Maghreb et Proche-Orient : de la révolte à la révolution

Au Maghreb et au Moyen-Orient les mobilisations populaires contestant l’ordre établi se poursuivent et la marée montante bouscule progressivement les différents pouvoirs en place sous son flot. Le monde change sous nos yeux : et d’une façon qu’aucun aurait prédit il y a seulement 6 mois.

 
Partie de la Tunisie, la révolte a gagné l’Egypte (les deux chefs de ces Etats sont tombés) : elle gagne progressivement l’Algérie, la Lybie, le Maroc, la Mauritanie, Djibouti, jusqu’au Proche-Orient et au Moyen-Orient pour toucher désormais le Bahreïn, la Jordanie, le Yémen. Ces mobilisations se consolident dans leur capacité de « questionnement » des systèmes étatiques au service des classes dominantes, elles-mêmes outils des grandes puissances impérialistes. Le départ des dictateurs en Tunisie et en Egypte n’a pas fait disparaître la contestation et les révoltes ; les grèves interrogent désormais les « systèmes », les pouvoirs d’état, etc. Ces aspects communs à tous les processus en cours ne doivent pas masquer des situations qui restent à chaque fois spécifiques. L’ampleur et les acquis des mouvements populaires restent non seulement incertains pour le moment, mais aussi hétérogènes en fonction des pays. L’histoire continue de se dessiner sous nos yeux au grès des rapports de forces et des complexités multiples en jeu dans chaque contexte national particulier, lui-même inscrit dans un cadre géopolitique international spécifique.
 
Analyser, distinguer les éléments, pour comprendre les raisons et les conséquences de ces révoltes
La distance aux faits est encore courte mais quelques observations peuvent néanmoins être dégagées. Si nous voulons les comprendre nous devons particulièrement distinguer les éléments déclencheurs, des causes et des révélateurs.

L’élément symbolique déclencheur des révoltes en Tunisie a été l’immolation par le feu le 17 décembre 2010 de Mohamed (Tarek) El Bouazizi à Sidi Bouzid. Travailleur diplômé mais précaire, âgé de 26 ans, il était marchant ambulant, et s’est immolé pour protester contre les humiliations et les violences policières quotidiennes, sa condition de pauvreté intenable et la surdité de plomb du régime face à la vie indigne du peuple tunisien. Cet acte a été l’étincelle qui a rallumé les braises brûlantes d’une situation prête à l’explosion sociale. En effet, les causes des révoltes préexistaient à cette étincelle. L’Afrique du Nord, comme l’Afrique Noire, Le Proche-Orient et bien d’autres pays dans le monde sont au bord de l’implosion et de l’explosion depuis de nombreuse années : le système capitaliste mondialisé y impose la nature politique et économique des régimes, les conditions d’existence déshumanisées pour le plus grand nombre (pauvreté, chômage, précarité, absence de perspective), absence de démocratie et de liberté, dépendance à l’impérialisme occidental (Européen et Etats-unien), bourgeoisies nationales compradores « vendues » à leurs intérêts et aux plus offrants. L’insoutenable caractérise la situation sociale de tous ces pays en révolte. Si l’immolation du jeune Bouazizi est le déclencheur, ce qui est révélé au travers de ces révoltes c’est la nature de notre monde : un monde inégal où la course au profit des différents impérialismes produit guerres, famines et misères.

Cette situation sociale inhumaine est en place depuis le tournant libéral mondial de la décennie 80, conséquence de l’offensive impérialiste après la chute des pays dit de « l’Est » et avec elle de la disparition des équilibres issus de la seconde guerre mondiale. Elle s’est encore brusquement aggravée avec la « crise mondiale » de ces deux dernières années. Si cette crise a signifié dans les pays capitalistes du Nord une aggravation de la pauvreté des classes populaires, elle a signifié pour les pays du Sud, capitalistes et dépendants, la misère à grande échelle et dans certains d’entre eux la perspective de la famine à court terme. Une des raisons de la cécité devant ces révoltes qui mûrissaient progressivement est le regard occidentalo-centré sur la crise, mais aussi le recul de la vision mondialisée des processus économiques et politiques, l’oubli que le capitalisme a unifié la planète tout en la structurant de manière inégale, et en conséquence l’abandon des perspectives internationalistes.

Que nous révèle dès lors la situation : d’une part que les peuples sont saignés depuis des années par les politiques nationales (choix des gouvernants) et internationales (FMI, Banque mondial, Union européenne, Françafrique, etc.), qui produisent leur existences quotidiennes limitées à la survie. Ensuite, que la dite « crise financière » internationale a été analysée à tort de manière occidentalo-centrée. Parce que les mouvements sociaux de révoltes sont des conséquences, par « effet domino », économiques et sociales de cette crise.

Dans un tel contexte, il convient de caractériser ces processus révolutionnaires en partant des intérêts matériels qui s’affrontent et des classes sociales que représentent ces intérêts. Plusieurs caractérisations ont été mises en avant par les médias dominants pour détourner de la conscientisation des enjeux réels. Elles ont en premier lieu été présentées comme de simples émeutes de la faim, comme les pays du Sud ont en connu depuis plusieurs décennies. Il y a bien sûr des causes économiques immédiates aux révoltes, liées à l’augmentation des prix de premières nécessités mais ces causes immédiates n’ont été que le dernier changement quantitatif qui a suscité un saut qualitatif dans les comportements et les consciences. En témoigne la nature politique des revendications : le départ des dictateurs et de leurs régimes. Si les révoltes ont une base économique, elles ne se réduisent pas à des « émeutes de la faim ».

La seconde caractérisation proposée par les médias dominants est exactement inverse. Les révoltes populaires ne seraient issues que d’une aspiration abstraite à la démocratie. Il s’agit ici de nier la base économique des révoltes dans l’espoir de changer de pions au sommet de l’état, pour que la calme revienne. On a ainsi mis en avant le rôle des couches moyennes pour sous-estimer celui des masses populaires ouvrières et paysannes, en emploi ou au chômage ; on a glosé sur le rôle de facebook, etc. En réalité il ne s’agit pas de révoltes pour la liberté. Si les révoltes ont mis en avant la question des droits démocratiques c’est parce que ceux-ci sont objectivement nécessaires (que les révoltés en aient conscience ou pas ne change pas la situation), tout comme ils sont indispensables pour mener les combats pour la défense des intérêts populaires. En témoigne la vague de grèves qui a suivit le départ de Moubarak. Il n’y a pas d’un côté le combat pour la liberté (droits démocratiques) et de l’autre celui pour l’égalité (revendications économiques) mais un seul processus dans lequel les droits démocratiques permettent de mener la lutte pour les revendications économiques d’une part et dans lequel ces revendications économiques renforcent le combat démocratique, d’autre part. Ni simple émeute de la faim, ni simple combat pour la liberté, ces révoltes sont des processus révolutionnaires justement parce qu’il y a articulation de l’infrastructure[1] et de la superstructure[2] dans les mouvements en cours.
Au-delà, si les acquis des processus révolutionnaires tunisien et égyptien, sont fragiles, s’est effectivement parce que rien n’est joué. Les forces en présence s’affrontent pour définir la suite. Le 11 février 2011 les tunisiens ont dû mettre en place un Congrès (comité) National de Sauvegarde de la Révolution. Hier est tombé, mais demain n’est pas encore dessiné. Des têtes sont tombées, mais les « systèmes » n’ont pas encore été changés. Aujourd’hui, rien ne garanti que les aspirations populaires vont pouvoir être confirmées à travers la mise en place de nouveaux systèmes politiques, sociaux et économiques. L’inverse reste également possible.
C’est justement pour cela qu’il n’est pas juste de parler de « révolution ». Dans une approche matérialiste une révolution se caractérise par un changement des rapports de production ce qui est loin d’être encore acquis. Une révolution c’est le passage d’un seuil qualitatif qui change durablement les structures et non seulement l’apparence. Cela n’enlève rien à l’importance des processus en cours. En témoigne la peur qui a saisie les grandes puissances impérialistes et leurs frénésies pour « accompagner le changement », c'est-à-dire le stopper et le contenir. Mais au-delà d’autres acquis doivent également être mis en évidence : le « redémarrage » en avant de l’histoire[3] !!

Le retour des peuples sur la scène de l’histoire… et des révolutions sur le devant de la scène
Au moment de la chute du mur de Berlin et de l’URSS, les néo-libéraux (socio-libéraux et conservateurs) avaient proclamé la « fin de l’histoire », c'est-à-dire la victoire du capitalisme à l’échelle planétaire et les disparitions des hypothèses communistes. Pendant 20 ans, les peuples avaient été écartés de la scène historique et politique. Les « démocraties » et les dictatures célébraient ensemble la victoire du capitalisme à l’échelle planétaire. Les révoltes actuelles réaffirment pourtant que les peuples ne sont pas morts, qu’ils ne sont pas faibles, mais qu’ils ont été sans doute affaiblis, mais surtout invisibilisés et niés. Les peuples reprennent leur place d’acteur politique. Les premiers signes de cette marche en avant ont d’abord été perceptibles en Amérique Latine avec les processus révolutionnaires engagés au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, tout en s’appuyant sur l’expérience Cubaine. Les révoltes du Maghreb et du Machrek[4] sont un élargissement du périmètre de ce mouvement historique. Au minimum il s’agit de la fin d’une période de reflux, les chapitres des défaites sont ainsi achevés, cassés et dépassés. Toutefois il ne faut pas nous laisser emporter par l’enthousiasme et risquer de déformer la réalité en prenant nos désirs pour celle-ci : les chapitres des victoires populaires ne sont ni assurés, ni encore écrits, l’essentiel reste à faire de ce point de vue.

Mais là encore les peuples en révolte là-bas nous donnent une leçon par la manière dont ils construisent réalistement ce processus révolutionnaire, sans demander l’impossible : ils s’assurent d’abord de créer les conditions en mettant en avant des revendications de changements démocratiques des systèmes étatiques et donc de libre expression, d’accès aux médias et l’expression du peuple. Cela passe par la reconnaissance des partis d’opposition, qui s’est traduite par exemple en Tunisie par la récente autorisation du Parti Communiste Tunisien (PCOT). En même temps que des revendications de changements des conditions de vie quotidienne et d’abord d’accès et de partage des richesses nationales (les fruits du tourisme, du pétrole ou des autres ressources), ou encore des revendications visant à redéfinir au service de qui sont l’état et l’économie ?

Par contre, il faut également savoir maîtriser son enthousiasme et encore une fois ne pas prendre ses désirs pour des réalités en faisant remarquer qu’il s’agit moins de « révolutions » auxquelles nous assistons que de processus révolutionnaires qui sont à l’œuvre. L’histoire nous dira ultérieurement si ce sont effectivement des révolutions, et ce parce que si deux têtes sont tombés, et que peut être d’autres tomberont, les systèmes ne sont pas encore pour autant remplacés. Parce que comme nous l’avons dit une révolution se caractérise par les changements des rapports de production et les rapports de force entre classes dominantes et classes dominées. Et donc que pour le moment, rien ne permet de dire qu’il s’agisse de révolutions, ce sont encore les classes dominantes qui se battent pour savoir qui va prendre la place des anciens dirigeants.

Nous avons dit précédemment que ces révoltes ne sont pas tombées du ciel, ni ne sont issues de ce qui en a été le déclencheur (en Tunisie, l’immolation de Mohamed El Bouazizi). Si ce ne sont pas des émeutes de la faim ce ne sont pas plus des révoltes spontanées, telles que les qualifient beaucoup de commentateurs. Si elles présentent un caractère de spontanéité, ou plutôt d’imprévu, elles n’ont rien qui relèverait d’une génération spontané, venue de « nulle part ». Des conditions économiques, sociales, et politiques étaient réunies qui en sont les racines profondes. Si aucune organisation n’a structuré, préparé, coordonné ces révoltes et mobilisations, c’est en cela qu’il y donc, dans une certaine mesure un caractère spontanée, non planifié. Pour autant cela n’était pas spontané dans le sens où ces mobilisations ont été précédées par une accumulation de faits (nombre, régularité, radicalité, secteur de la société en lutte) relevant du mécontentement, du ras-le-bol, du rejet, etc., mais aussi de grèves, de manifestations, de formes diverses de protestations. Ces faits se sont cumulés quantitativement et se sont traduits par des changements qualitatifs progressifs et aujourd’hui par un basculement qualitatif majeur.

Contre-offensive et organisation des classes dominantes
Au-delà, la situation actuelle ne peut être comprise sans intégrer à l’analyse le jeu des contradictions entre les grandes puissances impérialistes pour la redéfinition des « chasses gardés » et des zones d’influence. La fin des équilibres issus de la seconde guerre mondiale a signifié le retour à la logique pure du système impérialiste. Il n’y a désormais plus de « peur du rouge » pour contraindre cette logique pure. Concrètement cela se traduit entre autre par une aggravation de la lutte entre grandes puissances impérialistes pour le partage du monde et de ses richesses. L’impérialisme français hérite de son passé colonial une place particulière dans les pays en révolte. Il est considérablement affaibli aujourd’hui. L’impérialisme américain ne pouvait pas ne pas tenter de « tirer les marrons du feu » de cet affaiblissement d’un concurrent et derrière lui du bloc impérialiste auquel la France appartient, l’Europe impérialiste.

Aucun de ces deux blocs n’est donc inactif. Si la « diplomatie française » est officiellement silencieuse elle n’en est pas moins active pour maintenir ses intérêts stratégiques en Afrique. Si la « diplomatie américaine » et Obama sont bavards pour dénoncer la répression et inviter au « changement » ce n’est pas par progressisme, mais par intérêt. L’appareil américain et l’OTAN se prépare déjà à d’éventuelles interventions armées à commencer par la Lybie. N’oublions pas que ce n’est pas la première fois que l’impérialisme américain brandit le drapeau du soutien à « l’autodétermination » pour faire avancer ses pions contre ses concurrents et toujours au détriment des peuples. Après la seconde guerre mondiale cette stratégie a été employée pour tenter de profiter des luttes d’indépendance nationale. Plus récemment c’est le même discours idéologique qui a été utilisé pour démembrer la Yougoslavie et disloquer l’URSS. Les peuples n’ont bien sûr rien gagné à cette « libération » et pseudo « autodétermination ».

Il y a bien risque de récupération. Mais si la récupération est possible c’est aussi parce qu’il y a quelque chose à récupérer : récupérer et également à contenir. La question égyptienne est cruciale de ce point de vue. Sa proximité de l’Etat d’Israël fait de ce pays hier comme aujourd’hui un élément central. Quelles vont être alors les options des Etats-Unis et de l’Europe ? L’usage de pantins socio-démocrates (El Baradeï, etc.) à la solde de l’occident mais au visage progressiste, restant dans le cadre stricte de pensée du capitalisme mondial ? Le soutien aux intégristes « modérés » pour calmer les velléités d’émancipation trop étendue de ces peuples ? Il nous semble qu’il faut répondre « les deux » :  dans une scène politique binaire empêchant les masses populaires de construire leur propre chemin.

La situation algérienne est à cet égard elle aussi éclairante. Rappelons-nous, les révoltes actuelles ressemblent fortement à ce qu’a connu l’Algérie en 1988 : une véritable révolte populaire noyée dans le sang et récupérée par l’organisation d’une terreur à grande échelle. Nous savons aujourd’hui quel a été le rôle des Etats-Unis d’abord puis de l’Europe ensuite dans l’émergence de groupes comme le GIA instrumentalisant l’Islam à des fins politiques et économiques ultralibérales. De l’Afghanistan à l’Algérie ces groupes ont été des alibis en or pour déclencher des guerres pour le pétrole (Afghanistan, Irak) ou privatiser en masse (Algérie). En Algérie ce sont des centaines d’entreprises publiques qui ont été ainsi sacrifiées pendant que les travailleurs étaient dans la difficulté de se protéger de la mort immédiate. Car au-delà de l’affrontement entre état et groupes armés, un point central d’accord subsiste entre eux : l’ultralibéralisme. Au final les deux adversaires ont finit d’ailleurs par s’entendre dans une « réconciliation » sur la base du libéralisme économique. Le tout s’est soldé par plusieurs dizaines de milliers de morts, un bilan qui forcément joue de tout son poids dans la prudence à se lancer à nouveau dans une révolte, au sein du peuple algérien.

Cela ne veut pas dire que l’Algérie sera préservée d’une nouvelle révolte mais que les conditions à réunir pour celles-ci sont plus complexes mais aussi plus fortes. En particulier la question de l’alternative économique et des revendications sociales sera un incontournable pour que s’enclenche un mouvement populaire massif. C’est d’ailleurs un des points de faiblesse des manifestations actuelles dont les organisateurs refusent d’inclure dans les revendications celles qui relèvent des intérêts matériels des masses populaires. Le peuple algérien observe ces manifestations sans y participer parce qu’il ne s’y reconnaît pas en dépit de sa colère contre le régime et la classe dominante qu’il représente.

Aujourd’hui, ici comme ailleurs les puissants tentent une nouvelle fois la carte de l’épouvantail des intégristes et du chaos. Pour le moment, cet épouvantail, cheval de Troie habituel de l’impérialisme occidental, semble ne pas fonctionner. Les intégristes sont isolés par les peuples. Au Maroc, en Algérie et ailleurs la crainte de vivre (ou revivre) ce que l’Algérie a connu dans la décennie noire des années 1990 est ancrée dans les esprits.

Si le processus révolutionnaire a été confisqué dans les années 1990 en Algérie, on peut se demander s’il le sera aujourd’hui pour la Tunisie et l’Egypte ou pour l’Algérie et le Maroc, si ces pays s’engagent plus avant dans la contestation des pouvoirs et des systèmes en place. Encore une fois les peuples « feront leur propre histoire, mais ils ne le feront pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux »[5]



[1] L’infrastructure est composée des forces productives (outils de production, forces de travail des hommes et des femmes, savoirs et techniques en vigueur, organisation du travail), et des rapports sociaux de production (rapports de pouvoir, d’inégalités et de domination entre classes sociales possédant les moyens de production et les classes sociales devant vendre leur force de travail).

[2] La superstructure renvoie aux formes politiques, institutionnelles et aux lois, aux idées et aux valeurs, aux idéologies, à la morale, et aux religions, etc.

[3] On fait bien entendu référence ici à la théorie de la fin de l’histoire qui pour nous n’a jamais existé et est une mystification idéologique.

[4] Le Machrek (ou Machreq, Mashreq ; en arabe : ????) désigne l'Orient arabe.

[5] K. Marx, Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, 1852.
 
 
 
 
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