« La Révolution Bolivarienne triomphera par la voie de la Constitution et des lois »

Le Président de la République du Venezuela, Nicolás Maduro, a alerté ce mercredi qu’il fait face à un coup d’Etat contre la démocratie vénézuélienne, au sujet des actes de violence perpétrés par la droite à Caracas et dans divers états du pays.


 


« Nous faisons face à un coup d’Etat au Venezuela en développement et la Révolution bolivarienne triomphera par la voie de la Constitution, des lois et il y aura la paix au Venezuela », a dicté le mandataire lors de la clôture du défilé civique et militaire commémorant le Bicentenaire de la Bataille de la Victoire, à Aragua.

 


Il a regretté le sang versé ce mercredi « dont est responsable un petit groupe de dirigeants irresponsables, violents, emplis de haine et d’ambitions personnelles, financés depuis les Etats-Unis par des groupes fascistes ».


 


Il a annoncé que la justice poursuivra les coupables des deux personnes décédées et des 23 blessés à proximité du siège du Ministère public, lors des faits violents de ce mercredi après-midi.


 


« Je jure à mon peuple que justice sera faite pour le sang versé aujourd’hui au Venezuela. Je jure que je ferai justice au Venezuela. Nous voulons la paix et la justice », a-t-il affirmé. Il a informé qu’une demande d’arrestation a été émise contre Iván Carratu Molina, le chef de la Casa Militar sous le gouvernement de Carlos Andrés Perez, et contre un ex ambassadeur du Venezuela en Colombie, Fernando Gerbasi, pour son implication présumée dans les actes de violence, exprimée dans un enregistrement diffusé lors du programme TV Zurda Konducta, dans lequel les faits qui se sont déroulés durant le coup d’Etat d’avril 2002 ont été comparés aux activités de rue auxquelles a appelé la droite ce mercredi.


 


« Comment savaient-ils qu’il allait y avoir des morts aujourd’hui au Venezuela ? Il alerte le Venezuela parce que Gerbasi a dit à Iván Carratu Molina que quelqu’un l’avait appelé, que c’est la même personne qui l’avait appelé pour l’alerter le 11 avril 2002, et lui dire de faire attention parce qu’il y aurait des morts, de ne pas se trouver en première ligne (de la manifestation) », se demande-t-il. Il a insisté sur le fait que ceux qui persistent à appeler à la haine au sein de la population seront arrêtés. « Celui qui exerce la violence dans la rue devra en répondre devant la justice, quel qu’il soit et où qu’il soit. Nous ne pouvons pas permettre que le sang continue à couler, nous ne permettrons pas non plus de nouveaux désastres », a-t-il précisé.


 


Le Président a renouvelé aux Vénézuéliens son appel au calme et à la paix. « J’appelle à l’union de tout le Venezuela pour désavouer les personnes violentes, les fascistes, ceux qui veulent nous imposer l’intolérance et la haine. Nous allons nous unir ».


 


Il a exhorté l’opposition à écouter la voix du peuple qui clame la pacification. « Ici, il faut respecter le droit à la vie et à la paix de notre peuple ».


 


Maduro a affirmé que le peuple vénézuélien « a le coeur meurtri » par l’irresponsabilité des groupes violents et fascistes qui « ont fait couler le sang d’hommes et de jeunes vénézuéliens ». « Nous avons fait tout notre possible pour que le Venezuela puisse obtenir la paix. Il y a à peine huit semaines, la 19e élection en 15 ans a eu lieu. La Révolution a triomphé avec 55% des votes, nous avons remporté 76% des communes. Rien n’est suffisant pour l’opposition, rien ne lui suffit à ce petit groupe de droite », a-t-il ajouté.


 


 


Le 12 février  


 




– Que faisons-nous ? se sont-ils demandés. Réponse ? « L’issue ».


 


Moyen utilisé : la violence. Résultat : la mort.


 


Aux premières heures, mercredi matin, des groupes de droite ont endommagé les espaces récupérés par Pdvsa La Estancia sur la Plaza Venezuela.


 


Dans les zones vertes qui entourent la fontaine, où il est indiqué de ne pas marcher sur la pelouse, les groupes ont sauté par-dessus les chaînes entourant ces zones, ont abîmé la pelouse et ont ensuite escaladé la fontaine.


 


Les groupes ont ensuite réparti des dépliants pour inciter à la violence les personnes qui se trouvaient à cet endroit.


 


Les feuillets distribués comportaient les messages suivants : « Nous devons nous mobiliser dans la rue », « Pour obtenir du Président qu’il démissionne », « Occupons la rue avec force », « Nous devons sortir de ce gouvernement ».


 




 


Du discours aux actes de vandalisme


 


Une fois que les groupes violents se sont rassemblés devant le siège du Ministère public (MP), avec des bannières de partis politiques de droite, juste sur la place Parque Carabobo, en présence de Leopoldo López et de María Corina Machado, l’une des activistes de ces mouvements, Gaby Arellano, s’est chargée d’inciter aux actes de violence qui ont été constatés contre le siège du MP.


 


« Nous resterons dans la rue jusqu’à ce que nous sortions de ce gouvernement néfaste, c’est la seule issue. Nous devons rester dans la rue, personne ne nous sortira d’ici, jusqu’à ce qu’ils partent », a-t-elle ordonné aux groupes violents postés sur place.


 


Une fois le moment fort de l’incitation d’Arellano passé, Leopoldo López et María Corina Machado ont quitté les lieux. Directement après, la violence de groupes cagoulés a éclaté.


 


«Il faut faire tomber ce gouvernement » ; « Et il va tomber, il va tomber, ce gouvernement va tomber ! », « Nous devons rester dans la rue » sont là quelques-uns des messages qui ont accompagné les actes de vandalisme.


 


Ensuite, ils s’en sont pris au siège du MP et ont causé de graves dommages en utilisant des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov.


 


Dans les alentours du Parc Carabobo, ces mêmes groupes ont brûlé cinq unités du Corps d’Investigations Scientifiques, Pénales et de Criminologie (CICPC), ont endommagé les structures de la place telles que bancs en ciment, réverbères et d’autres biens publics qui avaient été récupérés pour la détente des habitants de la capitale par la Ville de Caracas.


 




Mort, tirs, radios, masques et carburant




 


Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant de commencer à entendre des tirs en provenance de ces mêmes groupes violents. A ce moment, les masques à gaz non plus n’ont pas manqué tout comme l’essence en boîte, les pierres dans les besaces, les tirs et avec eux la mort.


 


Pour le moment, deux personnes décédées ont été confirmées : Basil Da Costa, âgé de 24


 


ans, étudiant de l’Université Alejandro Humboldt, a été assassiné d’une balle dans la tête.


 


L’autre personne décédée a été identifiée comme Juan Montoya, appartenant au collectif révolutionnaire 23 de Enero.


 


Durant l’après-midi, des groupes ont attaqué le siège du Ministère public, situé dans La Candelaria à Caracas, après une manifestation convoquée par les porte-paroles de l’extrême-droite vénézuélienne.


 


 


La violence qui a éclaté a causé la mort d’un leader révolutionnaire du collectif 23 de Enero, connu sous le nom de Juancho, a dénoncé le Président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello.


 




 


La nuit, des groupes de droite ont tenté de provoquer des actes de violence dans l’avenue Francisco de Miranda, municipalité de Chacao, état de Miranda.


 


Des membres de ces groupements anti-chavistes ont lancé des objets aux effectifs de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) qui étaient déployés dans la zone pour contrôler la situation, a indiqué le média Venezolana de Televisión. Ils ont également tenté d’attaquer le siège de la Direction exécutive de la Magistrature (DEM) ainsi que le Ministère du Logement et de l’Habitat, situés dans la zone.


 


Un peu plus tôt, l’opposition avait manifesté jusqu’au siège du Procureur général de la République, situé dans le centre de Caracas, manifestation qui a provoqué des actes de violence .


 


Des infrastructures de l’institution ont été endommagées et quatre véhicules du Corps d’Investigations Scientifiques, Pénales et de Criminologie (CICPC) ont été incendiés.


 


Sourrce : Agence vénézuélienne de l’Information