretien téléphonique avec l’Agence Bolivarienne
d’Informations (ABN) le député du Parti Libéral Hondurien, Javier Jol, qui a
fait remarquer que ce groupe exige le retour à l’ordre constitutionnel de la
République, et le rétablissement du Président José Manuel Zelaya Rosales dans
ses fonctions.

 

 “Nous ne sommes pas d’accord avec la
grave atteinte qui vient d’être portée à la démocratie de ce pays lors du coup
d’Etat de ce 28 juin a affirmé le parlementaire et il a expliqué que ce jour là
il y a eu une conspiration qui avait été ourdie au Congrès National et
planifiée depuis le 25 juin.

 

“Le groupe qui
se trouve aujourd’hui au pouvoir voulait réaliser le coup d’Etat. Mais en
voyant que les députés, nous n’étions pas tous d’accord avec cet acte
inconstitutionnel, le président du Congrès convoqua une session pour le
dimanche, unique ment avec les députés qui étaient en faveur du coup d’Etat
a-t-il souligné.

 

“Le député du
Parti Libéral a indiqué que “si les putschistes pensent que le Président
Zelaya a commis des actions illégales, qu’on le traite conformément au droit
national afin qu’il puisse se défendre et faire la preuve de son innocence au
cours d’un jugement. Faire un coup d’Etat n’est pas la façon la plus correcte
de juger un chef d’Etat.”

 

“Jol a déclaré
également que depuis le 28 juin, les garanties citoyennes se sont vues
restreintes et il a déclaré que l’Armée et la Police nationale s’en prennent
constamment et de façon indiscrimininée au peuple hondurien.

 

“J’ai été
frappé par l’Armée et la Police mardi 29 juin pour avoir participé à une marche
pacifique contre le putsch. J’ai vu des femmes, des enfants et des personnes
âgées être battus avec une grande brutalité” déclara-t-il.

 

“En ce qui
concerne le retour du Président constitutionnel dans ce pays centre-américain
prévu pour dimanche, le député a déclaré que malgré le manque d’informations et
malgré la répression de la part des forces de l’ordre honduriennes, près de 70
mille manifestants se trouvent à l’aéroport International de Tégucigalpa pour
attendre pacifiquement le chef de l’Etat.

 

Cependant, il fait
observer que les députés sont inquiets des messages télévisés qu’émettent les
chaînes de télévision des putschistes.

 

“Nous sommes
soucieux car sur une chaîne de télévision, les putschistes ont dit que si le
Président Zelaya venait, le sang allait couler. Cela nous inquiète car nous ne
le souhaitons pas. Nous souhaitons que ce soit une fête nationale. Mais si eux,
ils disent cela, il est possible qu’il y ait des raisons pour que cela
arrive”, a-t-il déclaré.

Jol a noté qu’après
le coup d’Etat, il est apparu nettement que le peuple hondurien veut des
changements radicaux en faveur d’une plus grande justice sociale et d’une
redistribution plus juste de la richesse.

C’est pour cette
raison que le député du Parti Libéral a ajouté que le Congrès National doit
s’engager à établir une loi de plébiscite et un référendum.

 

“Il est
important que les députés nous comprenions ce message que nous a envoyé le
peuple hondurien qui exige des changements véritables en matière de justice
sociale et de redistribution plus équilibrée de la richesse” a-t-il
souligné .

 

Traduit par Simone Bosveuil pour Investig’Action