La migration des peuples est la conséquence de la voracité de l’interventionnisme

Le forum de Belgrade comptabilise 16 années d’activités investies dans la promotion du pacifisme et de la coopération, de l’égalité des individus, nations et états. Durant ces années, le forum a publié presque 200 livres, organisé de nombreuses conférences nationales et internationales, participé dans de multiples rassemblements internationaux, et pris part dans les efforts de consolidation de la paix à travers le monde.

Nous entretenons un contact et une coopération avec un nombre important d’organisations aux buts similaires, dans le pays et à l’étranger, à la fois bilatéralement ainsi qu’au sein du Conseil Mondial de la Paix.

De récentes conférences internationales consacrées au 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale et au 40e anniversaire de la fondation de l’OSCE, organisées par le Forum avec des associations partenaires de Russie, rassemblèrent intellectuels, diplomates et autres éminents experts de Serbie, de la région ainsi que de près de 40 pays, illustrant ainsi l’éventail de contacts et la réputation du forum.

Ce sont quelques uns des points forts présentés à l’assemblée annuelle de cette organisation indépendante et impartiale, tenue dans la galerie « Progrès » de Belgrade et à laquelle ont participé de nombreux membres, amis et représentants d’autres associations, des institutions scientifiques et culturelles ainsi que le corps diplomatique.

Le Forum a été considéré comme un lieu avéré de rassemblement d’intellectuels indépendants et ouverts d’esprit ainsi que de chercheurs engagés dans le dialogue sur les plus importantes questions nationales, régionales, européennes et mondiales comme : le développement en période de crise, la politique de neutralité active, l’interventionnisme mondial, le contexte du révisionnisme historique ou encore le terrorisme international.

Le forum se bat pour le respect du droit international basé sur la charte des Nations unies et le renforcement du rôle de celles-ci, dont les Etats membres, égaux, incarnent la seule communauté internationale légitime. En accord avec cela, le Forum soutient que les accords de Dayton sur la paix en Bosnie et Herzégovine ainsi que la résolution 1244 du Conseil de sécurité sur le Kosovo et sur Metohija étant de nature permanente, fait partie intégrante du droit international.

Les moyens de persuasion et de manipulation utilisés par les pouvoirs étrangers vont bon train, visant à soit les réviser tous les deux, soit pousser la Serbie à les abandonner avec en retour la promesse de l’accélération de sa procédure l’adhésion à l’UE. Selon l’opinion du Forum, cela pose un risque de nouvelle déstabilisation dans la région et c’est inacceptable.

Le Forum a réalisé et publié de nombreux résultats significatifs. Ses publications sont devenues des références pour de nombreux chercheurs, analystes et scientifiques intéressés par les faits et les études non faussées de problématiques essentielles régionales et globales partout dans le monde. Il est particulièrement encourageant de voir grandir l’intérêt pour les éditions du Forum parmi les jeunes chercheurs d’Europe, d’Asie et des Amériques. Le livre intitulé « La Serbie dans la grande guerre de 1914-1918 » rédigé par le Professeur Mira Radojevic et l’académicien Ljubodrag Dimic, a été publié communément par le Forum de Belgrade et l’Association littéraire serbe en serbe, russe, anglais et en allemand.

Ce livre scientifique populaire a été promu à travers la région, en Europe, Asie, Amérique et Australie, suscitant un intérêt important parmi les scientifiques et le public de manière large.

La grande partie des publications du Forum est dédiée au problème de statut de la province du Kosovo et de Metohija, aux buts et conséquences de l’agression de l’OTAN contre la Serbie ainsi que sur la séparation de la Yougoslavie. Le dernier livre du prof. Radovan, ancien général, intitulé « Le caractère des Guerres séparant la Yougoslavie », récemment publié et présenté dans cette rencontre annuelle, révèle l’orientation thématique et l’amplitude analytique du Forum et de ses membres. Le livre fut présenté par le Dr. Stanislav Stojanovic, éditeur du livre et auteur de l’avant-propos.

Le terrorisme international est une menace globale de longue date qui ne pourra être éradiquée par la seule répression militaire, mais plutôt en ayant recours à une stratégie globale coordonnée sous l’auspice du Conseil de sécurité des Nations unies. Une telle stratégie devrait comprendre des mesures conduisant rapidement au développement économique, social, éducatif et culturel des régions ou l’extrémisme et le terrorisme tiennent leurs origines. Un nouveau support fut accordé à l’initiative soutenant la tenue d’un sommet mondial en vue de préparer et d’adopter une convention internationale sur la lutte contre le terrorisme sous les auspices de l’ONU. A ce stade, il est essentiel de juguler tous les canaux de financement, d’armement, d’infiltration et d’entrainement des terroristes.

Le problème des réfugiés et de l’immigration économique de masse est le résultat de politiques d’exploitation prolongées et d’interventionnisme global contre les pays en développement, qui ont ouvert la voie au gouffre béant entre les parties riches et pauvres du monde.

En substance, l’égoïsme, la voracité et le racisme exercé par les multinationales a mené à l’essor de tous les types d’extrémisme, terrorisme et de migrations massives de peuples. Pire encore, certaines riches puissances détournent le terrorisme dans le but d’étendre leurs propres intérêts géographiques, stimulant ainsi l’actuelle montée du terrorisme ainsi que ses effets boomerang.

Les crises des réfugiés et des migrants évoluent vers un processus durable et propre à la civilisation moderne. Il est illusoire que cette crise puisse être résolue en employant des moyens palliatifs, technocratiques ou des méthodes issues de la Guerre Froide comme l’érection de murs, le déploiement de l’armée et de la police aux frontières, l’instauration d’un système de quotas séparant les immigrants en désirables et indésirables, l’établissement de centres collectifs colossaux, de faire appel aux règles de réadmission, etc.

Certains pays européens se comportent comme s’ils souhaitaient que les Balkans d’aujourd’hui fonctionnent en tant que barrière ou sanctuaire pour les migrants afin de permettre à ces pays de continuer de profiter des bénéfices de l’accumulation des richesses. Malheureusement, ceci n’est actuellement plus viable. Ce sont les changements fondamentaux, dans le long terme, des approches globales des Etats les plus responsables qui sont nécessaires : abandonner la politique d’expansion militaire et d’interventionnisme global, cette habitude de renverser violement les gouvernements légitimes des pays poursuivant des intérêts indépendants.

Il devrait être clairement déclaré que les guerres, instiguées par les pays occidentaux et l’OTAN, ainsi que les ravages et les doutes, sont les forces clés poussant des millions de gens sans espoir à immigrer. Ce n’est pas une question de fainéantise ces personnes ni le souhait d’une vie facile. Le rapport et les participants à la discussion ont souligné que la Serbie devrait prendre une position plus résolue concernant la persécution des Serbes du Kosovo et de Metohija ainsi que concernant la déchéance des droits civiques des habitants de parties de la Serbie demeurant dans l’ancienne république Yougoslave, spécifiquement ceux vivant en Croatie et au Montenegro. Egalement réaffirmée fut l’initiative du Forum d’établir un appareil consultatif afin que les Serbes de ces régions puissent y adresser leurs problèmes, mais également pour surveiller l’Etat du respect de leurs droits fondamentaux en accord avec les standards internationaux.

Le rassemblement a également exprimé une solidarité unanime avec Oliver Ivanovic et toutes les autres victimes de ces politiques, de la persécution politique et des politiques de deux poids, deux mesures très répandues dans les institutions européennes.

Les intérêts de la Serbie en tant qu’Etat et nation et la dignité du peuple serbe devraient avoir priorité sur toutes les autres valeurs et calculs à court terme.

Source originale : BEOFORUM
Traduit de l’anglais par OM pour Investig’Action

Source : Investig’Action