Burkina-Faso: Leçons de Ouagadougou- Chronique d’une révolution populaire confisquée

Entre le 27 octobre et le 3 novembre 2014 dernier, le Burkina-Faso du dictateur
Blaise Compraoré a été secoué par une véritable lame de fond insurrectionnelle.
Ces événements ont été très – trop ? – vite qualifiés de « révolution ». D’aucuns
n’ont pas hésité à parler de « printemps noir ». Dès le 7 novembre 2014, Samuel
Njufom, lors d’une conférence-débat, tempérait cette euphorie révolutionnaire
contagieuse par une intervention intitulée « Burkina- Faso : Entre insurrection
populaire et révolution confisquée ». C’est le texte retouché de cette intervention que le Journal de l’Afrique offre à ses lecteurs aujourd’hui.

Comme vous pouvez le remarquer, tout en l’inscrivant dans la thématique de la Conférence d’aujourd’hui, j’ai sous-titré mon exposé {« Entre insurrection populaire et révolution confisquée »} et je m’en expliquerai ci-dessous et au cours du débat qui suivra cet exposé. Je commencerai par brosser rapidement le contexte international et régional dans lequel s’inscrivent aujourd’hui (fin octobre-début novembre 2014) les récents événements du Burkina-Faso. Quand je parle de contexte régional, il s’agit évidemment du contexte africain, si on garde en tête la perspective et la thématique de la Conférence d’aujourd’hui (1).

Mis en perspective, ce contexte se caractérise par quatre tendances que je qualifierais de lourdes.

– {{Primo}}, nous vivons aujourd’hui dans un monde où le système économique dominant baptisé « mondialisation », a du mal à se dépêtrer d’une crise que ce même système a déclenché en 2008. Crise tellement « durable » – pour employer un terme à la mode – que d’aucuns n’hésitent pas à parler de {« Grande dépression »}.

-{{ Secundo}} (ou « À tel point que… ») les partisans de ce système (États-Unis en tête), pour continuer à donner l’illusion de garder la main, n’hésitent pas à susciter la déstabilisation des régions entières par « révolutions colorées » et « djihadistes » interposés (et l’Afrique n’échappe pas à cette stratégie de déstabilisation).

– {{Tertio}}, à côté de ce monde s’enfonçant chaque jour un peu plus dans cette « Grande dépression », on assiste à la naissance d’un pôle de pays émergents représentant la moitié de la population mondiale, 30% du PIB mondial et 23% de la surface de la Terre (2) . Pour jauger l’importance de ce phénomène – que je classe parmi les « tendances lourdes » – à sa juste valeur, il suffit de se rappeler que, pas plus tard qu’hier, d’aucuns – et ils en rêvent encore aujourd’hui – voulaient imposer à la planète entière un unilatéralisme dont l’arrogance et l’agressivité réunis étaient symbolisés par l’administration d’un certain George W. Bush.

– La {{quatrième}} tendance qui, conjuguée à la précédente vient battre en brèche cet unilatéralisme arrogant et l’hégémonie de l’Occident qui avait fait de l’Afrique sa chasse gardée, c’est la montée en puissance de la Chine. C’est dans ce contexte-là, que l’Afrique en tant que continent, représente un enjeu géostratégique dans ce qui se dessine sous nos yeux et que d’aucuns qualifient de « Deuxième guerre froide », mais qui en réalité est une Troisième guerre mondiale larvée ! Et par ricochet, c’est dans ce contexte-là que s’inscrivent les récents événements du Burkina-Faso.

{{{PRÉLIMINAIRE TERMINOLOGIQUE : INSURRECTION versus RÉVOLUTION.}}}

Je vous épargnerai de la définition que donne Karl Marx du mot révolution (3) , pour me contenter de celle du Petit Robert :

{« Ensemble des événements historiques qui ont lieu dans une communauté importante (nationale en général) lorsqu’une partie du groupe en insurrection réussit à prendre le pouvoir et que des changements profonds (politiques, économiques et sociaux) se produisent dans la société. »}

Si je me contente de cette définition … « vulgaire » – comme dirait Karl Marx – du Dictionnaire Le Petit Robert, c’est parce qu’elle a l’avantage, ne serait-ce qu’intuitivement, de souligner la différence entre insurrection et révolution, ce qui est crucial dans le cas qui nous occupe.

Malheureusement, le mot « révolution » a été tellement galvaudé (à dessein d’ailleurs) qu’on est en droit de ce demander ce qu’il y avait de commun (ou de « révolutionnaire ») entre Jonas Savimbi, les talibans (qui furent l’un et les autres affublés de la même étiquette de « combattants de la liberté »), les « révolutions colorées » de l’ancien empire soviétique ou plus près de nous le « printemps arabe » quand on voit ce qu’il en reste, non seulement en Egypte et en Tunisie, mais en Libye et en Syrie. Je n’en dirai pas plus pour l’instant et je vous donne rendez-vous dans le débat qui va suivre cet exposé. Je vais donc passer directement aux événements du Burkina- Faso.

{{{BURKINA-FASO : UNE INSURRECTION POPULAIRE DÉTOURNÉE EN UN TEMPS QUATRE MOUVEMENTS.}}}

Dans la mesure où les récents événements du Burkina-Faso ont occupé la Une des médias mean stream avides du sensationnel (4) – surtout quand il s’agit de l’Afrique -, je ne vous ferai donc pas l’injure de relater par le menu détail la chronologie des événements qui ont secoué le Burkina-Faso à partir du 28 octobre. Comme ce titre peut paraître plutôt provocateur, permettez-moi plutôt de le décliner, c’est-à-dire d’expliciter ce que j’entends par là.

{{{PREMIER TEMPS : L’étincelle !}}}

Le 28 octobre dernier donc, à l’appel de l’opposition parlementaire, la population (en majorité des jeunes) descendent dans la rue pour dire STOP à Blaise Compraoré (B.C. par la suite dans cet exposé). Déjà au pouvoir depuis 27 ans, B.C. projetait tout simplement, et cela pour la 3ème fois (5) , de faire voter une modification de l’article 37 de la Constitution lui permettant de briguer un 5 e mandat !

{{{DEUXIÈME TEMPS : L’insurrection ; le peuple prend virtuellement le pouvoir.}}}

Le jeudi 30 octobre est marqué par trois images-symbole qui ont fait le tour du monde : – Première image, la photo de la façade du Parlement (qui devait être le théâtre de ces « rituels démocratique » dont raffolent les amis occidentaux des dictatures africaines qui leur servent de relais) avec sa façade aux vitres brisées ; – Deuxième image, à l’intérieur de ce même Parlement, l’mage des jeunes, occupant la tribune et le perchoir dudit Parlement; – Troisième image enfin, un peu plus loin, dehors dans la rue, deux adolescents face aux caméras des journalistes occidentaux et dont l’un, avec l’assurance de quelqu’un qui est dans son bon droit, brandissant un bouclier anti-émeute portant l’inscription « POLICE » en noir. En un mot comme en cent, la signification de ces trois images était sans équivoque : le peuple a pris le pouvoir ! Dans la rue en tous cas. Comme au Rugby, il ne restait plus qu’à transformer cet essai insurrectionnel en révolution.

{{{TROISIÈME TEMPS : L’armée prend le pouvoir}}}

Ce troisième temps est généralement le moment décisif de toute insurrection populaire car c’est le moment charnière : ou bien l’insurrection est transformée en révolution, ou bien elle est récupérée et dévoyée, et on peut alors oublier le mot « révolution ». C’est pour cette raison que nous allons détailler un peu plus ce « troisième temps » Que s’est-il passé en fait ? Après avoir d’abord tenté de s’accrocher au pouvoir, B.C annonce qu’il « quitte la Présidence ». Notez bien, la nuance paraît anodine mais elle est très importante : il déclare qu’il quitte la Présidence mais pas le pouvoir !

En fait c’est l’Armée qui s’empare du pouvoir :

– D’abord par le Chef d’État major Honoré Traoré qui annonce « prendre le destin du pays en main » mais qui, au sein même de l’armée, est contesté par une fraction de ses frères d’armes pour avoir été très proche de B.C. – Ensuite par le lieutenant-colonel Isaac Zida, numéro 2 de l’ancienne Garde présidentielle 6 , mais ayant lui l’avantage d’être adoubé par une bonne partie de l’armée et la majorité des partis d’opposition bluffés par le fait qu’Isaac Zida à déclaré que « ce n’était pas un coup d’État militaire ».

{{{QUATRIÈME TEMPS : Dualité de pouvoir et incertitudes.}}}

Au soir du dimanche 02 novembre, comme résultat de la décantation du mouvement insurrectionnel, la situation est la suivante : – D’un côté, un camp que nous allons appeler le camp A, comprenant des militaires (qui jusqu’à minuit moins une du 27 octobre, veillaient encore sur la sécurité du dictateur et non sur un front quelconque en train de défendre par exemple l’intégrité du territoire national) et des dirigeants des partis d’opposition parmi lesquels des caciques de l’ancien régime en décomposition. – De l’autre côté, un camp que nous allons appeler le camp B. C’est en fait le camp de la rue, c’est-à-dire le camp du peuple insurgé, mais non-organisé (j’insiste). C’est lui qui s’est soulevé les mains nues. C’est lui qui a accompli l’acte symbolique de « tuer le père » comme dirait Freud, en mettant le Parlement à sac, empêchant par la même occasion le vote de la loi modifiant l’article 37 de la Constitution …

{{{ CONSÉQUENCE.}}}

… Mais ce « quatrième temps » mérite une analyse un peu plus fine qu’autrement symbolique. Et c’est ici qu’intervient cet outil formidable (un véritable Jack-knife comme disent les anglo-saxons) qu’est l’ÉCHO INVERSE , en prenant comme référentiel – ou comme boussole si vous préférez – la fameuse et autoproclamée « Communauté internationale » dont tout le monde sait QUI cette « Communauté » représente en réalité. C’est ce référentiel qu’il ne faudra plus quitter ni des yeux, ni des oreilles un seul instant, à partir de dorénavant !

Or, la ci-devant « Communauté internationale », les États-Unis en tête, fait pression pour que le pouvoir soit transmis aux « autorités civiles le plus vite possible ». Idem pour l’Union africaine qui fait mieux que singer son
maître puisqu’elle est même allé jusqu’à fixer une dead-line de « quinze jours » 7 pour cette transmission du pouvoir « aux autorités civiles ». Maintenant jetez un coup d’œil rapide sur les deux camps (camp A et camp B) que j’ai schématisés tout à l’heure et vous comprendrez très vite que les fameuses « autorités civiles » et les militaires se trouvent dans le même camp ! On a fabriqué une division artificielle à l’intérieur d’un même camp, dans le but de brouiller les pistes pour que le peuple ne perçoive pas la contradiction principale. Car la question essentielle n’est pas de savoir si le pouvoir doit être entre les mains des « autorités civiles » ou celles des « militaires ». La question principale c’est d’abord la nature de ce pouvoir !

Soit dit en passant, Thomas Sankara que tous les révolutionnaires africains pleurent encore aujourd’hui, était- il « CIVIL » ou « MILITAIRE » ? Poser cette question c’est y répondre ; et y répondre c’est mettre à nu le stratagème de la « Communauté internationale » dont l’objectif principal est d’empêcher que l’insurrection du peuple burkinabé ne se transforme, mais alors surtout pas, en révolution ! Pendant ce temps, B.C. a trouvé refuge en Côte d’Ivoire où son ami Alassane Ouattara a mis à sa disposition, non pas une suite dans un hôtel ou une vulgaire villa, mais une luxueuse résidence d’État à Yamoussoukro.

{{{LES PREMIÈRES LEÇONS À TIRER.}}}

Avant de lancer le débat qui seul doit nous permettre de tirer toutes les leçons des événements qui ont secoué le Burkina-Faso dans la semaine du 27 octobre au 2 novembre dernier, ont peut déjà à partir des réflexions qui précèdent tirer au moins trois leçons de ces événements.

Primo, devant toute situation insurrectionnelle ou prérévolutionnaire en Afrique, le contexte international et régional que j’ai brossé au début de cet exposé est indispensable pour une lecture juste des événements. À cet égard, je vous invite à jeter un coup d’œil sur la carte ci-dessus. Elle représente les bases étatsuniennes en Afrique. Il est significatif de constater que le Burkina- Faso figure en bonne place sur cette carte. Voilà un pays qui, en 2013 était classé 183 e pays mondial (sur 187 !) sur base de d’un IDH de 0,343, mais où les États-Unis n’ont pas trouvé mieux en matière de « coopération » que d’aller y installer des bases militaires dans le cadre d’AFRICOM et de la « lutte anti-terroriste »…

D’ailleurs, dans le cadre de la recherche d’un accord de transition pour remettre le pouvoir aux « autorités civiles », la première personnalité occidentale qui a été reçue par le nouvel homme fort du Burkina (le lieutenant-colonel Isaac Zida) n’est autre que Madame Bisa Williams, la représentante du gouvernement américain en charge de l’Afrique !

{« Quand je suis né, Blaise Compraoré était déjà président. Je viens d’obtenir ma maîtrise en droit, je ne trouve pas de travail, mais lui est toujours là ! Est-ce normal »}, se demandait un jeune manifestant (8) .

Si je mets cette citation en exergue, c’est parce que la deuxième leçon de Ouagadougou qui saute aux yeux, a trait à la jeunesse burkinabé. Comme vous pouvez le vérifier dans la pyramide des âges ci-dessous, près de 60% de la population du Burkina a moins de 25 ans.

Autrement dit, 60% de cette population n’ont jamais connu que le dictateur qui règne sur le pays depuis …27 ans et corrélativement, ces 60% n’ont pas connu Thomas Sankara. Et pourtant, le fer de lance de cette insurrection est constitué par cette jeunesse. C’est là un élément qui devrait retenir toute notre attention au cours du débat car ce profil de la pyramide des âges est propre à la plupart des pays africains.

La troisième leçon est le piège de la novlangue idéologique des médias occidentaux (pour vendre aux Africains des vessies pour des lanternes) en ce qui concerne mot « révolution » (9) .

Pour faire bref, une révolution n’est rien d’autre qu’un bond qualitatif d’une insurrection. Cette dernière ne devient une révolution que si elle est dirigée par une structure organisationnelle, par une avant-garde révolutionnaire. Mais entendons-nous bien : cette dernière n’est pas une sorte de Deus-ex-Machina des grands soirs. C’est une organisation révolutionnaire qui, contrairement à une idée répandue, n’est pas nécessairement un grand mouvement d’hommes en armes (« Combien de divisions ? »), mais un noyau déterminé de patriotes, structuré et maîtrisant suffisamment la situation pour prendre des bonnes décisions au bon moment .

{{{EN GUISE DE CONCLUSION.}}}

Comme le principe de l’écho inverse pouvait permettre de le prévoir, au Burkina- Faso, on peut jeter le mot « révolution » aux oubliettes ! On apprend aujourd’hui 10 comment le dictateur Blaise Compraoré, avant de quitter le pouvoir, avait positionné le lieutenant-colonel Zida à la tête de la transition à travers son bras doit Gilbert Diendéré, le patron (le « numéro 1 » que nous cherchions ci-dessus). Mais, malgré tout le respect que je dois à une source comme celle de la Lettre du continent, c’est là plutôt un scénario à la françafricaine. Il est fort probable, au vu du contexte international que je me permets de ré-souligner pour la troisième fois et du nouveau rôle des États-Unis sur le continent à travers AFRICOM, c’est la solution étatsunienne qui a prévalu. Si bien qu’on peut dire aujourd’hui « Mission accomplished » avec la nomination d’un certain Michel Kafando comme président intérimaire du Burkina-Faso, poste qu’il occupera pendant un an, le temps d’organiser des élections prévues pour novembre 2015. La « transition démocratique » est en marche.

On devrait normalement s’en réjouir, mais tel un spectre, le souvenir de cette jeunesse malienne qui en chassant le dictateur Moussa Traoré au début des années 90, a écrit – avec son sang – l’une des plus belles pages de l’Histoire contemporaine de l’Afrique, hante encore aujourd’hui tout révolutionnaire panafricain qui voit ce qu’est devenu le mali aujourd’hui. Et comme par hasard un rapide coup d’œil sur le parcours de Kafando montre que celui-ci a brillé par son absence de la scène politique de son pays pendant les années sankaristes, mais par contre a représenté le Burkina-Faso de Blaise Compraoré à New-York (Nations unies) pendant treize ans (de 1998 à 2011) !

Un temps qui autorise de le qualifier d’ « homme de Washington » dans la situation actuelle avec très peu de chance de se tromper.

{{{Notes:}}}

1. Intervention à la Conférence-débat du Samedi 07 novembre 2014 BRUXELLES organisée par http://www.memoirecoloniale.be

2 Ces pays émergents viennent récemment (mi-juillet 2014) de prendre l’initiative de créer deux organismes multilatéraux ayant tous pour vocation de se substituer aux tout-puissants Banque mondiale et FMI ; respectivement : la NDB (New Development Bank, disposant déjà de 100 milliards de dollars) et un panier de devises disposant déjà aussi d’un montant équivalent, le CRA (Contingency Reseve Arrangement).

3 « À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou encore, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient développées jusqu’alors. De formes de développement qu’avaient prises les forces productives, ces rapports deviennent des entraves à ce développement. S’ouvre alors une période de révolutions sociales. » In : Préface à la Contribution à la critique de l’économie politique, Éditions sociales, Paris, 1972, page 4 [C’est S.N. qui souligne. Pour les « curieux », il existe il existe une édition 2014 de ce classique de Marx chez ©ELECTRE, au prix modique de 12 à 15 euros. ]

4. Car, ce que les médias voient aujourd’hui, est non seulement le résultat d’un ras-le-bol généralisé de la population burkinabé comme il en existe partout en Afrique face aux dictatures de la Françafrique ou autres, mais d’une mobilisation et d’une préparation souterraine de la société civile burkinabé depuis au moins deux ans, pendant que ces mêmes médias mitraillaient ces mêmes dictateurs de leurs caméras lorsqu’ils arpentaient régulièrement le tapis rouge de l’Elysée.

5. Le dictateur s’était déjà livré au tripatouillage de la Constitution en 1997 et en 2000 pour prolonger son pouvoir (ad vitam aeternam ?).

6. Au fait où se trouve le « numéro 1 » de cette garde présidentielle ? Question 650 milliards de francs CFA.

7. « Dead- line » que le nouvel homme fort, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a immédiatement balayée du revers de sa main gantée.

8. Déclaration d’un jeune manifestant recueillie par Elise Barthet, correspondante du journal Le Monde lors de ce qui restera comme les journées d’octobre de Ouagadougou. (http://www.lemonde.fr/afrique/article/)

9. Les peuples africains portent encore aujourd’hui lstigmates de ce qu’on leur a vendu sous l’étiquette de « réformes » en générale et de « réformes structurelles » en particulier !

10. http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-16853.html.

Crédit photo: Mickael Doulson

Source: [Journal de l’Afrique N°004 -Spécial Burkina Faso->http://www.investigaction.net/Journal-de-l-Afrique-No004-Special.html?lang=fr], 21/11/14 Investig’Action.